Empire du Japon, époque Heian, XIIe siècle. Après le décès brutal de son mari Katsuro, pêcheur de carpes et fournisseur des étangs sacrés de la cité impériale, Miyuki doit prendre sa place pour porter jusqu’à la capitale les beaux poissons aux écailles éclatantes. Chaussée de sandales de paille, courbée sous la palanche à laquelle sont suspendus ses viviers à poissons, Miyuki quitte pour la première fois son village et entreprend un périple à travers forêts et montagnes. Sur son chemin elle passera de temple en maison de rendez-vous, elle affrontera orages et séismes, la trahison des brigands et la cruauté des mères maquerelles, mais aussi la fureur des kappa, montres aquatiques qui jaillissent de l’eau pour dévorer les entrailles des voyageurs…
Avec force et poésie, encre et couleurs, redécouvrez l’immense roman de Didier Decoin et son héroïne inoubliable Miyuki.
Didier Decoin is a French screenwriter and author. He began his career as a newspaper journalist at France Soir, Le Figaro and VOD, and radio Europe 1. At the same time he started writing. While continuing his writing, he became writer in film and television (and adapted scripts for television as the major TV films Les Misérables, The Count of Monte Cristo, Balzac and Napoleon). In 1995 he became the Secretary of the Académie Goncourt.
Un très beau roman graphique de Julia Bourdet qui nous plonge dans le Japon du XIIème siècle.
Nous sommes dans un petit village au bord de la rivière Kusagawa, c'est là que se trouvent les plus belles carpes de la région. Katsuro, le mari de Miyuki, est un pêcheur réputé, c'est lui qui une fois par an fournissait le bureau des jardins et des étangs. Fournissait car malheureusement Katsuro s'est noyé dans la rivière.
C'est Mitsuko, sa veuve, qui va prendre le relais pour respecter les engagements de feu son mari et ne pas déshonorer le village. Elle va sur ses frêles épaules, porter deux nasses comprenant les huit plus belles carpes pêchées par son mari. Huit au lieu des vingt promises mais c'est le maximum qu'elle puisse porter.
C'est la première fois qu'elle quitte le village. Elle va suivre les traces de Katsuro, affronter les nombreux dangers ; pirates, voyoux, violences, les grues qui aimeraient manger son poisson, mais aussi croiser des pélerins qui ne sont pas toujours ce que l'on croit !
La route est longue jusqu'à la cité impériale, semée d'embûches et de surprises, mais elle n'est pas seule, Katsuro est là par la pensée, il l'accompagne sur cette route qui est aussi une manière pour Mitsuko de faire son deuil.
Un très beau roman graphique qui retrace les us et coutumes de l'esprit du Japon à cette époque , on y découvre les traditions shintoïstes. Beaucoup de poésie dans le récit écrit par Didier Decoin. Le graphisme est très beau entre encre et couleurs.
Je ne comptais pas écrire un retour, bien que j'ai adoré ce roman graphique, mais à la vue des commentaires si négatifs, je me dois d'équilibrer la balance.
Je suis pas une grande critique, mais j'ai adoré cet ouvrage. J'ai voyagé, la langue est belle tout en étant facile d'accès, les dessins sont magnifiques et le monochrome est maîtrisé à merveille, l'histoire est très originale, et on découvre un monde, qui, pour moi en tout cas, était inconnu : l'époque Heian. Encore une fois je ne suis pas spécialiste du Pays du Soleil Levant, mais j'y trouve quelque chose de très nippon, dans son rapport à la mythologie, aux sens, à la quête et à l'engagement de soi. Et en même temps, c'est très occidental, dans son rapport à la sexualité plutôt libre, mais non dénué de poésie.
J'admets avoir trouvé la fin un peu rapidement amenée, mais c'est quasiment toujours le cas dans les romans graphiques que je lis. Cela n'est selon moi pas une raison suffisante d'enlever une étoile, car la fin est très belle. On aurait simplement aimé suçoter ce bonbon un peu plus longtemps.
J'avais été séduite par le pitch et la couverture. Mais finalement je n'ai pas vraiment accroché aux graphismes dans les pages, et j'ai trouvé certains passages assez dérangeants alors que je m'attendais à quelque chose de très fin, pour avoir déjà lu Didier Decoin (Une anglaise à bicyclette, que j'avais adoré). J'ai le roman a la maison, je vais le lire aussi pour voir si c'est vraiment l'oeuvre original qui me pose problème, ou simplement son adaptation.
Belles illustrations, mais je n'ai pas du tout adhere a l'histoire. J'ai eu du mal a comprendre où voulait en venir le livre, dans de nombreux passages des éléments sont introduits sans que ça donne vraiment suite à quelque chose, ce qui donne un rendu très décousu. C'est dommage, je suis curieuse de lire le roman dont est tiré ce roman graphique pour me faire une meilleure idée.