Omniprésente dans les rues comme dans le débat public, la police soulève davantage de questions qu’elle ne semble pouvoir en résoudre. En mobilisant les études disponibles et en confrontant les chiffres, Paul Rocher réfute dans ce livre les présupposés au fondement du mythe policier d’une institution sans doute imparfaite mais nécessaire, au service de toute la société dont elle ne ferait que refléter les travers. Non, la police n’empêche pas le crime, et l’emprise policière croissante sur la société n’a pas d’autre fondement que la réorganisation autoritaire du pays et le maintien d’un ordre inégalitaire. Toute l’histoire de l’institution révèle sa nature violente, sa fidélité à l’ordre établi – et dément l’idée de son « dysfonctionnement ».
Peut-on pour autant se passer de police ? En s’inspirant des exemples sud-africain et nord-irlandais, où les habitants ont expérimenté des formes de gestion des conflits indépendantes de l’appareil d’État, Paul Rocher dégage les voies possibles d’un monde sans police.
An excellent book! Paul Rocher attempts to deconstruct preconceived ideas about the police in France and elsewhere, which constitute a sort of "police myth", and to insert the police institution in the history of the development of capitalism and the modern capitalist state in order to reveal its true nature.
With the help of numerous statistics, Paul Rocher shows, for example, that the police do not lack resources. Since 1995, the share of police spending in the French state budget has increased steadily, while the share of the budget allocated to education has decreased in relation to the overall state budget. Similarly and over the same period, police numbers have increased considerably since the mid-1990s and since 2015, each year sees a new record of police numbers in France, which now stand at 282,637.
Then, there is the idea that the police would protect individuals. However, there is no correlation between police spending and the evolution of delinquent acts and that only 10% of a police officer's activity concerns criminal cases.
Similarly, there is a tendency to consider police violence as a marginal outburst. Paul Rocher shows that it is the nature of the police institution, built on a precise political economy and welded together by a unique "morale", that determines police behavior.
Born with capitalism, the police is not a transhistorical phenomenon that has accompanied human societies since the dawn of time, nor were they created to ensure the safety of the entire population. Its task is much more circumscribed: to maintain the established order.
Paul Rocher also demonstrates the impossible fraternization between social struggles and the police. Indeed, the contemporary police force is so inextricably linked and loyal to the state that it is impossible to hope for any fraternization of the police forces with the movements of struggle for emancipation.
Moreover, the capitalist modernity of the police is characterized by its detachment and strict separation from the rest of the population, which makes it impervious to the demands of movements of class struggle. He uses the examples of 1907 and 1947 to show the particular character of the phenomenon of fraternization that almost took place. Paul Rocher also explains that the police institution cannot be reformed.
So, how can we do without the police?
First of all, two perspectives: a first perspective wants to be abolitionist, by replacing or rendering useless the police, by making practices and communities exist within which the police would no longer have a place. The second perspective starts from the idea that overcoming the police implies first of all "a change of society", in this case the end of the social relations of capitalist property: the police institution will disappear "mechanically" with the order that saw its birth.
But this is not enough, insofar as the police institution is inseparable from the capitalist state, a post-capitalist order implies not only a reorganization of the relationship between the institutions of collective management and civil society, but also a new conception of public order.
"To paraphrase Marx's observation with respect to the Paris Commune, the subordinate class cannot simply take the ready-made police machine and run it on its own behalf."
Finally, Paul Rocher reminds us that the police institution has not always existed and that several states are currently conducting experiments to do without them: the street committees in the townships of South Africa as well as the "restorative community justice" program in Northern Ireland prove that alternatives exist.
Me encantó!!!! A pesar de contar cosas complejas, se lee fácilmente. He encontrado en el libro muchas ideas interesantes. Solo puedo desearle a Paul Rocher que esté muy bien e investigando más…..👁️👁️👁️permaneceré atenta a sus próximos trabajos💋
Un écrit super intéressant mais EXTREMEMENT dense. Pendant une bonne moitié du livre, l'auteur passe en revue la création de la police via les investissements industriels en France au XIXe. Il évoque également la sociologie policière, le fonctionnement des forces de l'ordre depuis la gestion coloniale, et la part importante de la dimension raciale dans le répertoire d'interventions policier. Le livre est assez complet... peut être trop ? J'ai l'impression qu'on perd un peu le fil.
Néanmoins, le dernier quart vaut le coup de se plonger dans ce livre. OUI la police est une institution surdimensionnée incapable d'apaiser les tensions, et OUI son fonctionnement interne est dysfonctionnel et fondamentalement raciste (74% des policiers votent RN aujourd'hui en France. Acab).
Les solutions apportées par l'auteur sont cohérentes et cette idée de contourner la police via la pratique d'autodéfense populaire à échelle communautaire tient la route sans être novatrice.
Malheureusement la construction du livre qui fait très dissertation ne m’a pas convaincu et j’ai franchement failli abandonner. Si vous cherchez un livre hyper documenté sur la place de la police dans la société et que vous êtes déjà un peu calé sur le sujet foncé.
- "La policía es un dispositivo de suspensión y desactivación del pensamiento crítico".
- " Cualquier debate sobre las cifras de dleienucenica gowns un regusto inevitable a estigmatizacion de la clase popular y su reverso simétrico, la valoración positiva de la supuesta superioridad moral de los más ricos".
- " El racismo institucional implica que el aparato policial no puede deshacerse de las prácticas discriminatorias con más diversidad ni con mejor formación".
Cuesta conectar un poco por su contexto centrado en el caso francés, pero está bien por el recorrido histórico que hace del nacimiento y naturaleza de los cuerpos policiales y por los debates que plantea en torno a la seguridad vs legalidad.
