Thadam est en danger : les pannes de magie se multiplient, les gens disparaissent mystérieusement et perdent la mémoire. Sapotille, June et Césaria tentent de déjouer les plans machiavéliques du juge Dendelion qui cherche à accaparer tous les pouvoirs. Seul Charly peut agir, mais il s'est perdu dans un autre monde. Sapotille et ses amis réussiront-ils à le retrouver pour contrer l'Académie et qu'enfin justice soit faite ?
Audrey Alwett, née en 1982 en banlieue parisienne, développe son goût pour l'écriture dès l'école primaire en écrivant des contes de fées un brin ridicules, mais qui ont le mérite de faire rire ses petits frères. Durant ses études littéraires, qu'elle effectue à Nantes, elle travaille dans diverses petites maisons d'édition et écrit pour la presse régionale. Mais les premières publications qui lui importent seront surtout des nouvelles et une préface, écrites dans des genres très différents (fantasy, SF, polar, société, historique…).C'est grâce au Lanfeust Mag qu'elle rejoint le monde de la bande dessinée, en scénarisant quatre histoires courtes. Elle rallie le studio Gottferdom en 2007 pour faire du scénario son activité à plein temps. SinBad, co-scénarisé avec Arleston et dessiné par Alary, est son premier titre.Alwett s'est depuis spécialisée dans l'écriture féminine avec des séries comme « Princesse Sara », « Danseuse » ou « Sweety Sorcellery ». Elle est d'ailleurs la fondatrice des collections Blackberry et Strawberry chez Soleil, qui réalisent des albums à l'attention d'un public féminin.
J’ai mis un peu de temps à rentrer dedans mais c’était un très bon troisième tome, bourré d’action et de rebondissements ! L’univers de magie est absolument incroyable et très original, les personnages sont hyper attachants… bref une super saga !
J’ai passé un excellent moment avec la conclusion de cette saga. Comme pour le second tome, j’ai trouvé ce tome bien meilleur que le premier que j’avais trouvé sympathique sans qu’il m’emballe plus que ça. ⠀ J’ai adoré le développement de l’univers, et notamment la concrétisation des liens entre l’univers de Magic Charly et celui des Poisons de Katharz (lisez ce livre si ce n’est pas déjà fait). On retrouve d’ailleurs avec grand plaisir un des personnages principaux de ce dernier. ⠀ J’ai aussi beaucoup aimé le développement des personnages ainsi que le fait que l’action soit principalement portée par les personnages féminins dans ce tome. Charly est finalement assez en retrait par rapport à Sapotille notamment et j’ai trouvé que ça fonctionnait bien. Ça a notamment permis de développer un peu plus les conséquences de ce qui est arrivé à Sapotille dans le second tome et d’aborder des notions importantes de consentement. Ça peut parfois sembler un poil trop présent dans ce tome par moments mais le message reste important et a donc toute sa place dans un roman destiné à cette tranche d’âge (et même aux plus grands en fait). ⠀ Un autre des points positifs en ce qui me concerne, c’est que j’ai trouvé que l’autrice a su assombrir son univers au fil des tomes. Dans ce dernier opus, on aborde quand même des sujets assez lourds, dans un environnement politique plus que tumultueux. L’autrice n’épargne pas grand chose à ses personnages, et même si l’espoir reste très présent tout au long du récit, je n’ai jamais trouvé que les choses étaient trop faciles. D’ailleurs, ce serait mentir de dire qu’absolument tous les problèmes sont résolus à la fin de la saga, et j’ai apprécié qu’il reste quelques petits points en suspens. ⠀ Dernier point, j’ai été content de voir June évoluer dans ce tome. C’est vraiment un personnage que je ne supportais pas, et j’avais beau comprendre que son rôle était d’alléger la situation en toutes circonstances, je la trouvais extrêmement lassante et agaçante jusqu’ici. Dans ce tome elle prend enfin en substance et j’ai bien apprécié ce changement. ⠀ Au final, cette saga aura été une jolie découverte. L’univers magique m’a vraiment plu et les sujets abordés par l’autrice sont importants et bien traités. Une bonne idée cadeau pour Noël 😉
Le livre a tourné les pages tout seul, c'était magique. J'ai tout aimé dans ce tome, mais je garde surtout dans le cœur et dans l'âme, tout le chemin fait par Sapotille. Elle m'a parlé si fort que j'en ai eu mal, et j'ai eu l'impression de guérir à travers elle. Ce tome évoque tellement de sujets essentiels dans la vie, avec une justesse dans le vocabulaire très propre à l'écriture d'Audrey Alwett. On y parle de justice surtout, d'une magie pleine d'émotions, de la vie et de la mort, tout en douceur, comme si c'était écrit du bout des doigts. Ce tome vivait dans l'action. On y était plus actifs car on ne découvrait plus l'univers, mais qu'est-ce que j'ai aimé chaque bribe de description qui nous était offerte ! Magic Charly est un don que nous fait Audrey Alwett pour mieux appréhender la vie, je pense. C'est une trilogie qui bouleverse, qui change tout, et qui ouvre toutes les portes des possibles cachées derrière des "peut-être". Je suis infiniment reconnaissante à mon meilleur ami pour m'avoir permis de lire cette série. Tu m'as fait un très, très beau cadeau.
