Ce livre a été écrit par Kasparov juste après la coupe du monde de 1985, dans l’objectif d’expliquer tous les problèmes « hors-échiquier » qu’il a pu rencontrer lors de celle-ci.
La coupe du monde est donc le fil rouge du récit, qui va parler aussi bien de l’enfance de Kasparov que de politique, puisque tout ceci, comme l’explique Kasparov, est intriqué et fait partie du monde des échecs à cette époque.
À noter que ce n’est pas pour autant une biographie, puisque Kasparov est devenu champion du monde à 22 ans et a donc écrit ce livre à 23 ans.
À noter aussi que je ne connais pas grand-chose aux échecs, j’ai donc lu ce livre sans rien y connaitre, et de ce point de vue, il m’a paru intéressant, puisque nous découvrons ici toute une facette de ce monde et de l’ambiance politique de l’époque en Russie. En tous les cas, par le prisme de Kasparov.
Le seul détail qui était parfois (très) désagréable dans cette lecture, c’est l’égo qui perçait régulièrement dans les dires de Kasparov, qui n’hésite pas à se jeter des fleurs et insulter ses adversaires... Mais d’un autre côté, c’est aussi intéressant, puisque cela permet de découvrir également un peu le caractère de Kasparov. De plus, on sent néanmoins très bien qu’il essaye de rester objectif dans son récit (il ne fait pas qu’insulter Karpov, mais lui reconnait également des qualités), ce qui est un bon point, surtout pour des lecteurs, qui, comme moi, n’ont que son point de vue pour mieux comprendre les évènements.
Bref, une lecture intéressante, comme un instantané de l’esprit d’un jeune adulte qui vient de « devenir roi » malgré toutes les embûches posées sur son chemin.