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Les vallées closes

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" Comment ce monde incolore avait-il eu la cruauté, l'impertinence, la folie, de faire naître en son sein un garçon en couleur ? " Qui peut dire ce qu'il s'est vraiment passé cette nuit où Paul-Marie, employé de mairie bien sous tous rapports, a recueilli chez lui Enzo, jeune adulte atteint de déficience intellectuelle ? Dans ce village reculé de Provence où les préjugés sont rois et où l'on condamne toute forme de différence, la vérité importe peu. Et Paul-Marie est contraint de se cacher dans le grenier de Claude, sa mère, pour échapper à la vindicte populaire. Paul-Marie, Enzo et leurs mères respectives nous livrent leurs histoires. Passé et présent se répondent dans ces récits emplis de sang et de larmes, de drames et de fatalité, mais aussi de tendresse maladroite et d'amour chuchoté.

288 pages, Paperback

Published January 19, 2023

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Mickaël Brun-Arnaud

12 books68 followers

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7 (6%)
1 star
1 (<1%)
Displaying 1 - 21 of 21 reviews
Profile Image for charlie medusa.
601 reviews1,461 followers
June 18, 2024
c'est le genre de livre objectivement très abouti mais aussi face auquel je ne peux m'empêcher d'éprouver un certain malaise ; écrire la saleté et la violence c'est important et la littérature est un champ libre où l'on a bien évidemment le droit d'aller aussi loin et aussi fort qu'on veut, mais je crois aussi que ce n'est pas parce qu'on peut qu'on doit, et que raconter la violence sociale à grand renfort de caca-pipi-sale-puant-crade-crasse, c'est d'une part facile, et d'autre part un peu douteux. genre raconter que quelqu'un est pauvre, ça peut se faire sans préciser qu'il se taille la plante de pied infectée à l'opinel. ou raconter que l'enfance d'un gamin est brutale, ça peut se faire sans parler de sa pisse toutes les 4 pages. je le pense vraiment et je crois que c'est un choix que de le préciser de s'attarder dessus de le décrire de le raconter, pourquoi le faire comme ça ? l'histoire est très très très forte et c'est très bien écrit et c'est rare une telle maîtrise mais je peux pas m'empêcher de retenir. ce malaise. encore une fois : il ne s'agit pas de policer la littérature. le sale et la violence ont leur importance, plus que leur place encore. mais qui choisit-on de montrer ainsi ? qui choisit-on de dégrader par les mots ? insister sur les seins pendants de tel personnage, ce n'est pas neutre. humilier la sexualité et les organes génitaux de tel autre, ce n'est pas neutre non plus. je SAIS évidemment quelle est l'intention derrière, je le vois, je vois que c'est plus un regard en mode "à la fin on est tous juste des humains", mais dans le contexte actuel, ça me questionne. c'est très très intelligemment construit, le roman choral fonctionne super bien, les personnages sont très touchants, et l'émotion est là, c'est indéniable. je ne me pose pas non plus comme arbitre moral de ce qui est bien ou pas. je me dis juste : je crois que c'est plus fort, et plus respectueux possiblement, de dire la violence sans la montrer en entier. d'accorder à ses personnages, quand bien même ils sont fictifs, un endroit de secret. un secret de respect, à mille lieues du secret infâme et étouffant qui règne dans ces vallées closes, et qui est par ailleurs tellement, tellement bien raconté.
Profile Image for Laura.
1,284 reviews42 followers
January 24, 2023
Un uppercut littéraire ! L'écriture est sale et superbe tout à la fois, c'est incroyable. Si vuos nez voyez pas de quoi je parle, je vous suggère de le lire, c'est encore mieux que de regarder cet avis.
Profile Image for Frey.
948 reviews62 followers
May 4, 2023
C'est un livre cruel, et dur, et très (trop ?) réel dans son aspect social. Des choses m'ont mises mal à l'aise, l'écriture est crue, parfois belle, souvent drôle, au dépend de tout et tout le monde. Je comprends que le côté "subversif" et volontairement provocateur ne plaise pas à tout le monde, mais ça a été un coup de cœur pour moi.
Profile Image for Thibaut.
138 reviews29 followers
February 11, 2023
Le quotidien de Paul-Marie, employé de mairie et quadragénaire bien sous tous rapports, bascule une nuit d’août lorsqu’il recueille chez lui son jeune stagiaire Enzo, atteint de déficience intellectuelle. Dans les vallées closes de ce petit village reculé du Luberon, en Provence, les bouches colportent les rumeurs et les langues diffusent leur venin, trop souvent destructeur. Paul-Marie n’a alors d’autre choix que de (sur)vivre caché dans le grenier de sa mère Claude.