Et bien, voilà une petite saga qui va résonner longtemps en moi. C’était absolument parfait, juste, délicieux et tout simplement magique. 10/10 5/5 topissime
Finale parfaite pour cette trilogie parfaite!! Que j’ai aimé Charly, Sapotille, June et tous les autres. Cet univers magique m’a fait rêver, mon doux que j’aime le merveilleux!!
Une bonne finale pour cette trilogie que j'ai vraiment apprécié. J'ai trouvé que certain sujet délicat était aborder de manière intéressante surtout avec Sapotille. J'ai trouvé la fin un peu expéditive j'en aurais pris quand même plus. Mais ça reste une très belle saga pour les fan d'univers magique.
Je suis en deuil. Triste que l'aventure de Magic Charly soit terminée. Je relirai certainement la trilogie dans le futur. Une histoire magique qui va dans tous les sens mais avec tellement de charme! Je vous le recommande chaudement cet univers!
J'ai dévoré ces quelques 540 pages et pourtant je lis très lentement. C'est pour moi le meilleur tome et je suis si triste de devoir quitter déjà un univers si riche, si drôle, si attachant (ces personnages, mais quel bonheur !) qui a encore tant de problèmes à régler et tant de choses à nous dire. J'espère retrouver Charly, Sapotille, June et les autres un jour. Je n'écrirai rien de mieux que tous les beaux avis que j'ai lus ici sur ce tome, j'y souscris pleinement.
Un fin au dessus de mes attentes. Ce tome est mon préféré des 3. Beaucoup moins de longueurs on est vite plongé dans l’action avec plusieurs rebondissements. Chaque histoire est importante, chaque personnage a son rôle ! J’ai adoré l’épilogue à la fin qui nous laisse avec l’espoir d’un « peut-être ». Une très belle saga et un univers magique qui fait rêver !
J’ai attendu ce troisième tome tellement longtemps ! Ce monde de magie qui m’a tellement manqué.
Ce roman est beaucoup plus accès révélation et combat du mal que les précédent, je le compare un peu aux derniers tome de Harry Potter. On retrouve ce système de magie qui m’a tellement transporté dans les premier tome, m’a émerveillé et je dois dire que malgré ce côté un peu plus sombre j’ai tout de même était ébloui. Tant de retournement de situation, d’évènement et surtout de leçon de vie qui sont passer de manière discrète mais en même temps simple que cela donner du sens à tout. Un roman qui m’a beaucoup touchée et en même temps transporter et m’a mise dans une bulle.
L’autrice à très bien écrit e roman du fait qu’il puissent plaire aussi bien au jeune qu’au adulte avec une écriture fluide et compréhensible mais sans être trop enfantine. L’autrice traite également de sujet très trigger mais d’une manière assez subtile en passant part d’autre « terme » pour l’expliquer de manière plus douce. On voit réellement l’évolution de comportement du personnage face à ce sujet et surtout en faisant ça, elle indique bien qu’aucune réponse ne veut pas dire oui. Que si ce n’est pas un accord franc, un oui franc, alors c’est non.
Les relations entre les personnages était vraiment incroyablement belle, entre amitié, compréhensions et écoute de l’autre en total opposition avec certaine relations très haineuse. On retrouve une found family trope mais aussi des relations familial abusive, manipulatrice.
Cette fin ma vraiment surprise et en même temps, je ne l’imaginais pas autrement. Une tel fin est digne de film. Ouverte à notre imagination, ouvert à une suite possible mais qui mets un terme à une histoire.
Carrément déçue de ce dernier tome 😕 Je me suis pas mal ennuyée et malheureusement, ce tome a confirmé que je n'étais pas du tout réceptive au style de l'autrice.
En effet, on retrouve ici des thèmes très intéressants (la justice, le viol, le consentement) mais je n'ai pas du tout été sensible à la manière dont ils ont été traités. J'ai une nouvelle fois trouvé un décalage entre ces thèmes durs et les énormes facilités scénaristiques. (Pareil, les quelques gros mots qui parsèment le livre m'ont paru sortis de nulle part par rapport au reste des dialogues...)
