L’essai de Myriam St-Gelais offre la première vue d’ensemble historique sur la littérature innue, des histoires orales du Nitassinan jusqu’aux oeuvres écrites d’An Antane Kapesh, de Naomi Fontaine, de Natasha Kanapé Fontaine, de Marie-Andrée Gill et, bien sûr, de Joséphine Bacon. Ce livre permet de comprendre les enjeux et de mieux saisir l’évolution historique d’un phénomène qui occupe aujourd’hui une large part de l’actualité littéraire. Comme le rappelle la traductrice et experte de l’innu-aimun Yvette Mollen, qui signe la préface de l’ouvrage, les oeuvres de sa culture étaient d’abord orales et en innu-aimun. Ce n’est que lentement que la forme écrite s’est instaurée et avec elle, le français : « En innu, le mot littérature n’existe pas, il faut utiliser plusieurs mots innus pour traduire la définition française du mot », écrit-elle. Cette évolution littéraire écrite permet de découvrir le monde innu et témoigne aussi de la fragilité de la langue qui le porte et qui doit être protégée, enseignée et pratiquée : l’innu-aimun.
Livre très bon pour en apprendre plus sur la publication et l’importance de la littérature innue au Qc!!
J’ai trouvé les deux premiers chapitres super intéressants, le troisième un peu moins, car j’avais l’impression que beaucoup d’oeuvres étaient citées sans pour autant s’y attarder pleinement!
Une rigueur impeccable a permis à Myriam Saint-Gelais de produire cet ouvrage qui, comme elle le mentionne à plusieurs reprise, manque cruellement dans le paysage littéraire québécois. Quelques passages peuvent être arides pour un lecteur non-initié aux concepts académiques en littérature. On est pourtant facilement captivé par cette présentation des éléments marquants de la création littéraire innue sous toutes ses formes. J'ai adoré ce livre en l'utilisant comme une sorte de guide pour lire le nouveau recueil de poésie de Rita Mestokosho.
Un survol intéressant des littératures innues, qui donne des bonnes pistes de lecture pour des recherches approfondies Prend en compte l'histoire de cette littérature, son institutionnalisation ainsi que certaines oeuvres elles-mêmes
Il serait intéressant d'insrer cette histoire de la littérature innue dans un projet de plus large ampleur sur les littératures autochtones