Un père, des enfants, une entreprise à transmettre. Balzac en a fait le terreau de nombreux romans, les Américains des séries à succès, mais la réalité dépasse la fiction. Cette enquête riche en révélations plonge dans les coulisses et les secrets de famille du capitalisme français.
Vincent Bolloré a rebâti son empire pour le rendre désirable aux yeux de ses enfants. Mais il ne lâche rien. Bernard Arnault élève les siens comme on entraîne des chevaux de course. Jérôme Seydoux ne juge personne à sa hauteur. Dans la tribu Bouygues, c'est l'outsider qui a finalement gagné. Arnaud Lagardère, lui, a réduit méthodiquement l'héritage de son père, comme une vengeance oedipienne... Méconnues jusqu'à présent, les histoires de succession des Pinault, Decaux, Hermès, Mulliez, Peugeot, Gallimard ou Bettencourt racontent les privilèges, les haines et les trahisons qui empoisonnent les liens du sang. Sujet tabou, dossiers explosifs. Histoire universelle.
Au fil d'un récit haletant, deux journalistes réputées nous dévoilent pour la premières fois la véritable nature du pouvoir en France.
pur book candy, aucune des 12 familles dont les histoires de succession sont abordées ici ne voit l'ensemble de ses dossiers déterrés - et en même temps, je l'excuse très facilement étant donné que ce n'était pas la promesse du livre. précisément, on aborde sans disséquer, on passe vingt pages par dynastie, juste ce qu'il faut pour que ça croustille sous la dent sans forcément aller se frotter au noyau de la chose. on en apprend déjà beaucoup - et on ne se perd pas (trop) dans les sombres histoires de holding et tout d'ailleurs je ne sais toujours pas ce qu'est une holding j'ai refusé par principe de faire une recherche google pour me renseigner 1) car ça pourrirait mon historique à vie 2) parce que je sais que la page des résultats me ferait peur 3) par idéologie)
mention spéciale pour le Bolloré dont le chapitre m'a fait cancaner de rire d'une page à l'autre, on est vraiment sur la crête ultime du dindon
Focus sur la partie successions de « grandes » familles sur l’histoire desquelles des livres entiers ont déjà été publiés. Ça se lit comme une série télé. Intéressant, parfois consternant, in fine tellement humain. Bonne lecture d’été. Même si on peut regretter la brièveté de certains chapitres.
Un voyage intéressant dans le monde des grandes dynasties industrielles françaises et de leur fortune. Bien sûr, le livre consacrant environ 20 pages à chaque famille, il ne peut pas aller vraiment en profondeur, mais malgré tout j'ai appris plein de choses sur les différentes successions et les diverses manières d'être de ces familles.
Ce petit livre se lit comme on écouterait les potins autour d’un verre avec les copines, sauf que cela concerne les grandes familles françaises. On s’aperçoit finalement qu’on les connaît assez bien, même si on s’étonne des coups tordus et de certaines turpitudes, non pas parce que cela arrive en famille - on sait que c’est le lieu privilégié pour cela - mais parce qu’ils ont réussi à en cacher un bout pour sauver la face. A lire à la plage ou dans les transports, divertissement assuré (même si on aimerait bien se faire jeter un petit million histoire de).
"Dallas" ou "Dynastie" dans le monde réel. Co-écrit par deux journalistes du Monde, ce livre retrace de manière succincte et compréhensible le parcours de douze "grands" noms d'entrepreneurs français. Amour, haine, pouvoir, argent, ... comptent parmi les ingrédients de ces sagas familiales aux multiples rebondissements. Tout au long de douze chapitres distincts, on suit la stratégie mise en place par chaque membre fondateur pour gérer la transmission de son "enfant" parmi les membres de sa famille... avec plus ou moins de réussite, génération après génération.
Livre très intéressant, facile à lire et concis. Il nous offre des visages à ses grandes entreprises françaises qui nous entourent au quotidien. Un bon résumé des grandes histoires de successions de ces dynasties incontournables. Et nous montre que chaque famille possède son lot de drames, secrets, rivalités et difficultés, et surtout que la survie d’un empire se fait en grande partie par l’art d’une succession réussie et d’une famille soudée.
