Το όνομά του είναι Αντουάν. Το όνομά της είναι Αυτή. Εκείνος είναι κοινοβουλευτικός συνεργάτης, εκείνη είναι χάκερ. Και οι δύο επέλεξαν ν’ αφιερώσουν τη ζωή τους σε μια πολιτική στράτευση, επίσημη ή παράνομη.
Το μυθιστόρημα ξεκινά τον χειμώνα του 2019. Ο Αντουάν δεν ξέρει τι να κάνει με τη δυσπιστία, ή και με το μίσος που διαπιστώνει απέναντι στους επαγγελματίες πολιτικούς, και με τις επιπτώσεις που αρχίζει να έχει και πάνω του η κατάσταση αυτή. Για να ξεφύγει από την τεταμένη ατμόσφαιρα, ονειρεύεται να γράψει ένα μυθιστόρημα για τον Ισπανικό Εμφύλιο. Η Αυτή έχει μόλις γίνει μάρτυρας της σύλληψης του συντρόφου της, ο οποίος κατηγορείται για πειρατεία σε βάρος μιας εταιρείας παρακολούθησης. Ξέρει ότι παρακολουθείται και η ίδια, ίσως ν’ απειλείται κιόλας. Ο Αντουάν και η Αυτή θα συναντηθούν γύρω από ένα ερώτημα: Πώς συνεχίζεις τη μάχη όταν ο εχθρός μοιάζει ανίκητος;
Σ᾽ αυτό το σημαντικό και επίκαιρο μυθιστόρημα γύρω από την ιδέα της στράτευσης η Αλίς Ζενιτέρ σκηνοθετεί μια γενιά απέναντι σ’ έναν κόσμο βίαιο και ασθμαίνοντα, μια γενιά που προσπαθεί, με φτωχά μέσα αλλά και μεταδοτική επιμονή, ν’ αναδιατάξει το περίγραμμά του. Η συγγραφέας καταπιάνεται τολμηρά με τις υπερσύγχρονες υπάρξεις μας, τις οποίες μεταμορφώνει σε ισάριθμες εξιστορήσεις σχετικά με το τι σημαίνει σήμερα να κάνεις πολιτική.
Alice Zeniter is a French novelist, translator, scriptwriter, dramatist and director.
She has won a Prix Renaudot young adult award for her third novel, Juste avant l'Oubli, and a Prix Goncourt young adult for her fourth novel, L'Art de Perdre.
Zeniter published her first novel, Deux moins un égal zéro, at the age of 16. Her second novel, Jusque dans nos bras, was published in 2010 and translated in English as Take This Man.
Her latest novel, L'Art de Perdre, won multiple prizes and awards.
Je suis peut-être partie sur une conception erronée de ce roman : je pensais qu'il s'agissait d'un roman plutôt politique, contemporain, engagé - et il l'est un peu, mais il lui manque quelque chose de nécessaire pour moi : la puissance.
Antoine ? Jeune homme plus si jeune (30 ans), de grandes idées, une vie médiocre : on en a vu combien, des comme lui, dans la littérature française présente et passée ? Il ne m'intéresse franchement pas, son député non plus, son monde non plus.
L. est déjà plus intrigante, le langage qui la décrit est différent, elle ne parle pas la même langue qu'Antoine et ses contemporains, elle vit à côté d'eux. Elle fait une nette différence entre le "dedans" (le monde virtuel dans l'ordinateur) et la "viande", la corporalité. Mais plus je la suivais, plus elle me semblait surtout paranoïaque...
Ils mettent un bon bout de temps à vivre en parallèle avant de se rencontrer, et quand la rencontre a finalement lieu, ça donne un pétard mouillé. Je m'attendais à plus. Une explosion. De l'action. Un engagement. Un changement radical de vie. Une folle attirance, que sais-je ! Quelque chose. Mais non. Donc déçue je suis.
Ceci dit, je n'ai pas encore lu L'Art de perdre et j'en ai entendu beaucoup de bien, surtout au niveau "des idées", donc ça m'intéresse. Je tenterai. Plus tard.