Ce roman choral, véritable drame social porté par ses trois dignes personnages, est une bouleversante histoire qui parle de différences, d’intolérance, du poids des "on-dit" lorsque la vérité importe peu, de leurs conséquences, et de l’amour quand il est finalement trop douloureux d’aimer.

Cette lecture m’a beaucoup touché, puisque j’ai reconnu dans quelques scènes et certains sentiments des personnages le garçon que j’étais plus jeune, découvrant, construisant puis forgeant mon identité.

Toujours aussi fluide et agréable à lire, le style de l’auteur, plus brut et parfois très cru ici, m’a de prime abord quelque peu surpris, mais vraiment énormément plu. Il se marie à l’histoire racontée : la plume se durcit, à l’image de la vie des personnages.

Comme le résume si joliment l’auteur, c’est finalement un vibrant hommage à tous ceux qui parlent peu mais sur qui on parle beaucoup.
Profile Image for Jo.
1,218 reviews226 followers
January 25, 2023
Un roman d’une puissance inouïe.

Si, au départ, on se demande dans quoi on s’embarque, la pluralité des points de vue nous happe très vite.

Les personnages et leurs névroses nous enferment dans un labyrinthe psychologique saisissant.

Un drame social bouleversant, un livre percutant.
Profile Image for Ilona.
Author 7 books24 followers
April 4, 2023
Claude cache son fils, Paul-Marie, quarantenaire, dans son grenier ; il est accusé d'avoir violé Enzo, son stagiaire d'une vingtaine d'années et déficient intellectuel – mais surtout, il est pointé du doigt parce que « pédé ». (L'auteur montre bien les amalgames qui sont malheureusement très souvent faits entre « pédé », « pédophile », et « violeur ».)
Mais qui peut savoir ce qui s'est réellement passé ?

-

Percutant ; c'est le premier mot qui me vient à l'esprit après avoir fini ce livre.

L'histoire est glauque, terrible, violente, et les descriptions sont crues, sales, repoussantes. Mais Mickaël Brun-Arnaud a un style d'écriture beau, poignant, presque poétique, qui contraste avec les mots employés, et qui nous pousse à tourner les pages pour continuer notre lecture.

C'est un livre difficile à lire – tant à cause du langage, des thèmes, du style.

On suit trois personnages différents dans chaque chapitre – personnages bien sûr tous liés les uns aux autres –, à différentes époques (ce qui peut rendre la lecture compliquée).

-

En toute honnêteté, j'aurais été incapable de lire ce livre, s'il avait été écrit par un autre auteur, dans un autre style ; si cette même histoire avait été racontée d'une autre manière.

Encore une fois, ce n'est pas un livre facile à lire ; j'ai personnellement eu besoin de faire des pauses à plusieurs reprises avant de m'y replonger, même si j'avais très envie de savoir le dénouement – qui n'arrive d'ailleurs réellement qu'à la fin du livre, laissant un doute planer tout au long du roman.

C'était vraiment une lecture bouleversante, qui permet de découvrir une autre facette de l'auteur, bien loin des Mémoires de la Forêt.
Profile Image for lespassionsdemarie.t.
103 reviews2 followers
May 30, 2023
Ne vous fiez pas à cette magnifique couverture, à ces belles couleurs, car l'histoire qui se cache derrière celle-ci est loin d'être si admirable.
Mickaël Brun-Arnaud nous a habitués à des histoires plus douces avec les « Mémoires de la forêt", mais ici, il faut faire preuve de courage et de persévérance, il faut mettre ses sentiments "en suspens" afin d'appréhender ce roman avec le recul nécessaire.
L'histoire nous amène dans un petit village de Provence. On pourrait imaginer le soleil, la douceur de celui-ci, la beauté du sud et, cependant, nous nous confrontons tout de suite à une noirceur absurde, malsaine, dérangeante.
Une noirceur qui, malheureusement, nous entoure jour après jour. Celle de la société et de ses préjugés, de son intolérance, de sa violence ; celle de l’âme humaine.
Un roman qui nous « oblige » à affronter la réalité que nous désirons souvent oublier, mais qui se cache dans chaque recoin. Un roman qui nous fait méditer sur la vie, sur notre raison d’être, sur le monde dans lequel nous vivons.
Ce fut une lecture facile de par la plume fluide de l’auteur et, cependant, difficile de par les thèmes abordés et qui me touchent énormément et personnellement. Une lecture qui me fera cogiter au sens de la vie pendant longtemps.
Merci Mickaël de m’avoir prévenue ! Je t’ai écouté et j’ai lu ces belles pages sous un magnifique soleil. N’empêche que ça m’a quand même bien chamboulée… !!!
115 reviews2 followers
December 18, 2023
Je reviens vers vous avec un retour sur une excellente lecture… qui m'a un peu chamboulé et sorti de ma zone de confort 😁