Assez intéressant dans l'ensemble, cependant, j'ai trouvé que l'auteur cherchait à aborder un sujet trop vaste dans les troisième et quatrième parties de ce livre, et son propos manquait de clarté concernant les liens entre l'État, le capitalisme et la police. De plus, j'ai trouvé que l'accent était trop mis sur la répression des mouvements sociaux par la police, alors qu'il existe d'autres fonctions policières tout aussi importantes à aborder, telles que le fichage, la police scientifique, ainsi que les liens avec les services de renseignement.
Je recommanderais ce livre surtout pour son dernier chapitre, qui présente des exemples de systèmes ayant développé des modèles de "police" non policiers, en Irlande du Nord et en Afrique du Sud.
Très dense mais intéressant, un chapitre 4 pas forcément évident pour qui n’est pas familier des concepts manipulés. Inversement, les exemples du chapitre 5 sont passionnants mais auraient gagné à être étoffés. Une conclusion plus que jamais pertinente. Excellente introduction pour s’interroger sur l’institution !
Une réflexion intéressante et documentée sur l’histoire de la police, son rapport à l’Etat, et les alternatives existantes. On ressent le manque de données sur le territoire français car beaucoup d’études citées concernent l’Angleterre ou les Etats-Unis.
HYPER INTÉRESSANT J'étais pessimiste au début mais hyper entraînant, très sourcé avec BEAUCOUP d'exemples étudiés d'un point de vue critique Bref, fan Conclusion : acab🤘
début très simple, fin wtf. Mais incroyable livre pour étudier la police de fond en comble. Propose également beaucoup d'exemple de société sans police qui marche ou qui ont marché. Approche très complète
Ensayo de título engañoso, surgido en los debates sobre la reducción de fondos o supresión de la policía que se tuvieron en la ola de protestas que siguieron al asesinato de George Floyd. Y digo de título engañoso, porque no intenta tanto descubrir qué hace la policía como qué es y si es reformable (spoiler: no). A pesar de tratar de un tema complicado desde una perspectiva que suele ser difícil de leer (marxista), el libro resulta muy accesible. Eso sí, tirón de orejas a la editorial española, a la que, en la última mitad del libro, se le ha olvidado borrar palabras corregidas después de insertar la corrección, lo cual da lugar a que algunas frases sean un galimatías.
Todas las cifras y ejemplos que usa el autor son de Francia.
El capítulo 1, El control policial, explica hasta qué punto la policía ha crecido en efectivos, tecnología (lo que llama la "robocopización") y concepto, hasta abarcar el uso auxiliar de seguridad privada y el fomento de la delación entre ciudadanos. Este aumento se relaciona con una reconstrucción autoritaria del Estado.
El capítulo 2, Sobredimensionamiento policial, argumenta que esa inflación policial no se corresponde con un crecimiento en el número de delitos, que se han mantenido estables en los últimos 30 años. A cambio, la policía se ha dedicado a ejercer discriminación institucional racista y sexista y a brutalizar a manifestantes.
El capítulo 3, Los orígenes capitalistas de la policía, habla de la transición de Francia al capitalismo (hacia 1860) y explica cómo entonces aparece la policía en su sentido moderno. Bajo el capitalismo, el enriquecimiento de la clase extractora de plusvalía no puede basarse en la violencia directa, sino en el mercado. Por ello, es necesario que la violencia legítima la ejerza un cuerpo profesionalizado y presuntamente neutral.
El capítulo 4, Forma policía, forma Estado, explica cómo ese origen capitalista hace a la policía algo viciado desde su raíz. Tiene cierta autonomía respecto del Estado (puesto que su labor es aplicar en la práctica normas abstractas) y eso le ha convertido en un instrumento de violencia incluso en la época en que la relación de fuerzas obligaba a los capitalistas a aceptar conquistas sociales. Caracteriza a la policía como un lugar cerrado, impermeable, donde el espíritu de cuerpo es total y donde impera una sensación de "ciudadela asediada". En este contexto es normal que aparezca violencia policial, que prolifere la ultraderecha y que se den comportamientos discriminatorios, y eso no cambiará por mucho que la "reformemos".
El capítulo 5, Orden sin policía, pasa revista a dos casos donde se han implantado casos de orden no policial: la Sudáfrica del apartheid y los barrios católicos de Irlanda del Norte.
Llevaba ya tiempo queriendo leer algo sobre el movimiento de desfinanciación / eliminación de la policía y no me arrepiento, la verdad.
Este libro es un ensayo breve y de fácil lectura sobre el papel de la policía en la sociedad, su formación histórica y algunas alternativas reales y falsas, todo desde una óptica radical y yo diría que anarquista. Como el autor es francés, hace hincapié en los datos históricos franceses, que nos quedan lo suficientemente cerca como para no resultar un problema.
Lo mejor del libro es la presentación de alternativas históricas y la concreción en las propuestas hacía el final, además del análisis de lo que hace a la policía una institución separada de la sociedad. Lo peor es la extensión que dedica a dar datos actuales, con poca concreción y que siento que unas tablas de datos hubieran explicado mejor.
Si crees que la policía podría no ser la mejor solución para la prevención del crimen, o ya ves claramente otros problemas que impone a la sociedad, pero te cuesta entender por qué y sobretodo qué alternativas hay, este libro es para ti.
Buenisimo. Un imprescindible. Muy critico y claro con la policia, el sistema y todo lo que lo envuelve. Contextualiza historicamente la policia y sus funciones, explica y critica el rol que cumplen hoy en dia y propone alternativas al igual que muestra distintos modelos. Si es verdad que es tecnico y denso, hay que leerselo con calma y atencion.
el análisis que hace de la policía es muy interesante aunque la parte de “cómo vivir sin ella” es mas wishful thinking que otra cosa un poco panfletero también en algunas de sus interpretaciones pero en general guay