Je pense qu'il s'agit d'un livre raté. Pas très grave, ça arrive. Déjà, l'idée du livre dans le livre ne marche pas (les gilets jaunes // les brigades internationales) : c'est flottant, pas très convaincu. Et pourtant, dans le découpage des chapitres ou des parties : c'est bien là. C'est pas assumé ? L'autre truc qui m'a posé problème -et c'est plus qu'un truc-, c'est le choix de la narration : la même, extérieure & omnisciente. Pourtant, on change de point de vue un chapitre sur deux. Si je veux bien croire que la manière dont pense et s'exprime Antoine (c'est bien son prénom ?) est rendue assez fidèlement par un dispositif aussi neutre (l'apparente neutralité de la position dominante à laquelle il est arrivé, tout transfuge qu'il est), ça ne marche pas avec L. Du coup, on nous explique (sans jamais nous montrer) qu'elle ne partage pas les codes de la bourgeoisie/de l'intelligentsia parisienne. Il y a des trucs ponctuels : elle ne sait pas ce que signifie "la curée", elle se sent mal à l'aise avec une syntaxe pas terrible... Pourquoi ne pas avoir choisi de rendre les deux voix en adoptant un style différent pour chaque ? Parce que du coup, l'alternance des chapitres perd un peu son intérêt : il n y a jamais qu'un seule voix qui s'exprime. Les personnages : je crois aux deux personnages principaux (l'odeur de cigarette épouvantable qui doit régner chez l'un autant que chez l'autre) même s'il y a des répétitions (la mobilité du visage de L., sa taille : oui, c'est bon, on a compris), mais les autres... Ils n'existent pas vraiment : Fatou, Salma, Guillaume, Xavier... Il y a quand même des tentatives : la folle aux chats qui n'est en fait pas folle. Le contenu : bof. Franchement, c'est pareil que feuilleter Libération. Pas un compliment. Je ne connais rien à la politique ni au hacking mais je ne suis pas plus avancée après 400 pages. Certes, le roman ne vise pas (nécessairement) le didactisme, mais au moins pourrait-il proposer un point de vue.
Je sais pas, L'Art de perdre : j'avais apprécié. Pas de souvenir du style mais les idées.
Je l’ai abandonné au 1/3 et marqué comme lu pour m’en rappeler plus tard... Je trouve les idées de l’autrice toujours aussi intéressantes mais il y avait trop de longueurs pour moi cette fois, dommage.
Comme beaucoup de gens, j’ai beaucoup aimé L’art de perdre..et j’aime bien l’écrivain Alice Zeniter, sa personnalité, son écriture, la diversité de son travail. J’étais donc impatiente de lire son dernier ouvrage et suis d’autant plus désolée de devoir dire combien je me suis ennuyée en le lisant !
Le thème était pourtant intéressant : comment, en 2019, peut-on faire « bouger les lignes », s’engager pour une autre vision de la société ? Par un engagement politique traditionnel, comme le fait Antoine, assistant parlementaire d’un député socialiste ou clandestinement dans le monde du « dedans » et les profondeurs du web comme L, la hackeuse ?
Le livre s’ouvre donc sur deux portraits : un Nicolas un peu falot, mal dans sa condition de plume d’un député (qui , comme beaucoup de ses collègues à cette date, ne sait plus trop où sont ses convictions...) et qui se rêve écrivain. Une hackeuse, plutôt paumée dans le monde réel mais qui s’épanouit dans le monde des Anonymous et des WikiLeaks, des Ops (charges des opérations) et des Props (charges de la propagande). Pas emballée par cette présentation, on se dit qu’elle plante le décor et que les choses vont vraiment décoller après. Mais ce n’est pas tellement le cas et on enchaine les chapitres en espérant que...jusqu’à ce qu’on soit finalement assez soulagée d’en avoir fini avec cette histoire.
