Comment expliquer la solidarité ? Avec 10 auteurs, 10 récits où il est question de courage, d'humilité, de don de soi, de différence et de responsabilité.
Geneviève Brisac is a French writer and winner of the Prix Femina, 1996, for Week-end de chasse à la mère, a novel translated in English as Losing Eugenio (2000) and referred to in The New York Times as a "mildly compelling text." She also writes short stories and children's literature, and is a literary critic for Le Monde, and with Christophe Honoré she co-wrote the screenplay for Honoré's Non Ma Fille, Tu N'iras pas Danser (2009). Plagued by anorexia from childhood, she wrote an "auto-fictional" novel, Petite (1994), in which she recounts her struggle with the disease.
Nous avons lu, ensemble, avec ma fille de huit ans, ce livre en deux soirées, et à voix haute « précisément pour ne pas oublier notre responsabilité, et la nécessité d'être attentif au sort de notre voisin », comme l'indique Jean-Jacques Wahl (Directeur Général de l'Alliance Israélite Universelle) dans le mot de la fin. Le recueil s'ouvre sur un texte écrit par Élisabeth Brami (Où vas-tu Basile ?) qui est aussi celui que j'ai préféré sur les dix. C'est une lettre, signée par l'autrice (est-ce une histoire vraie ?) et adressée à un inconnu, en signe de gratitude pour un geste que je vous laisse découvrir. Ensuite, dans « Élie le mendiant », Alain Korkos, nous apprend qu'entre un riche et son mendiant, « le plus riche des deux n'est pas celui que l'on croit... ». Dans « Des cadeaux en réserve », Mayah Gauthier aborde la question des dons d'organes, comme « le cadeau le plus beau du monde ». Cela a énormément plu à ma fille, tout comme l'histoire suivante, écrite par Susie Morgenstern, « 10 % de zéro ». La morale en est délicieuse : « je me rends compte que mieux que des conseils, mieux qu'un bonjour, un petit câlin peut aider le monde à tourner. » Il est question d'antisémitisme dans « Chacun pour soi » de Yaël Hassan, tout comme dans « Serial killer » de Sylvaine Jaoui, ou « Donnant, donnant » de Rachel Hausfater. Une mention spéciale pour l'histoire de Jean-Jacques Greif, « Le singe et le sanglier », écrite en vers et dont la morale est : « Aidez pourtant votre prochain,/Car le monde va mieux quand chacun fait le bien. » (p. 73) Agnès Desarthe signe un joli texte pour les... curieux : « La légende du Baron Hachem », tandis que Geneviève Brisac nous parle de la confiance dans « Mon âge à deux chiffres ».