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Le salon

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Le narrateur, un homme de 39 ans, achète sans trop savoir pourquoi dans une librairie de quartier, une édition à un euro de La tentation de Saint Antoine de Flaubert. C'est ainsi qu'en découvrant la littérature, il fait connaissance avec la vie. Plus tard, chez un coiffeur visagiste, à la faveur d'un mauvais coup de tondeuse, il propose de faire salon littéraire pour rembourser ses dettes.

150 pages, Paperback

Published September 12, 2022

20 people want to read

About the author

Oscar Lalo

9 books4 followers

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Community Reviews

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Displaying 1 - 9 of 9 reviews
33 reviews3 followers
October 17, 2022
C’est une histoire d’amour. Faite de rencontres littéraires.
26 reviews
January 13, 2023
Rares sont les livres qui émeuvent tant. Pas parce qu'ils sont écrits par des maîtres (comme Flaubert ou Nerval) mais plutôt parce qu'ils témoignent de cette appréciation de la littérature, cette force qu'a la littérature de faire naître quelqu'un! On assiste, dans ce livre, à une supercherie, un homme qui ment pour se sauver d'une dette. Il s'affirme fin connaisseur de Flaubert, et tentera de transmettre des connaissances à un coiffeur. Cette initiation, parce qu'il faut s'initier pour pouvoir montrer et enseigner, se fera aux côtés de ce libraire peu sympathique, et pourtant oh combien chaleureux. Alors que le personnage croit que le libraire lui enseigne, ce dernier le guide plutôt dans une découverte de soi par une découverte de la littérature, de l'art du vide qu'il est nécessaire de cultiver pour le faire.

Ce livre de Lalo est un éloquent plaidoyer pour la littérature, un plaidoyer pour l'enseignement.
This entire review has been hidden because of spoilers.
Profile Image for Nathalie Vanhauwaert.
1,089 reviews43 followers
Read
November 22, 2022
Notre narrateur a 39 ans, orphelin de mère depuis ses 14 ans, son père veille sur lui, si bien qu'il n'a jamais rien pu faire à l'extérieur, il l'empêche de vivre à force de le couver. Le narrateur passe sa vie à regarder des séries enfermé dans sa chambre, il aide bien son père à faire du rangement une fois par semaine moyennant un peu d'argent de poche.... Sa vision du monde est limitée.

Un jour se rendant chez son coiffeur, il trouve dans un bac de livres à 1 € "La tentation de Saint Antoine" de Flaubert. Mais que fait Flaubert dans un bac à soldes.... interpellé, il achète le livre et du coup arrive en retard à son rendez-vous chez le coiffeur qui l'éconduit. Pas grave, il achète une tondeuse à 20 €, le prix de la coupe..... Il se rate ..... de retour chez le coiffeur qui encaisse son dû et l'envoie promener...

Pas grave, il traverse la rue et entre chez Fabrice, un coiffeur visagiste qui le chouchoute et lui réclame la somme de 540 €, qu'il n'a pas. Il propose alors de payer sa dette en transformant ce salon de coiffure en salon littéraire, lui qui est un grand spécialiste de Flaubert.

Bien entendu il ne l'est point mais peu importe car il a aujourd'hui enfin un but dans la vie !

Il va se mettre à tout découvrir de Flaubert avec l'aide du libraire qu'il retourne voir et va l'ouvrir à la littérature. S'installe alors un joli trio avec le coiffeur et le libraire.

C'est original, très différent de ses deux premiers romans. Oscar Lalo avec beaucoup d'humour, de sensibilité et profondeur nous propose une belle ode à l'écriture et à la littérature.

Beaucoup de citations de grands auteurs, Homère, de Nerval, Rousseau .... pour rendre hommage à la littérature, au pouvoir des mots. Lire c'est se sentir libre. Il nous démontre comment un livre peut changer une vie ! Le pouvoir de la transmission.

La plume est drôle, poétique, sensible. Les mots sont choisis avec une grande finesse, c'est réconfortant, inattendu, jouissif.

Un bon moment en perspective pour les amoureux des mots.

Ma note : 9/10



Les jolies phrases

Être bien vu c'est n'être pas vu. C'est se brader !

Quand on éteint la musique, les gens se taisent. L'absence soudain de bruit les surprend en délit de bavardage.

Bien que confiné dans cette chambre minuscule, je fais l'expérience du grand large.

Accepte d'aimer sans comprendre pourquoi tu aimes.