Certes , c’est très documenté et il y a de longues pages sur le monde des hackeurs, mais il ne nous est pas totalement inconnu depuis notamment l’excellent Millenium, et ici c’est quand même assez lourd. Certes, il y a de belles phrases et l’écriture est plaisante. Mais à aucun moment je ne me suis attachée à ces personnages, pas plus à l’insipide Nicolas qu’à la hackeuse paranoïaque et leur rencontre ne mène pas à grand chose... Bref, un rendez-vous vous manqué pour moi. J’attends le prochain !
Un peu décevant après le chef d'oeuvre qu'est l'Art de perdre. La prose d'Alice Zeniter est toujours aussi agréable mais l'intrigue comme les personnages sont moins criants de vérité, aboutissant à un tout qui sonne moins juste. Si l'Art de Perdre est un temoignage incroyablement puissant dont l'eclairage est à même de générer un engagement politique chez le lecteur, "Comme un empire dans un empire" se dit/veut engagé pour convaincre le lecteur, et puis c'est tout.
‘Kaybetme Sanatı’ kitabını çok sevdiğim Alice Zeniter’in ‘İmparatorluk İçinde İmparatorluk Gibi’ kitabını Türkçe ismiyle bulamadım burada . Kitapta anlatılan dertler fazla Avrupai geldi , karakterlerle çok bir yakınlık da kuramadım ama yine de roman kendini okuttu - ki bu sıralar çok fazla kitabı yarım bırakıyorum. Kitabın konusunu; Paris’te Sarı Yelekliler’in isyanı fonunda bir politikacı asistanı ile bir hacker’ın sıradaşı ilişkisi olarak özetleyebilirim ama teması nedir , işte onu anlamadım.
J'ai beaucoup aimé ce roman, cette plongée dans le monde du hacking très bien documenté, qui ne tombe pas dans les clichés qu'on voit souvent, et dans le monde parlementaire que je ne connais pas du tout mais je fais confiance à l'auteur pour le dépeindre. J'ai aussi aimé le fait que ce roman aborde l'actualité très récente, mais sous cette forme du roman qui permet de voyager dans ces thématiques, d'avoir accès à un point de vue. Et j'aime beaucoup l'écriture d'Alice Zéniter, je trouve que ce livre se lit très facilement, tout en ayant une certaine profondeur.
Le principe a réellement piqué mon intérêt, mais l'exécution manquait de puissance. Je m'attendais à un livre plus percutant. Il y avait également beaucoup de longueurs qui ont failli me faire abandonner le roman. C'est dommage car Zeniter a une jolie prose.
"Un des plus vieux groupes de hackers qui existe, le CCC (à Berlin) dit que si tu utilises une bouilloire pour faire cuire tes Knacki dedans c'est déjà du hacking. "
J’ai terminé ce livre il y a quelques jours maintenant. Qu’en dire ? Ce livre s’articule autour de la mise en scène de deux personnages qui sont tous deux engagés politiquement mais de manière opposées. L’un est rentré par la grande porte de la politique si je puis le dire ainsi, par cette expression j’entends qu’il fait officiellement de la politique. Il est assistant de député. On a tendance à considérer son avis comme légitime car fondé et étudié. Il assimile toute cette culture intellectuelle élitiste, porte le costume, maitrise l’argotique, un poisson dans l’eau. Cependant il y a un soucis, il ne croit plus en la manière traditionnelle de faire de la politique. Il se sent inutile, mis à distance. L’autre personnage de ce roman est, vous l’aurez sans doute pressentie, aux antipodes du premier. Elle fait de la politique mais de manière contemporaine, officieuse. Elle est passée par la fenêtre … En effet aucun code du milieu n’est maitrisé, une légitimité discutable, en tout cas pas fondée sur les études. Un vocabulaire enfantin simple, cependant elle peut se targuer d’une efficacité qui parait plus retentissante que le premier personnage. Alors jusque-là, je comprends ou le roman souhaite nous mener, en confrontant ces deux personnages se dresse deux mécanismes complètement différents d’accéder et de pratiquer la politique. C’est intéressant, bien que l’auteur prenne explicitement position pour la politique moderne, en caricaturant presque le travail des parlementaires. La caricature est sans doute peu exagérée, bien que pur cliché. En effet, le personnage du député n’est pas particulièrement digne d’intérêt, il s’agit d’un homme opportuniste soiffard de pouvoir avec peu de considération pour ses électeurs. Le personnage qui pratique la politique moderne est plus curieux et original mais pas attachant du tout. C’est une femme froide, mutique, renfermée qui mène une vie souterraine, passe des heures sur les écrans. C’est presque malaisant. Ensuite, les deux personnages se rencontrent et là c’est étrange. Ils partagent leurs manières de concevoir et de pratiquer la politique, mais rien de saisissant ne se produit. S’en suit une vague et furtive histoire d’amour, (enfin cela ne mérite même pas ce terme) sans grand intérêt. Pour conclure je reste sur ma faim, frustrée, un décor est planté, des évènements se déroulent et pourtant j’ai l’impression d’attendre encore et toujours quelque chose. Ce livre est comme flou, recouvert de poussières.