J'ai connu Mickaël Brun-Arnaud avec sa saga jeunesse "Mémoires de la forêt" ! Quand j'ai su qu'il avait publié un roman adulte, j'ai tout de suite voulu le découvrir dans un autre registre. Et clairement, c'est très très éloigné de son univers de la forêt de Bellécorce 😂

Avant d'acheter le livre, j'ai regardé quelques avis par curiosité ; ceux que j'ai vus semblaient se rejoindre : vulgaire, cru, pessimiste... Ça annonçait la couleur et, personnellement, ça m'a donné encore plus envie de lire ce roman pour voir de quoi il en retournait exactement 😇

Je savais donc un peu dans quoi je m'engageais avant d'ouvrir le livre. Et heureusement je pense^^

Au niveau du registre, j'avoue avoir eu un peu de mal lors du premier tiers du récit je dirais. Les choses crues ne me gênent pas, mais je lis très peu d'ouvrages vulgaires, je trouve ça rarement justifié et comme je ne suis pas forcément vulgaire de base, j'imagine que ça n'aide pas à apprécier 😕

Ici, même si je m'y étais préparé, je ne m'attendais peut-être pas à autant donc ça a été un démarrage assez déroutant pour moi. En effet, dès le début et jusqu'à la fin, on peut dire que tout est globalement vulgaire, dialogues ou non^^ Mais au bout d'un moment, je m'y suis fait, et franchement, ça passe plutôt bien… même si ce ne sera jamais, je pense, mon registre préféré 😂 A mon sens, ce n'est pas toujours justifié, mais c'est un style pleinement assumé et qui reflète l'ambiance générale de cet environnement particulier, les personnages, leur état d'esprit et leurs relations.

Quant au style d'écriture en lui même, j'ai beaucoup aimé. Là aussi, je trouve que nous sommes sur quelque chose de peu commun. Les phrases sont en général assez longues et avec une certaine dynamique qui, par moment, donne un rythme assez coupé, mais qui colle parfaitement au récit et à la façon dont s'expriment les personnages.

J'ai mis beaucoup de citations sur le site, notamment quelques unes vulgaires pour vous donner un peu une idée 😉 (il y a des passages qui le sont bien plus à mon sens mais je voulais que quelques phrases et non pas des paragraphes complets, ne pas trop spoiler et pas nous plus être trop vulgaire ici^^). de plus, vous pouvez y voir aussi que le style très oral est retranscrit jusque dans la façon d'écrire. Encore une fois, tout le monde n'apprécie pas ça, mais l'immersion n'en est que meilleure à mon avis.

L'auteur nous montre tout de même, que même avec un style très familier, il arrive à créer des personnages émouvants. En effet, dans ce roman, nous suivons en alternance trois personnages : Claude, son fils Paul-Marie, et Enzo, dans le présent mais aussi dans le passé ; et les trois ont su me toucher à leur manière. Je n'avais pas trop de doutes pour Paul-Marie et Enzo vu ce que j'avais déduit du résumé. Mais mention spéciale à Claude, que je ne pensais pas apprécier tant que ça au début, mais qui, sur ses deux derniers chapitres, m'a ému lors de deux scènes qui m'ont fait verser une petite larme 😔

Les personnages secondaires sont quant à eux, sauf exception, assez détestables on va dire 🤬 Dans les quelques exceptions, je souhaite citer particulièrement Daniel, qui m'a bouleversé. Là aussi, je crois qu'il y a deux scènes avec lui qui m'ont mis les larmes aux yeux 🥺❤️