Un livre intéressant mais parfois un peu frustrant car ça va très vite. Et si on mesure l’importance des familles des fondateurs dans la vie de l’entreprise, on oublie parfois un peu que celle-ci est avant tout composée d’une somme d’individus qui la font vivre. Reste des histoires de famille très variées, offrant un panorama assez passionnant du champ des possibles
Intéressant mais que de la description et aucune analyse
- « Les non-dits entraînent des maladies et les maladies des malédictions » => Pour éviter cela il faut retrouver sa famille assez souvent.
- La famille Mulliez est la seule famille qui ne vit pas dans les lieux de pouvoir (16eme et 17eme), ils restent à l’ombre, personne ne les connais
- Il y a beaucoup de mariage entre toutes ces familles qui fréquentent les mêmes milieux (Franklin, St Jean…)
- Vincent Bolore a quitté sa femme pour sa belle-sœur -Arnaud Lagardère a revendu le groupe en grande partie à des américains une fois que son père est décédé suite à une opération à la hanche. Il a fait preuve de beaucoup de désinvolture : Par exemple en allant fêter l’anniversaire de sa femme et en s’affichant sur Instagram à la place d’être à des commîtes de directions à Milan
- Bernard Arnaud a fait changer les status de LVMH en 2022 a 74 ans afin de pouvoir rester PDG jusqu’a ses 80 ans. Il prévoit un repas avec sa famille tous les mois où il établit l’odj, se lève tous les jours à 8h30 et n’a pas d’ami que de la famille.
- Bernard Arnaud avait réussi à entrer à 22% dans le capital d’Hermes via des société en Suisse et aux Us et via des fonds de gestion d’actifs de certains membre de la famille. Une fois que son vrai visage a été dévoilé, il a reçu 8M d’amande de l’AMF pour pratique frauduleuse et à beaucoup perdu en réputation. Hermès a également changé sa structure actionnariale pour virer Bernard Arnaud des actionnaires - Jérôme Seydoux est le propriétaire de Pathee etc, personne ne sait exactement ce qu’il va advenir de son empire après sa mort - La devise de la famille Mulliez est « Le bruit ne fait pas de bien, le bien ne fait pas de bruit » - Il refuse de montrer en bourse car pour eux c’est le cancer du monde - Pour eux la liberté est le meilleur moyen d’avoir la fidélité : L’oiseau peut sortir autour de la cage mais finira par revenir. - Personne n’a d’information sur leur famille - François Henry (HEC) a succédé à son père François Ponaud l’entreprise familiale. Ce qui est intéressant dans cette famille est que l’aînée, la fille n’a même pas été prise en compte pour succéder à son père. Quand au deuxième, Dominique, il a été écarté et est devenue avocat. Le père avait choisi François pour le succès des le départ. - Decaux est une entreprise familiale dont le père a céder à ses 3 fils les pouvoirs dans les années 2000 (comme Bernard Arnaud, il avait été choqué par la dispariont de Lagardère et souhaitait donc anticiper son départ),les 3 fils ont cartonnés en multipliant x3 le ÇA de l’entreprise en une dizaine d’année - Les frère se reparissent la deregtion de l’entreprise 1 an sur 2. Le dernier s’est consacré à sa fondation mais reste actionnaire à 66%. - « un Gallimard ne supporte pas qu’on lui fasse de l’ombre, même s’il fui la lumière - L’aine qui devait prendre le pouvoir à terme s’est finalement fait suspendre par son père qui avait peur qu’il prenne de mauvaises décisions - Pour Guallimar : Antoine (le propriétaire) a 4 filles qui vont se répartir la boite - « Je pars à la Huchette avec des soucis, je reviens avec des solutions » - Martin Buygues avait été déclaré mort en 2015 a l’âge de 62 ans alors que c’était une fausse nouvelle - Rien ne pousse à l’ombre des chaînes, on y trouve que des glands - C’est le groupe Buygue qui a construit la grande mosquée de Casablanca
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Intéressante plongée dans l'histoire de ses riches industriels français et leurs familles. Loin des considérations simplement juridiques et économiques de la presse spécialisée, on retrouve des éléments bien plus personnels qui permettent de mieux comprendre la solidité ou non de certains empires. Mais aussi leurs objectifs, parfois sournois.