Alice Zeniter prouve une nouvelle fois sa profonde nature de romancière, c’est-à-dire pas seulement une narratrice ou une personne qui laisse filtrer ses souvenirs, mais une observatrice et une analyste sincère des personnalités. Comme dans L'Art de perdre, les personnages secondaires paraissent aussi vivants et cohérents que les deux personnages principaux, Antoine (l'assistant parlementaire) et L (la hackeuse). Du point de vue formel, on notera la construction : - une introduction qui donne les "Survols biographiques" en une quarantaine de pages ; - une grosse partie "Développement" qui déroule l'action sur trois mois et demi, faisant alterner les chapitres concernant Antoine et ceux centrés sur L et son univers de hackeuse ; - alors que le roman est écrit au passé, la dernière partie "Dénouement" passe au présent de l'indicatif, comme pour atterrir plus près de nous et réincorporer les personnages dans le quotidien immédiatement accessible. Dans la vision de L s'opposent le dedans (= le monde virtuel, numérique, qui absorbe ses pensées et mobilise ses ressources) et le dehors (= la vraie vie). Comme un empire dans un empire ? La citation de Spinoza s'impose (exergue de la partie 2). Elle nous met sur la piste : dans l'Éthique, cette phrase dénonce l'attitude qui consiste à détacher les sentiments humains et à les traiter "hors de la nature", comme s'ils constituaient une sphère autonome, indéterminée. L'art d'Alice Zeniter (art gagnant !) est de pénétrer cette sphère, de décortiquer les facteurs qui conduisent les sentiments et les actions. Aussi, p. 416 de l'édition de poche : "un empire de la consommation et de la voracité". L'Internet, dévié de son idéal humaniste et récupéré par la logique marchande (pouvait-il en être autrement ?). Les héros de L en lutte pour préserver l'Internet : Jeremy Hammond (pp. 138, 416), Phineas Fisher (p. 161), Barett Brown (p. 189), Naomi Klein (p. 274).
Je suis ultra déçue Je suis pas sure d’avoir bien compris la fin Et j’adore cette autrice mais là j’ai pas du tout saisi le but. Je dirai 2,5 plus que 3
Dans les meilleurs moments de ce livre, il y a du Houellebecq: une prise de distance cynique et acerbe qui fonctionne très bien et en dit beaucoup sur notre société (le retour d’Antoine chez ses parents est un portrait au vitriol de deux conceptions du monde: le confort un peu beauf des parents et le regard critique assez ridicule d’Antoine). Mais globalement, la sauce ne prend pas complètement. Il y est question d’engagement politique, avec une fausse solution dans le dénouement qui ne parait pas vraiment crédible. Il y est question du rôle des hackers, et c’est très bien fait au début, mais ça se délite en cours de route, alors que la confrontation monde du dedans-monde du dehors était sans doute le grand sujet. Un livre qui déçoit ses promesses initiales.
