Ample fresque historique à travers les XXe et début du XXIe siècles, Cocoaïans raconte l’histoire politique du chocolat. De la fève au produit transformé, la culture et le commerce du cacao traduisent les rapports de domination imposés par l’Occident aux pays producteurs d’Afrique. De la forêt de Gbaka en 1908, jusqu’en 2031, en passant par Treichville de nos jours, la parole politique bondit, d’asservissement en libération, de liesse en compromission, d’espoir en désillusion. Gauz’ raconte le projet d’émancipation des Cocoaïans, les habitants du pays du cacao, pour fabriquer et vendre eux-mêmes leur chocolat, inscrivant le cacao dans un discours civilisationnel, un récit de conquête de liberté.
Après avoir été diplômé en biochimie et (un temps) sans-papiers, Gauz est photographe, documentariste, et directeur d’un journal économique satirique en Côte-d’Ivoire. Il a aussi écrit le scénario d’un film sur l’immigration des jeunes Ivoiriens, Après l’océan…
J'ai été séduite par la trame de fond du roman, qui dénonce "l'indépendance de leur chocolat et la dépense de notre cacao". Malheureusement, le style d'écriture ne m'a pas du tout fait accrocher...et j'oserai même dire, a rendu la lecture pénible pour moi. Dommage! Mais j'ai tout de même apprécié apprendre des éléments intéressants sur l'histoire du cacao en Côte-d'Ivoire et humer le vent révolutionnaire soufflé par Gauz dans son roman.
Les cocoaïans, sont les habitants du Cocoland dont se livre nous raconte la genèse à travers plusieurs textes séparés dans le temps et l’espace. Gauz nous plonge, toujours avec le cacao comme fil conducteur, dans la douleur et l’injustice du colonialisme le tout avec des poèmes qui s’insèrent entre les paragraphes leurs donnant une tonalité presque musicale.
Cocoaïans, ou comment ne pas oublier le goût amer de l’histoire du chocolat en Côte d’Ivoire.