Côté personnages, je suis restée sur ma faim. J'ai tout de même apprécié qu'on ait un focus sur Sapo. Et la romance, OSKOUR. Elle m'a agacée au plus haut point (mais je suis un peu allergique à la romance en général donc bon).
La fin m'a laissée de marbre, tellement elle était abrupte...
Je ressors donc de cette série déçue, même si l'univers est sympathique et qu'il y avait un réel potentiel chez les personnages et dans les thèmes. Mais je me demande tout de même si ce n'est pas juste un problème de décalage entre le public cible et moi 🤷🏾♀️ je serais curieuse de voir ce que des enfants de 11 ans comprennent. Ca me parait tout de même être une lecture qui doit être accompagnée d'un.e adulte.
C'était fantastique ! Une note parfaite pour finir la série qui n'aura fait que s'améliorer au fil des tomes ! Je suis cependant resté un peu sur ma faim en ce qui concerne l'épilogue qui va vrmt trop vite à mon goût, mais genre bcp trop (15 page Audrey ? Tu te fous de ma gueule ? 🙃) Mais en tout cas, c'était génial. Et content d'avoir pu suivre Sapotille en tant que personnage principal sur ce dernier tome parce qu'elle en avait des choses à dire ! Les messages sur le consentement et les abus sont parfaitement traités et d'une manière très peu choquante et pourtant percutante ! Tout le parallèle du grimoire est encore plus abouti dans ce dernier tome. Mention spéciale à June et son personnage qui prend enfin un peu de relief, autre que "je fais des bêtises et je me laisse pas marcher sur les pieds". Surtout son amitié avec Sapotille qui est finalement très mimi.
Cette saga est une vraie pépite ! C’est intelligent avec tout un univers foisonnant d’imagination. Les personnages sont intéressants et bien construits. On passe par toute une palette d’émotions à la lecture. C’est un jeunesse, mais avec plusieurs niveaux de lectures / références et clins d’œil de la pop culture ET de la littérature (les champs de Mal d’Aurore, par exemple). Et, ce que j’ai vraiment aimé, c’est l’utilisation de la magie comme symbole de l’utilisation de nos ressources : c’est malin ! Vraiment! Dans ce tome, toute la réflexion sur la justice et les abus de pouvoirs (de celles et ceux qui sont au pouvoir et gèrent nos ressources) était fort intéressante. Une saga à mettre entre toutes les mains (des jeunes et des moins jeunes).
Je suis si contente d’être allée au bout de l’histoire et en même temps si triste de quitter ce monde… J’ai moins de facilité à lire de la jeunesse qu’avant mais je trouve que Magic Charly sort vraiment du lot. Audrey Alwett a su créer un univers original et singulier qui me fascine de créativité. Quelle fin parfaite avec ce tome 3, les personnages ont tant évolué depuis le premier volume et tout le monde a trouvé sa place. C’était une belle histoire et si vous ne l’avez pas encore testé, foncez !
Saga terminée, déjà... Bilan : elle est incroyable ! Une saga de fantasy que je recommande à tout ceux qui aiment ce genre. Le suspense est vraiment présent et très bien mené. Des personnages sincèrement attachants. Un très bon univers qui reprend les codes de fantasy. Une très belle plume. Je ne met pas 5 étoiles car je suis perfectionniste, mais 🤩.
J'ai dévoré ce tome, que j'ai adoré ! La conclusion de cette saga est vraiment au top, et plein de sujets importants sont évoqués tout au long du livre, c'est vraiment super !
- Le dénouement plein d’espoir - Les beaux messages qu’adresse l’autrice sur le consentement, le respect de l’intimité … - L'univers super bien travaillé - Thadam qu’il y fasse ou non bon d’y vivre, les décors sont extraordinairement absurdes.
⚖️Cette chronique me fend le cœur, déboussolée de devoir dire adieu à l’univers si bien travaillé de AUDREY ALWETT. Attristée de savoir que je ne côtoierais plus Charly, ni Sapotille ou encore June et les Orphelins mal éduqués de Saint-Fouettard.
⚖️ Durant toute la trilogie et ce tome ne déroge pas à la règle, l’autrice aborde des notions importantes comme la racisme/la différence/la xénophobie. Ce dernier Opus développant le personnage de Sapotille aborde tout en douceur le consentement ainsi que le respect de l’intimité. Les abus physiques et moraux vécus précédemment infligeront à la jeune fille, des TSPT. Beaucoup plus accès sur la psychologie du personnage et sa guérison. Le personnage de Charly sera au second plan dans la première partie du roman et je dois dire que c’était le bon choix, pour donner suite aux événements du second tome. Sans lourdeur et tout en finesse, c’est la force de la plume de AUDREY ALWETT. Eduquer avec pédagogie, une lecture parfaite pour le jeune public.