Pffff... Je n'ai pas aimé ce livre. Pourtant, j'avais hate de le lire, j'ai tellement aimé l'Art de perdre ! Mais celui-ci, sincèrement, je n'ai pas compris. Je n'ai pas compris le but de cette histoire, démontrer que l'engagement peut prendre plusieurs formes peut-être ? On suit Antoine et L, deux jeunes (trentenaires ?), lui est assistant parlementaire, elle est hackeuse. Chacun à leur façon, ils tentent de traverser la vie sans trop de dommages, et en essayant d'apporter quelque chose aux autres. Mais j'ai trouvé ce texte long, une capacité à broder pour ne rien dire et développer des phrases à partir de la moindre observation. J'ai tout de même tenu à terminer cette lecture, mais cela m'a couté...
Il aurait pu être un 4 étoiles voir même 5, une histoire originale, qui nous balade, nous fait découvrir plusieurs univers, personnalités, manières de penser, de faire de vivre, d'agir ! Mais la plume est difficile, hachée, il fait revenir en amont pour essayer de comprendre comment on en est arrivé là, et même avec une relecture on y arrive pas toujours. Frustrant.
Des passages longs très longs. Plus de description que vraiment un roman. Pas de vraie histoire. Le lien avec l'assistant politique et la hackeuse est très superficiel pas appronfi.
Pour cette rentrée littéraire, Alice Zeniter offre avec Comme un empire dans un empire une analyse affutée des situations absurdes que rencontrent notre actualité contemporaine, à partir du récit de l’univers de trois trentenaires qui tentent d’agir sur le monde qu’ils habitent. Antoine est attaché parlementaire auprès d’un député socialiste qui prône la sociale démocratie mais qui peine à sortir du schéma qu’il connait depuis son entrée en politique. Cela fait très longtemps. La justification de l’état d’urgence après les attentats, le refus du revenu universel et une conception très archaïque de l’organisation sociale, etc. ont justifiés la répression policière qui a marqué à jamais un fossé entre le pouvoir et ceux qui les élisent. Sans comprendre que ces derniers demandent des comptes et ne se laissent plus berner sans réagir, ce député cherche à exister malgré tout, dans un monde qu’il ne reconnait plus. Antoine essaye de l’intérieur de lui faire appréhender ce monde nouveau en l’alertant sur un nombre de sujets contemporains, comme les gilets jaunes, le darknet, etc. Son engagement est complété par l’envie d’écrire un livre sur un amour qu’on disait absolu et qui a créé le photojournalisme moderne, le couple que forme Robert Capa et Gerda Taro. Elle se fait appeler L (à voix haute, on dit elle) et vit dans le monde du dedans – comprendre Internet. Au temps des Anonymous, L appartenait au monde des Ops chargés des opérations. Maintenant, elle se tient aux confins du droit mais cherche toujours à agir. Elle tente de démanteler les réseaux de la fachosphère. Son engagement ne s’arrête pas là. Elle aide aussi les femmes victimes de ce traçage numérique au service de la violence de leur compagnon. De plus, L vient d’assister à l’arrestation de son compagnon accusé de piratage d’une société de surveillance. Très encombrée par un corps trop grand, L promène ses peurs du monde du dehors qui deviendront une sorte de paranoïa réactionnelle galopante au fil des pages. Dans le roman, Xavier, un ami d’enfance d’Antoine, est beaucoup plus effacé mais représente l’engagement du retour vers la nature. Il vit à la Vieille ferme, un terrain qu’il a ouvert à tous ceux qui veulent vivre une expérience particulière en autogestion au mode de vie alternatif. La-bas, ça vient, ça va. Tout le monde s’occupe de tout, en toute égalité. Il y a même, comme à Notre-Dame-des-Landes, des artistes circassiens. La suite ici https://vagabondageautourdesoi.com/20...
J’ai adoré. C’était génial. Voilà. Je ne pense pas pouvoir le dire plus clairement.
