Coup de cœur. Comme l'an dernier. Comme presque à chaque fois. Cette autrice parle des sentiments humains avec une sensibilité qui fait écho, qui fait rage, qui m'emporte. ⠀
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J'ai vécu cette histoire tel un tsunami. ⠀
D'abord le calme, ce moment juste avant l'impact, où l'on n'entend plus rien si ce n'est le crépitement de la nature. C'est le moment où l'autrice, en peu de mots, pose son histoire et ses personnages. ⠀
L'affolement ensuite. Les arbres qui s'agitent, mes sentiments bousculés, les bourasques d'émotions. Ça secoue, et on sent qu'il est déjà trop tard pour reculer.⠀
Puis vient la vague, absolument incroyable de force et de puissance. On n'est pas prêt, mais pourtant elle arrive et ravage tout. Elle s'effondre, brise les remparts. La vue se brouille et nos repères en deviennent flous. ⠀
Et enfin, à nouveau, le calme. Tout est dévasté, à l'extérieur comme à l'intérieur. J'ai mal à la tête, et mes joues sont devenues sèches d'avoir trop pleurer.⠀
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"La déraison" nous parle de résilience, d'acceptation, de quête de soi, d'amour - du premier vrai et grand amour -, d'espoir. Il nous rappelle qu'il n'est jamais trop tard, qu'il faut dire aux siens comme ils comptent. L'autrice nous montre ce qui forge une personnalité, une existence. Madeleine, Joshua, Lisa, Vasco, Nathan, et même Suzanne et Anita, ils resteront gravés. J'ai adoré les accompagner sur ce chemin, traverser leurs instants de joie et leur peine incommensurable. La vie est profondément belle pour celui qui sait en apprécier la beauté, même dans l'adversité. ⠀
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Merci Agnès Martin-Lugand. Quel merveilleux roman. ✨⠀