Pour parler rapidement du fond de l'histoire, je vais juste vous dire que les thèmes abordés peuvent être durs. Il n'y a pas de page de triggers warnings, d'avertissement ou quoi, donc si vous savez que vous ne pouvez pas tout lire, n'hésitez pas à me demander (vous pouvez en déduire certains avec le résumé et les citations, mais je ne dirai rien de plus ici pour laissez découvrir par eux-même ceux qui le souhaitent 😉). En tout cas, avant de commencer, il vaut mieux savoir que les thèmes sont assez nombreux et tous difficiles… Une scène m'a même mis un peu mal à l'aise j'avoue 🙈

Je comprends donc dans un sens les commentaires que j'ai vus qui parlaient d'un livre très (trop) pessimiste. Pour ma part, je ne dirai pas ça. Ce roman est dur, sombre, loin d'être joyeux, mais ce que je retiens c'est aussi la fin, qui m'a touché et qui est, dans un sens, triste et belle à la fois (un peu, mais c'est toujours ça de pris dans un tel livre^^). C'est sûr que dans tout le roman, il n'y a (presque) pas une once de bonheur, mais malheureusement, ça dépeint certaines vies, certaines familles, certains endroits où tout le monde se mêle de tout, tout le monde est constamment dans le jugement et il faut forcément rentrer dans le moule sinon nous sommes condamnés d'avance par notre différence 😢

Je vous rassure, certaines phrases/passages m'ont fait sourire quand même. Ils concernent quasiment tous Enzo je pense. Ce jeune homme est passionné par les animés et les jeux vidéos, en particulier Pokémon (aussi Naruto de mémoire, mais n'ayant jamais regardé, je ne peux pas en parler^^). Pokémon est de toute façon le jeu évoqué le plus souvent et de loin, Enzo en parle très régulièrement, et fait des comparaisons entre sa vie et celles des Pokémon et des dresseurs. La plupart de ces phrases m'ont fait sourire, sur le coup c'est très attendrissant (même si dans le fond, ça me fait un peu de peine pour la façon dont il se voit, voit les autres et voit sa vie 🥺). Mais retenons que sur le coup, ça prête à sourire (et ça m'a aussi donné envie de ressortir ma game-boy pour y rejouer 😂).

Conclusion : ce roman de Mickaël Brun-Arnaud m'a sorti de ma zone de confort avec son style très très familier. Mais une fois habitué, je trouve que ça se lit bien, d'autant que, même si le livre est très dur par ses thèmes, il n'en est pas moins touchant sur plusieurs scènes, principalement avec Claude et Daniel qui m'ont fait avoir les larmes aux yeux, mais aussi Enzo qui est touchant à sa manière ♥️ de plus, on a envie de savoir le fin mot de l'histoire, ce qu'il s'est réellement passé cette fameuse nuit donc ça devient assez addictif.
Malgré un début qui m'a donc un peu déconcerté, cette lecture a fini par être excellente, mais surtout une lecture qui m'a un peu perturbé et va me marquer pendant longtemps je pense ! Exactement le genre de choses que j'attends de certains romans, et, lorsque je me suis engagé dans celui-ci, j'étais persuadé que ce serait le cas vu les échos que j'en avais eus. Pari réussi et hâte de relire cet auteur à nouveau 😁
Profile Image for ☼ Laura ☼.
98 reviews10 followers
September 18, 2023
J'avais jamais lu un roman avec une écriture aussi crue, et c'était clairement pas fait pour moi (d'où le 1⭐ et j'en suis vraiment navrée).

On voit le pire de l'humain (racisme, homophobie, vanité, ragots, on-dits, rejet de ceux qui ne rentrent pas dans le moule, vies gâchées par une société violente, et j'en passe TELLEMENT..) ça me procure tant de colère, de tristesse et de frustration.

En revanche je ne m'attendais absolument pas à lire quelques chose d'aussi crasseux/poisseux, une ambiance de malaise qui ne nous quitte que très peu tout du long. On sent que l'écriture est volontairement provocatrice, mais c'est trop pour moi (je suis pourtant difficilement choquable, enfin du coup il faut croire que si). J'ai même hésité à abandonner à la moitié, mais ma curiosité et mon attachement pour Claude m'ont poussés à terminer.