⚖️ J'ai aussi beaucoup aimé l’assombrissement de l’ambiance. L’allégorie de la justice liée à celle de la mort, couplées aux académiciens soudoyés sont les membres corrompus de cette Thadam. Le rythme est impeccable, tout s’enchaine à la perfection. Les révélations se font en fluidité, pas de mauvaises surprises ou de déceptions. Chaque chapitre se dévorent comme une pâtisserie sucrée, les instants réconfortants sont la pause dont on a besoin dans ce dernier opus.
⚖️ Magnifique Saga dans son ensemble, ce dernier tome s’achève sur une note d’espoir à l’image de la personnalité de Charly. Fidèle à lui-même avec sa bonhomie, il me manquera ! Merci à l’autrice de m’avoir fait pendant 3 livres, vivre une aventure palpitante qui aura su raviver ma flamme d’enfance. Finalement, c’est une très belle découverte, que je vous recommanderais éternellement sur mes réseaux.
Troisième tome, et troisième coup de cœur. Il est rarissime que j'apprécie autant les différents tomes d'une série. Magic Charly m'aura enchantée du début à la fin. Ce dernier volet était l'apothéose de cette histoire magique, une fin magnifique. Un tome riche, intense, qui m'aura fait passer par toute une palette d'émotions, du rire aux larmes. Des personnages toujours plus attachants, de l'humour, de l'originalité, de la fantaisie, des réflexions sur des sujets profonds, de l'action, des rebondissements... Ce final était complet et... parfait !
J'ai terminé cette trilogie à regrets, avec un petit coup de blues post-lecture, du mal à quitter cet univers.
Ha je suis énervée. C’était bien, vraiment. Mais la fin va beaucoup trop vite alors que tout le livre prend le temps, il fait quand même plus de 500 pages, mais en un chapitre et un pauvre épilogue on a toute les résolutions… donc on manque de détails on la dernière phrase amène une fin ouverte (et j’aime po ça) 😭 Mais sinon c’était trop bien, les messages véhicules sont top, surtout la question du consentement !! Gros crush sur Charly, June et pepouze et mandrin ♥️
En début d’année, j’ai inscrit mes séries en cours sur Livr’Addict qui propose un outil utile pour suivre l’avancée (ou pas) des sagas qu’on lit. Autant dire que le chiffre commençait à me faire pâlir, au point de doucement penser à ajouter un objectif à mon challenge de cette année : finir ou rattraper la sortie d’un max de série. C’est dans cet état d’esprit que je me suis emparée du dernier tome de Magic Charly. Comme d’habitude, ne lisez pas mon avis sans avoir parcouru les précédents tomes. Étant un livre jeunesse, je vais entrer dans les détails pour expliquer pourquoi on devrait le mettre entre les mains de nos ados et enfants.
Disparu de Thadam, Charly doit retrouver le chemin vers son monde. En parallèle, Sapotille, Césaria et June se préparent à combattre le Juge Dendelion qui profite des pannes de magie pour abuser de son pouvoir. Une course contre la montre commence pour sauver la magie et les magiciens.
Ce tome clôture une série jeunesse intéressante par les thématiques abordées ou incarnées par les personnages. De mon point de vue, je préfère largement le premier opus qui nous fait entrer dans ce monde à la fois merveilleux et impitoyable imaginé par Audrey Alwett. En effet, le récit du troisième tome se déroule selon un rythme similaire au second livre : lent la majeure partie du bouquin avec une accélération du tempo vers la fin. Je n’ai pas ressenti de suspenses intense ni vécu de rebondissements incroyables. L’histoire suit son cours comme un fleuve sans trop de remous jusqu’à l’embouchure vers la mer.
Pourtant, il est primordial de glisser cette série entre les mains des jeunes en raison des sujets bienveillants, dénonciateurs et tolérants dont elle regorge. Jusqu’à présent, je n’en avais jamais lu qui intégrait autant d’aspects défendus dans notre société de façon entière. Souvent, je rencontre seulement un ou deux thèmes exploités en profondeur. Faisons-en le tour !