Je ne me suis pas ennuyé-e une seule fois au cours de ma lecture, les pages coulaient toutes seules. Le rythme était parfait, la plume de l’autrice fluide et tellement, tellement belle. À chaque page, on en apprend un peu plus sur l’intrigue ou sur les personnages et, même si j’avoue avoir eu l’impression parfois que telle ou telle information était inutile, au final, il y avait bien un objectif, tout avait un sens et une connexion, d’une certaine manière. Et cette fin… C’était spectaculaire, j’ai purement adoré.
C’est vrai qu’à première vue, Antoine et L, nos deux protagonistes, n’ont rien à voir l’un avec l’autre, si bien que je me demandais sincèrement comment ils réussiraient à se croiser, et ça me frustrait qu’ils mettent autant de temps ! J’ai beaucoup aimé les deux, pour différentes raisons. Ce qui m’a vraiment plu, c’est leur humanité frappante. Ils avaient tous les deux tant de défauts, implicites comme explicites, mais ça les rend tellement plus intéressants ! J’ai adoré les découvrir au fur et à mesure de ma lecture.
Les thèmes qui sont mis en avant sont aussi très intéressants. Entre politique avec Antoine, Internet avec L, et une belle histoire de solidarité et de découverte une fois qu’ils se sont rencontrés, je n’ai pu qu’adorer. J’ai beaucoup appris et découvert, sur le monde mais aussi sur moi-même, dans un sens. Et c’est exactement ça que j’aime particulièrement dans les livres, en général, et c’est donc en partie pour cette raison que Comme un empire dans un empire est, je pense, une lecture coup de cœur.
C’est un avis assez bref mais, je pense, concis. Je ne peux pas expliquer à quel point j’ai aimé ce roman et la seule chose que je peux vous conseiller, c’est de le lire pour vous faire votre propre idée.
"Il s’appelle Antoine. Elle se fait appeler L. Il est assistant parlementaire, elle est hackeuse. Ils ont tous les deux choisi de consacrer leur vie à un engagement politique, officiellement ou clandestinement. Le roman commence à l’hiver 2019. Antoine ne sait que faire de la défiance et même de la haine qu’il constate à l’égard des politiciens de métier et qui commence à déteindre sur lui. Dans ce climat tendu, il s’échappe en rêvant d’écrire un roman sur la guerre d’Espagne. L vient d’assister à l’arrestation de son compagnon, accusé d’avoir piraté une société de surveillance, et elle se sait observée, peut-être même menacée. Antoine et L vont se rencontrer autour d’une question : comment continuer le combat quand l’ennemi semble trop grand pour être défait ? Dans ce grand roman de l’engagement, Alice Zeniter met en scène une génération face à un monde violent et essoufflé, une génération qui cherche, avec de modestes moyens mais une contagieuse obstination, à en redessiner les contours. L’auteure s’empare audacieusement de nos existences ultracontemporaines qu’elle transfigure en autant de romans sur ce que signifie, aujourd’hui, faire de la politique."
« Comme un empire dans un empire » est une chronique sociale de notre monde juste avant le COVID, où Alice Zeniter décrypte le mouvement des Gilets Jaunes, la montée de la violence, de la précarité et l’élargissement de la fracture sociale. A travers les trajectoires de deux trentenaires mal dans leurs peaux : Antoine, un assistant parlementaire et L, une hackeuse, elle interroge sur le sens de l’engagement politique face à la défiance croissante envers les institutions politique, dans un monde transformé par l’omniprésence du numérique. Roman intelligent et bien documenté avec de pertinentes réflexions politiques. J’apprécie beaucoup la plume acérée et le style fluide de cette écrivaine talentueuse que suis avec beaucoup d’interêt. Cependant, je n’ai pas réussi à m’attacher aux personnages surtout L. Il manquait quelque chose ou une dimension pour leur donner une âme. D’autre part , J’ai trouvé inutiles et ennuyeuses les longues descriptions sur le fonctionnement du piratage Internet. En conclusion, mon impression en fermant le livre est mitigée.