Je suis malheureusement assez déçue par ma lecture, le roman soulève des problématiques intéressantes et profondes, il y a des relations fortes entre les personnages (Claude et PM sont supers touchants), mais tout ça est un peu mis de côté à mes yeux par l'écriture ultra trash et graphique.

Je dois dire que malgré tout l'histoire était très poignante, et la plume (hormis les descriptions 🔞) était d'une très jolie poésie. J'aurais vraiment aimé aimer mais c'était juste trop pour moi, désolée Mickaël 🥲 .
Profile Image for Elea. Noor..
165 reviews
January 25, 2023
Un drame social prenant, avec un contraste marqué entre cette œuvre et sa série jeunesse. C'est agréable de découvrir une écriture plus crue, largement moins délicate, qui nous annonce directement qu'on ne va pas passer un moment tendre.

J'ai l'impression que Mickaël Brun-Arnaud a un tic d'écriture qui le pousse à marquer chaque fin de chapitre par une phrase marquante, qui devrait nous bouleverser. Ça ne marche pas sur moi, mais c'est amusant à remarquer.

En tout cas, il sait investir le lecteur dans son histoire, il sait lui donner envie de savoir ce qui s'est passé, de découvrir chaque personnage jusque dans leurs retranchements les plus profonds. Il évoque des sujets actuels et importants sans nous donner une leçon, mais en nous montrant ce que c'est, ce que ça implique et surtout l'impact que les actes et les mots peuvent avoir.

Un livre très intéressant, qui m'a beaucoup plu.
1,053 reviews7 followers
February 7, 2023
3.5 étoiles**

J'ai beaucoup aimé l'histoire et j'ai été très touchée par les personnages de Paul-Marie et Claudie. La façon dont ils ont été traités était dégoutante et injuste. Par contre, j'ai eu un peu de mal avec le style d'écriture qui était souvent très cru et parfois de façon pas nécessaire. Les vallées closes n'a pas été un coup de cœur mais reste tout de même une bonne lecture !
Profile Image for Catherine Allibert.
Author 1 book11 followers
April 9, 2023
Un roman écrit au vitriol ! Une peinture très dure du monde rural où les rumeurs circulent et les réputations sont trop vite faites. Des personnages à la fois très touchants et dérangeants. Mais humains... terriblement humains : c'est ce qui fait la force de ce roman.
(Attention pour ceux qui connaissent l'auteur par "Mémoires de la forêt", nous sommes loin de la douceur de Bellécorce !)
Profile Image for Rafaela Oliveira.
1,061 reviews8 followers
April 19, 2023
Et bien... C'est du lourd.
C'est une lecture très crue et dure mais au même temps tellement vraie.
J'ai pleuré avec Paul-Marie et Claude. J'ai été envoûtée par ce livre et l'histoire de ces gens. Ce que je retiens c'est la vie est trop courte pour ne pas se permettre d'être soi-même et de se battre pour être heureux.
154 reviews
did-not-finish
June 28, 2023
Abandonné à un peu plus de 100 pages.

C'est un livre dur sur des sujets de société très intéressants. L'écriture est particulière, parfois brillante, parfois tellement crue qu'elle en devient repoussante. C'est à cause de ce dernier point que je n'ai pu continuer ma lecture.
Profile Image for Kurita.
12 reviews
May 4, 2023
Lecture dur au début mais au fil du roman on s'immerge plus
Profile Image for Aude Bouquine Lagandre.
725 reviews222 followers
January 27, 2023
L’ambiance des « vallées closes » est celle des campagnes, petit village où tout le monde se connaît, et où les ragots vont bon train. Mickaël Brun-Arnaud décrypte le drame social qui se joue dans ces petits bourgs de campagne où l’intolérance fait rage, où les cœurs sont verrouillés, et la parole est barricadée derrière les portes fermées à double tour. Ces vallées closes résonnent par leur silence, des âmes enfermées entre des montagnes, comme si elles ne pouvaient s’échapper, condamnées à errer parmi les murmures de ceux qui ne vous veulent pas du bien.

Dans ce roman choral, plusieurs personnages prennent la parole à différentes époques : les voix de Claude, Enzo et Paul-Marie se succèdent. On comprend très vite que Paul-Marie est caché dans le grenier de sa mère Claude, qu’il est adulte, travaillait comme comptable à la mairie. Que fait-il là ? De quoi a-t-il peur ? Et surtout de qui se cache-t-il ? Un troisième personnage, le jeune Enzo vient épaissir l’histoire.