La Justice
Indiquée dans le titre de ce troisième tome, la Justice est questionnée sous le personnage du Juge Dendelion devenu l’Allégorie de la Justice et les actions que nos jeunes amis vont devoir poser pour sauver le monde. Je salue l’effort d’Audrey Alwett de proposer une réponse à ce concept abstrait caractérisé par des cas particuliers. L’exercice est déjà difficile pour les adultes, alors l’expliquer aux enfants relève presque de l’exploit, d’autant plus que notre subjectivité et notre éducation entrent toujours en compte. J’ai apprécié la solution qu’elle a trouvée ainsi que son réalisme qui évite une fin à la Bisounours.
Sapotille et la métaphore du viol
Oui, vous avez bien lu. Dans Bienvenue à Saint-Fouettard, le Juge avait agressé Sapotille en arrachant les pages de son grimoire. Pour rappel, le grimoire n’est pas qu’un simple outil où s’inscrivent les connaissances dela magicien.ne, c’est une part d’iel. Y toucher, c’est pénétrer son intimité. Si le sujet avait été traité en surface dans le précédent tome, l’autrice lui rend justice ici avec la reconstruction de Sapotille. Celle-ci est déstabilisée. Elle ne sait plus ce qu’elle veut, car elle subit la pression de la société patriarcale et des idées reçues que l’acte du Juge a engendrées. J’ai ressenti un grand malaise en lisant les passages où Panus la domine et se permet de la toucher et de l’embrasser sous couvert qu’elle serait une fille facile et qu’elle ne dit pas non avec autorité, alors que son comportement indique clairement qu’elle n’est pas consentante.
Le consentement
Le paragraphe précédent est relié à celui-ci. June va aider Sapotille à dire non et à retrouver le chemin de son cœur et de sa détermination. Elles vont imprimer chez Panus le non= non. Rien absolument rien, aucun signe tacite n’existe derrière le non exprimé par une fille, même si elle le dit à voix basse. La question du consentement est également incarnée par Charly qui n’impose pas sa volonté hormonale à Sapotille. Le respect relationnel entre ces deux-là devrait se retrouver dans toutes les histoires destinées aux jeunes.
La tyrannie d’un système
Dans ce tome, nous explorons l’époque du Détournement de la magie après laquelle l’Académie naquit. Dans une métaphore liée à la magie, Audrey Alwett oppose la magie runique, codifiée par le pouvoir en place, à la magie intuitive, qui relève de la marginalité. On la vu, Charly doit cacher ses capacités pour éviter la condamnation par une société alors que ses règles font courir le peuple à sa perte. Je n’en dirai pas plus pour ne pas spoiler, mais le dénouement relatif aux pannes de magie s’intègre parfaitement dans ce questionnement entre des lois figées dans le temps et l’évolution que toute civilisation devrait connaître.
Le poids de la masse
Nous l’avons vécu, il y a peu avec la pandémie, le peuple se révolte peu devant des restrictions de plus en plus lourdes. D’autant plus quand seule une portion de la population la subit alors que les hautes instances semblent y échapper. Les pannes de magie entraînent des prises de décision qui limitent les libertés et le pouvoir des plus pauvres.
Invisibilisation des femmes
Oui, on en parle. Avec des personnages aussi emblématiques que Sapotille, June, Dame Mélisse, Dame Carasse et le retour de Césaria ! La romancière remet en équilibre la balance qui penchait en faveur des hommes. C’est ce que j’apprécie grandement avec cette série. Elle a beau avoir pour protagoniste un adolescent, les femmes y jouent un rôle important. En fait, aucun personnage ne fait office de potiche dans la résolution de l’intrigue. Pour en revenir, à l’invisibilisation des femmes, Audrey Alwett reprend ce que la majorité des civilisations ont fait en écrivant leur histoire : effacer celles sans qui peu ou rien ne serait arrivé tout en astiquant l’ego des mâles.
Encore bien d’autres
Je viens de faire le tour des thématiques essentielles (selon moi) de cette série riche prônant la tolérance et la construction d’une société meilleure. D’autres sujets ont également leur part du gâteau avec la tombée des préjugés vis-à-vis des Fouetteux, le poids du regard sur les personnes différentes, l’importance des liens familiaux de sang ou non, des liens amicaux, la manipulation de l’opinion par les grands de ce monde, l’importance de vivre ses émotions et la puissance des plus petits, car nous ne devons pas oublier…Pépouze ! Notre super serpillière. Oui, Audrey Alwett a le super pouvoir de nous rendre adorable une serpillière !
En bref, Magic Charly est une série jeunesse que l’on devrait placer entre les mains de tous les enfants pour les thèmes importants qu’elle exploite en profondeur. Sa lecture permettra sans aucun doute de vivre dans un monde où la tolérance et le respect de tout.es.x seront des comportements naturels.