Je suis très mitigée concernant ce roman. Et la fin n’aide pas ! Je l’ai trouvé à la fois nécessaire et à la fois insuffisante. Un peu comme le reste de l’histoire. Il y a eu selon moi beaucoup trop de longueurs, j’avais trop souvent envie de poser le livre, mais il m’aura tout de même marqué. Les sujets abordés m’intéressent tout particulièrement ; la politique, la cybercriminalité, … Et je pense que c’est ce qui de mon côté m’a quand même permis d’apprécier le livre, même si je m’attendais à plus d’action, d’engagement et de bouleversement. (ainsi que des relations entre les personnages plus explicites ahah)
Maintenant que j’ai fini ce livre je le trouverais presque bien… mais j’ai mis des semaines à rentrer dedans. Les personnages manquent de personnalité, j’ai eu beaucoup de mal à m’attacher à elleux. Pourtant ils sont intéressants, réalistes, précisément construits, et j’ai appris des choses. Mais tout manque de chaleur, rien n’est vraiment important, du moins pendant la première moitié du livre (voire les deux premiers tiers). Quand les deux personnages principaux se rencontrent (au deux tiers donc) enfin ça commence ! Mais c’est un peu tard pour en faire un bon livre. Je suis contente d’avoir poursuivi la lecture, mais je suis déçue.
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L'ouvrage introduit indépendamment 2 protagonistes aux personnalités et modes de vie qui divergent. On va alors suivre leur problématique respectives et découvrir les circonstances, les raisons de leur rencontre et finalement les liens qui les unissent. Alice Zeniter nous plonge dans une sphère politique tendue tout en nous instruisant de manière précise sur les enjeux du cyberactivisme. Une pointe de déception à la vue des dernières lignes qui ne délivrent pas de conclusion claire quant au fil rouge . L'histoire reste malgré tout didactique et plaisante à lire.
Un peu déçue après le coup de coeur qu’était l’Art de perdre. Son écriture est toujours aussi belle et l’intention était bonne : un ouvrage engagé sur les citoyens qui, chacun à leur manière tentent avec plus ou moins de succès de se rebeller contre les affres du système. Problème: on ne croit pas du tout à la relation entre les personnages, qui se rencontrent assez tardivement, et pour qui finalement il ne se passe rien. On s’ennuie! Un essai aurait été passionnant, mais sous forme romanesque… c’est raté.
J'ai moyennement apprécié ce roman. D'abord, j'ai eu du mal avec l'écriture en gros "pavés", sans vraiment de pause, le texte n'est pas vraiment aéré. La fin est un peu décevante, on se demande un peu l'objectif du livre, qui est pourtant décrit comme un roman de l'engagement. Mais finalement les deux personnages principaux ne s'engagent pas vraiment et ne change pas grand chose au monde qu'ils méprisent tant...
C’est un roman qui m’aura pris beaucoup de temps à terminer, mais j’ai fini par m’accrocher aux personnages, après 200 pages (sur 442!). C’est l’histoire d’une hackeuse et d’un jeune assistant d’un député français pendant les événements des Gilets jaunes. (Vers 2018-2020). J’ai beaucoup appris sur le monde du “dedans”, où les hackeurs se promènent avec de bonnes et mauvaises intentions. Zeniter brosse un portrait nuancé d’un son personage principale de la hackeuse qui s’enferme à la fois dans sa tête et dans l’empire intangible des hackeurs. Un amour incongru prend forme, sans vraiment se concrétiser, avec le jeune assistant politique, convaincu qu’il peut bien faire depuis son propre « dedans ». Ne voulant rien divulgâcher, je me contenterai d’écrire que la fin m’a rappelé l’atmosphère de Station Eleven (Emily St. John Mandel).
J'aime beaucoup le style d'Alice Zeeniter et j'ai apprécié son roman. Je dois avouer que le thème du hacking et de internet ne sont pas mes thèmes de prédilection mais l'autrice a su rendre cela intéressant. Évidemment L'Art de Perdre reste mon roman préféré de Alice Zeeniter. Mais ce roman ci avec son intrigue politique et informatique et l'histoire sentimentale de L et Antoine en toile de fond a été une lecture agréable.
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