Il est difficile de parler de la thématique de ce roman sans spoiler. Je ne vous dirai pas de quoi parle vraiment « les vallées closes », je peux simplement vous en donner une idée. Par exemple, c’est un roman sur la différence, la visible et l’invisible, dans tous les cas, la dérangeante. De ces différences qui font dire à Enzo « Dis, m’man, tu crois pas que c’est parce que tu trouves le sexe dégueulasse que t’as fait un enfant raté ? », et à Daniel « Comme il avait toujours su que pour survivre, il fallait s’endurcir, Daniel savait que son frère ne s’endurcirait jamais ; et il assistait chaque jour, impuissant, aux délicatesses insensées de Paul-Marie qui, en se promenant sur les chemins de terre, vérifiait sans cesse où il posait le pied pour ne pas écraser les fourmis ou abîmer les fleurs. Comment ce monde incolore avait-il eu la cruauté, l’impertinence, la folie, de faire naître en son sein, un garçon en couleur ? »

C’est aussi un récit qui parle de maternité sous le prisme de deux femmes : Claude, mère de Paul-Marie et Geneviève, mère d’Enzo. L’une en a vu de toutes les couleurs, mais cache ses souffrances aux yeux du monde, l’autre compose avec le handicap visible de son fils et a une nette tendance à l’étouffer. Ce qui les rapproche incontestablement est l’amour qu’elles vouent à leurs enfants même si elles l’expriment très différemment.

Malgré les sujets graves traités ici, Mickaël Brun-Arnaud fait montre d’un sacré humour qui permet au lecteur de souffler un peu, et de prendre de grandes respirations. « Enzo avait parfois un peu de mal à reconnaître les gens quand ils changeaient de vêtements, ou qu’il les voyait pas au même endroit ; sa psychologue disait qu’il avait une mémoire contextuelle, ce qui était sans doute un autre moyen d’éviter de lui dire qu’il était con quel que soit le contexte. »

Lors de nombreux passages, j’ai parfois eu l’impression de me retrouver dans un roman de Franck Bouysse. L’endroit d’abord, la campagne profonde, les hommes taiseux, les descriptions extrêmement poétiques. Car s’il y a de beaux passages poétiques, il y a aussi des scènes d’une grande brutalité. « Les vallées closes » est un roman d’apprentissage où l’auteur utilise des mots très directs après des passages d’une vraie beauté lyrique. Les mots employés sont crus, très, trop, explicites et contrastent très abruptement avec l’impression générale. J’ai eu l’impression d’être giflée, plusieurs fois, puis caressée et re-giflée encore. Je n’ai pas aimé cette sensation-là. Je ne savais jamais sur quel pied danser ni ce qui m’attendait dans le paragraphe suivant… et ce qui m’attendait était souvent rude, voire vulgaire. En ce qui me concerne, ce fut immensément déstabilisant, et parfois à la limite du supportable. L’auteur ne nous laisse pas deviner les choses, il les décrit avec force et en détail. On sent les odeurs, on voit se dérouler le film, on ressent les douleurs. C’est d’autant plus inattendu que la quatrième de couverture ne parle absolument pas de cela. Je rappelle que Mickaël Brun-Arnaud a écrit un premier roman jeunesse, « La mémoire de la forêt » qui traitait de la maladie d’Alzheimer. « Les vallées closes » est clairement un roman d’adultes pour adultes, à ne pas mettre entre toutes les mains.

Alors oui, je suis un peu déçue. Déçue parce qu’il y a de très belles choses dans ce roman, de belles émotions, de belles réflexions, de belles relations entre les êtres qui sont, pour moi, souvent gâchées par ces scènes décrites sans filtre.
Profile Image for eleanore mary ♡︎.
82 reviews6 followers
March 2, 2025
pour un genre que je n’ai pas l’habitude de lire, j’ai beaucoup aimé. de un parce que ça parle de sujets sensibles qui à l’époque était très peu abordée et plutôt mal prix mais aussi parce que l’histoire et les personnages sont attachants. ça reste tout de même une lecture qui peut être difficile, alors faites attention à bien vous renseigner avant de le commencer.
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