Mon nom est Erell. Ils me connaissent sous ce nom-là. Mes habitués. Ça fait ni garçon ni fille. Ça fait rien. Ça fait personne. J'aime bien ce nom. Erell, comme l'airelle. La myrtille. Dans le langage des fleurs, ça signifie la solitude. Ça me décrit bien. La solitude comme salut. Petite Erell abandonnée à elle-même. Personne ne m'a demandé mon vrai nom. Hugo, c'est commun. Hugo, c'est nul pour une pute. Ils ne veulent rien savoir. Habitués ou pas. Ils ne veulent rien savoir. Sauf le prix. Le prix à payer pour me cogner. Cinquante euros. C'est rien, cinquante euros. Des fois je me demande s'ils ne préfèrent pas les coups à la baise. La baise, c'est commun. Me cogner, c'est exotique.
Je savais ce qui allait arriver, je le savais puisque j'avais lu la nouvelle dans le recueil maudit 1. Donc pourquoi je n'ai pas sauter les premières pages? Cela m'aurait éviter de lire cette scène d'horreur une deuxième fois. Mais je suis là, à lire une deuxième fois les mots, à vivre une deuxième fois, la boule au ventre, au bout de ma chaise, les mains crispé sur mon livre, l'horreur, la scène qui va se dérouler dans le train. Les mots me percutent autant que la première fois, mais je lis encore. Mais à la différence qu'avant je ne connaissais pas le après, dans ma tête j'avais imaginer qu'il avait vécu le pire mais que c'était finit? Qu'il avait été de l'avant et qu'il n'avait plus jamais monté à train? Peut-être. Je n'avais pas vraiment été plus loin dans mes réflexions. Mais Erell revient et me fait revivre la scène et me confirme que l'après est d'autant plus cruel. Une descente en enfer, remplit d'un tourbillon d'émotions dures; c'est ce que Loana arrive à nous faire ressentir.
Retour sur Erell de Loana Hoarau, éditions ÉLP, 126 p.:
------------------Résumé-------------- Mon nom est Erell. Ils me connaissent sous ce nom-là. Mes habitués. Ça fait ni garçon ni fille. Ça fait rien. Ça fait personne. J'aime bien ce nom. Erell, comme l'airelle. La myrtille. Dans le langage des fleurs, ça signifie la solitude. Ça me décrit bien. La solitude comme salut. Petite Erell abandonnée à elle-même. Personne ne m'a demandé mon vrai nom. Hugo, c'est commun. Hugo, c'est nul pour une pute. Ils ne veulent rien savoir. Habitués ou pas. Ils ne veulent rien savoir. Sauf le prix. Le prix à payer pour me cogner. Cinquante euros. C'est rien, cinquante euros. Des fois je me demande s'ils ne préfèrent pas les coups à la baise. La baise, c'est commun. Me cogner, c'est exotique.
---------------Mon avis----------------- J'adore toujours autant la plume de Loana Hoarau! très intense, dans la profondeur, la noirceur du cœur et dans l'aspect inhumain des gens.
Dans ce roman psychologique noir, nous suivons Hugo alias Erell, qui un jour un évènement bouscule sa vie et l'amène à se réfugier dans la rue, pour faire le plus vieux métier du monde! Lorsqu'un jour il rencontre quelqu'un qui lui montreras un autre pan de la vie malgré les horreurs.
J'ai trouvé ce roman, un peu moins poignant que ce qu'elle m'a habitué dans ses autres romans. N'empêche que je l'ai adoré quand même ❤️, on a tous des petites préférences concernant la lecture et c'est bien normal.
On reste quand même toujours à l'affût de nos émotions et ça reste un bon roman. touchant, poignant et écœurant parfois à cause de certaines scènes.
TRIGGER WARNING🛑🛑🛑🛑🛑🛑 pour la citation -------------------Citation--------------- «La grande désolation. Les limbes. L'enfer. Son enfer. Son regard. Posé sur moi. Vicieux. Calculateur. Sa bouche monstrueuse. Qui hurle. Qui murmure. Son corps qui danse autour de moi. En moi. En moi. Prisonnier. Enchaîné. Je ne peux plus bouger. Je n'ai pas le courage de me lever . Tout me semble si futile. Tout me semble si inutile. Je suis las. Il faudrait que je dorme. Longtemps. Au moins dormir pour tout oublier.» (p.31-32, sur la liseuse)
Voilà, un autre de terminé !! Un qui pogne au trippe solidement... Erell... qui vit au tout debut du roman un moment qui le traumatise (qui ne le serait pas en fait ..) Il quittera sa vie pour la vivre dans l'ombre dans le froid et la misère et y rencontrera gabi qui saura malgré tout le faire réfléchir... et rebondir ? Qui sait... Bon petit roman ruff mais une belle histoire ! Comme toujours avec Loana Hoarau Je recommande !!