Jump to ratings and reviews
Rate this book

Roman

Rate this book
« De quoi souffres-tu ? De l'irréel intact dans le réel dévasté. » Ces mots de René Char auraient pu servir d'exergue à ce livre des nuits, de la déraison et des passions qui exilent : une femme vient d'échapper à la mort, elle part à la recherche de cet Autre qui lui tiendrait lieu de frère de substitution, de jumeau perdu et retrouvé, de double sublimé. Elle le découvrira peut-être en la personne d'un inconnu nommé Roman.

174 pages, Paperback

Published January 7, 2016

1 person want to read

About the author

Linda Lê

57 books47 followers
Linda Lê is a French writer of Vietnamese origins.

Ratings & Reviews

What do you think?
Rate this book

Friends & Following

Create a free account to discover what your friends think of this book!

Community Reviews

5 stars
3 (60%)
4 stars
1 (20%)
3 stars
0 (0%)
2 stars
1 (20%)
1 star
0 (0%)
Displaying 1 - 2 of 2 reviews
Profile Image for Gabrielle Danoux.
Author 38 books46 followers
November 27, 2022
Voici une double "embolisation" littéraire. Je vais surprendre bon nombre d'entre vous en disant que le nouveau Roman de Linda Lê est un livre optimiste ou plutôt plein d'espoir, un livre de la lumière qui rompt avec les ténèbres, mais leur reste reconnaissant, "tant" il plaide pour les ruptures qui libèrent. Une contre-emprise réussie "tant et si bien" que la magie de la fiction apaise l'inconsolée et inconsolante réalité des "doux dingues". Les écrits de Linda Lê ne sont pas à mettre entre toutes les mains, car ils sont souvent pétris de cette noirceur grave de la lucidité extraite de la substantifique moelle des abîmes intérieurs. Ils tétanisent et en cela revigorent plus d'une âme écorchée. Si l'on les dépose, une fois la lecture terminée, aux côtés des "amulettes" de la littérature du "désastre", ce n'est, en ce qui me concerne, jamais avec détachement. La force de ses pages me menotte à la littérature, et m'accuse avec justesse d'ignorer plus d'un(e) écrivain(e) ou artiste dont l'oeuvre se détache dans le paysage, pas toujours clair de nos quotidiens.
L. la narratrice, après avoir ressuscité les trois amoureuses clandestines dans un essai, fait nouvelle oeuvre de charité littéraire dans un autre livre, sorte d'enchâssement où elle évoque la figure de Roman, "[son] intention étant de l'amener [cet inadapté] progressivement à se détacher d'elle".
L. survit à une rupture d'anévrisme (j'ai lu dans une encyclopédie médicale que l'anévrisme serait toujours causé par un traumatisme) sans séquelles et parvient presque aussi miraculeusement à rompre avec de vieux démons et à se "lancer seule dans cette aventure" qu'est l'exploration de "l'autre face des choses".
Subsidiairement et par un subtil et attachant jeu de mise en abîme, Linda Lê écrit aussi, dans le but de les ressusciter (et de rompre pour leur compte), sur "les amours occultées de Taos Amrouche, Catherine Pozzi et Camille Claudel". Pour ceux qui douteraient de l'humour de Linda Lê, le chirurgien s'appelle docteur T.
Profile Image for Gabrielle Danoux.
Author 38 books46 followers
August 24, 2022
Voici une double « embolisation » littéraire. Je vais surprendre bon nombre d'entre vous en disant que le nouveau Roman de Linda Lê est un livre optimiste ou plutôt plein d'espoir, un livre de la lumière qui rompt avec les ténèbres mais leur reste reconnaissant, « tant » il plaide pour les ruptures qui libèrent. Une contre-emprise réussie « tant et si bien » que la magie de la fiction apaise l'inconsolée et inconsolante réalité des « doux dingues ». Les écrits de Linda Lê ne sont pas à mettre entre toutes les mains, car ils sont souvent pétris de cette noirceur grave de la lucidité extraite de la substantifique moelle des abîmes intérieurs. Ils tétanisent et en cela revigorent plus d'une âme écorchée. Si l'on les dépose, une fois la lecture terminée, aux côtés des « amulettes » de la littérature du « désastre », c'est, en ce qui me concerne, jamais avec détachement. La force de ses pages me menotte à la littérature, et m'accuse avec justesse d'ignorer plus d'un(e) écrivain(e) ou artiste dont l’œuvre se détache dans le paysage, pas toujours clair de nos quotidiens.
L. la narratrice, après avoir ressuscité les trois amoureuses clandestines dans un essai, fait nouvelle œuvre de charité littéraire dans un autre livre, sorte d'enchâssement où elle évoque la figure de Roman, "[son] intention étant de l'amener [cet inadapté] progressivement à se détacher d'elle".
L. survit à une rupture d'anévrisme (j'ai lu dans une encyclopédie médicale que l'anévrisme serait toujours causé par un traumatisme) sans séquelles et parvient presque aussi miraculeusement à rompre avec de vieux démons et à se « lancer seule dans cette aventure » qu'est l'exploration de « l'autre face des choses ».
Subsidiairement et par un subtil et attachant jeu de mise en abîme, Linda Lê écrit aussi, dans le but de les ressusciter (et de rompre pour leur compte), sur "les amours occultées de Taos Amrouche, Catherine Pozzi et Camille Claudel". Pour ceux qui douteraient de l'humour de Linda Lê, le chirurgien s'appelle docteur T.
Displaying 1 - 2 of 2 reviews