Avec des mensonges, tu peux aller loin dans le monde, mais tu ne peux pas revenir.

L'ignorance est un luxe quand il s'agit d'écrire. On ne ploie point sous les siècles. On plagie malgré soi. Sans risques. De nos jours, l'immense majorité des lecteurs se complaît dans la même ignorance que l'immense majorité des écrivains.

Ça, c'est un des rôles de la littérature : attirer notre attention sur ces spectacles infimes sans liens apparents avec notre existence, mettre en valeur l'inutile.

La fiction exige une vraisemblance. Le réel, lui, s'en fout ; il nous traite avec moins de prévenance qu'un écrivain ne traite ses lecteurs.

"Tout est dans le vide", le grand vide de l'univers. Selon eux, le coeur de l'homme doit tendre vers ce vide pour se libérer. Ce qui est exaltant, c'est d'arriver à faire communiquer ces deux vides.

D'où la conclusion qu'on ne peut aimer sans se brûler, et que l'amour ne doit se vivre qu'à une certaine distance si l'on veut échapper au brasier du désir dont ne subsistent jamais que des cendres.


C'est peut-être ça, la définition du métier d'écrivain : se ressouvenir pour inventer.

Rester chez soi sans bouger, ça me connaît ; je sais que c'est la mort. C'est la vie qui pourrit, qui meurt d'usure; oui, la vie elle s'use aussi à ne pas être vécue.

...Un livre rassasie quelques heures, tient chaud pendant l'hiver ou nourrit toute une vie.

Tu as l'occasion de comprendre que la vie est toute dans l'instant, mais qu'un instant est fait de toute la vie humaine et de tout ce qui l'a précédée.

Le moi libre est un moi vide. Un moi débarassé de l'ego. Le trop, c'est l'ego. Le rien ne s'atteint que délivré de ce trop.

Les meilleurs psys sont ceux qui savent se taire. Quand ils prescrivent les bons ouvrages, les libraires font de bons psys.

On ne voit bien que dans sa propre boue. C'est en acceptant notre vase telle qu'elle est qu'on cesse enfin de s'agiter, qu'on laisse une chance au vide de s'installer en nous.

https://nathavh49.blogspot.com/2022/1...
130 reviews1 follower
November 11, 2022
Pas d’apriori pour ce roman. Je m’y suis plongé en pensant que je m’avançais vers un roman comédie alors qu’un Tanguy loser, veut se faire couper les cheveux. Et ça démarre, il se fait virer de son salon habituel après avoir acheté un roman de Flaubert en solde à un euro chez le libraire d’à côté. Il constate qu’au bout de la rue un autre salon (grand luxe) lui offre un style et une expérience imbattable. Pas de chance, le cout astronomique l’amène à faire un troc avec des cours sur Flaubert… Il va voir le libraire et s’investi dans sa lecture complètement aride que sont les Tentations de St-Antoine, se lie d’amitié avec le coiffeur et le libraire. L’auteur nous fait comprendre le Flaubert de son temps, alors que notre néophyte tente de comprendre et surtout de faire comprendre les grands auteurs classiques.

L’auteur nous instruit de belle façon sur des écrivains qui auraient pu autrement nous assécher l’envie de poursuivre notre lecture.
Profile Image for Sonia S..
111 reviews1 follower
July 2, 2024
«… il ne savait pas combien de livres il lui restait à vivre »

Je ne connaissais pas cet auteur et voilà ma curiosité piquée et l’envie de lire ses autres romans. C’est ce que j’appelle une belle rencontre.
94 reviews1 follower
November 21, 2022
étrange livre qui ne semble pas vraiment creuser son sujet…un peu invraisemblable
ni aimé, ni pas aimé
Profile Image for Zamg.
187 reviews1 follower
February 17, 2024
C'était mauvais, l'histoire, le déroulement la coherence la logique tout était nul, MAIS ça ce lis bien au point ou t'as envie d'y remettre le nez
Profile Image for Vertdeau.
203 reviews14 followers
October 25, 2022
C'est ... je ne sais pas, assez oubliable comme livre.
L'intrigue un peu burlesque de ce grand "Tanguy" qui erre de coiffeur en coiffeur chic, se retrouve à lire dans une librairie surannée, véhiculant un idéal des livres comme un refuge pour les graaands classiques ...
Ça se lit facilement, c'est bien écrit, mais cela n'a présenté aucun intérêt à mes yeux ...
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