Dès le début du confinement, Maud Graham affirme qu'il y aura recrudescence de féminicides, les victimes étant enfermées avec leurs bourreaux. Malheureusement, sa prédiction s'avère exacte. En constatant la vague grandissante de ces meurtres dans la province, elle se sent impuissante, pensant à ces femmes qu'on n'arrive pas à protéger. Lorsqu'un nouveau drame survient à Québec, Graham constate que ce féminicide dissimule une autre réalité, tout aussi violente et inquiétante. Car ce n'est pas seulement l'agressivité de certains conjoints qui culmine : la haine d'autres hommes, tapis derrière leurs écrans d'ordinateur, ne cesse de croître…
La nouvelle enquête de Maud Graham débute en 2020, le Québec alors plongé en pandémie. Plusieurs enjeux apparaissent, dont la hause des féminicides et la présence des anti-féministes.
J’ai suivi plusieurs enquête de Graham, mes attentes envers cette oeuvre était donc élevées. De plus, je trouvais intéressant de s’attaquer au thème des féminicides, un enjeu important actuellement. Le roman policier m’a toutefois peu intriguée, peut-être du au thème de la Covid, qui a déjà été omniprésent dans les dernières années.
De plus, j’ai été un peu ennuyée de repérer trois erreurs flagrantes dans le roman. Je suis tout de même tenter de donner une seconde chance à un prochain récit d’enquête!
Bonne intrigue, ça progresse à une vitesse assez satisfaisante pour ne pas rester sur sa faim, tout en laissant les personnages évoluer.
Par contre, je ne m'explique pas pourquoi l'autrice écrit les fins comme elle le fait. On a l'étau qui se resserre, les policiers ont un suspect dans leur mire et un plan d'attaque, c'est LE moment de la confrontation..... et puis vlan ! saut dans le temps, journée suivante. Les personnages sont assis autour d'une table, mangent et se racontent comment ah oui, l'arrestation de Truc s'est bien passée, heureusement pas de complications, bravo Machin c'était bien joué ton plan, grâce à toi Truc fera face à la justice, tiens tu reprendrais pas un autre verre ? Haha beau travail ! Fin.
Je ne comprends pas ce choix scénaristique/narratif, ça m'apparaît ridicule et ce n'est pas la première fois que ces romans se terminent ainsi. On passe les quatre cinquièmes du livre à attendre le dénouement, et on a droit à juste "ça" ? Est-ce que l'autrice déteste à ce point écrire des scènes d'affrontement ? Considère-t-elle que l'arrestation en soi est inintéressante puisque les enquêteurs ont démêlé l'histoire ? Quoiqu'il en soit, ça m'allume seulement SHOW, DON'T TELL en lettres néon. Je ne veux pas que Machin raconte la journée d'après que Truc a résisté/refusé d'avouer/tenté de s'enfuir/tout déballé aux enquêteurs, je veux le voir, je veux être là sur la scène avec les enquêteurs en temps réel.
Se replonger dans le trauma collectif qu’à été la pandémie n’est pas chose facile ni agréable. C’est l’univers qui nous attend lorsqu’on se plonge dans cette enquête policière. Personnellement, je crois ne pas avoir laissé passer assez de temps avant de m’y aventurer et de revivre tous les petits détails de cette période difficile. Malgré tout, c’est probablement l’aspect du livre qui est le mieux réussi. Je trouve qu’encore une fois, l’histoire manque d’intrigue et d’éléments de surprise. Tout est su et connu d’avance. Il y a aussi beaucoup trop de personnages dont l’histoire parallèle est complètement inutile et surcharge d’informations le roman qui s’en serait porté beaucoup mieux sans à mon avis …