Librement inspiré de faits réels, Je suis Pompéi retrace le destin d’Alice, survivante d’une enfance profondément malheureuse. Sa rencontre avec Paul, un homme d’une apparente stabilité, propre et lisse, lui permettra de concrétiser son rêve de devenir mère et d’avoir une famille bien à elle. Mais le grondement d’une violence ordinaire et silencieuse refait surface et l’histoire se répète, faisant écho aux désillusions. Pour les hommes qui n’aiment pas les femmes, les enfants deviennent une arme redoutable et la Justice, leur bras droit. Alice glisse alors dans le cauchemar qui engloutit toutes les mères à qui on arrache ce qu’il y a de plus précieux. Figée dans une peine aussi dure que la pierre, contre toute attente, une main tendue l’aidera à se relever. La douleur d’Alice ne pourra jamais s’éteindre, mais cette voix complice viendra apaiser, en quelque sorte, son tourment intérieur.
C'est un premier roman coup de poing qui rentre dans le plexus, une tragédie grecque que la lave pulvérise, figeant les personnages dans leur trajectoire. "Je suis Pompéi", c'est l'histoire d'une femme qui aura un enfant avec un homme qui ne l'aime pas, ni elle ni les autres les femmes de sa vie et qui se sert contre elles de l'arme la plus puissante qui soit : les enfants. C'est l'histoire de plusieurs femmes qui n'ont pas appris à s'aimer et qui encaissent les coups, souvent silencieusement."Je suis Pompéi" c'est un roman de coryphées, de voix de femmes "qui hurlent sans bruit". Contre toute attente, c'est la main tendue et la voix douce et soignante qui ne guérira pas les plaies laissées ouvertes, mais qui offrira un certain apaisement. C'est une fin qui hante longtemps après avoir refermé les pages du roman. Cette fin, je l'ai pleurée pour elles, ces femmes, que tout sépare, réunient dans la douleur. C'est une lecture fragmentée, tout en ellipse et en suggestion, parfois difficile, mais combien exultante. Un premier roman fulgurant et une écrivaine, c'est certain.
Quel excellent premier roman! J'ai eu la chance de découvrir ce livre grâce à Lison des éditions Château d'encre, et je suis étonnée de ne pas en avoir entendu parlé plus tôt, car il gagne amplement à être connu. C'est probablement un de mes coups de coeur littéraires de l'année jusqu'à présent. Je n'ai pas de mot pour décrire la magnificence de la plume de l'autrice, à la fois vulnérable et incroyablement puissante. Elle y raconte le drame d'une mère qui se fait enlever par cruel son ex-conjoint ce qu'elle a de plus précieux : son enfant. Les courts chapitres sont parfois racontés par Alice, la protagoniste, parfois par Paul, l'ex-conjoint, leurs proches, l'avocate. Cela permet d'ajouter une dimension intéressante et plus profonde au récit, en pouvant considérer ces différents angles. Les titres de chaque chapitre concordent avec le titre du roman : on sent la catastrophe qui progresse et qui ravage tout. Courez en librairie ou à la bibliothèque découvrir ce récit bouleversant.
"Nous n'avions rien d'autre que le désastre en commun et nous nous accrochions l'un à l'autre comme deux bouées, comme deux dégonflés. C'était souffrant à vomir."
"Mes droits n'existent que dans la mesure où ils peuvent m'être enlevés."
Ouff, quelle histoire déchirante où est abordé le thème de la violence envers les femmes. J’ai ressenti plusieurs émotions durant ma lecture, passant de la compassion à la colère. J’ai adoré la plume de l’auteure à la fois pleine de vulnérabilité et de puissance!
"Je suis Pompéi" est merveilleusement bien écrit et présente des fragment de la vie du personnage principal, Alice. Le récit est dérangeant, car il présente les cycles sombres et troublants de la violence dans une famille. Malgré la perturbation qu'il suscite sur le destin d'Alice, le livre réussit à offrir une perspective unique la vie et le destin des personnages féminins.
Roman très bien écrit. Sujet dur à lire . Aliénation parentale. J’ai buggé sur le fait qu’un père puisse demander à un juge de séparer son enfant de sa mère pour l’emmener vivre à l’étranger .. je ne crois pas que ça soit légale … Une lecture qui me fait questionner à savoir si j’ai tout compris le but du récit.