Le parcours exceptionnel de la première réalisatrice de l’histoire du cinéma
En 1895, à Lyon, les frères Lumière inventent le cinématographe. Moins d’un an plus tard, à Paris, Alice Guy, 23 ans, réalise La Fée aux choux pour Léon Gaumont. Première réalisatrice de l’histoire du cinéma, elle dirigera plus de 300 films en France. En 1907, elle part conquérir l’Amérique, laissant les Films Gaumont aux mains de son assistant Louis Feuillade. Première femme à créer sa propre maison de production, elle construit un studio dans le New Jersey et fait fortune. Mais un mariage malheureux lui fait tout perdre. Femme libre et indépendante, témoin de la naissance du monde moderne, elle aura côtoyé les pionniers de l’époque : Gustave Eiffel, Louis et Auguste Lumière, ou encore Georges Méliès, Charlie Chaplin et Buster Keaton. Elle meurt en 1969, avec la légion d’honneur, mais sans avoir revu aucun de ses films – perdus et oubliés. C’est en 2011, à New York, que Martin Scorsese redonne un coup de projecteur sur cette femme exceptionnelle.
Little José-Louis was born in Neuilly-sur-Seine on 28 August 1962 and became passionate about good comic strips so quickly that at the age of 13, he founded Bizu, his own fanzine. He then established various illustrated anthologies for Bédérama, offering compilations of work by authors such as Franquin, Binet and Andréas.
To satisfy his passion for reading, he got a job with the Temps Futurs bookshop at the start of the 1980s and, together with friend and companion Jean-Luc Fromental, he took part in the production of the works of L'Année de la Bande Dessinée), published by that Parisian temple of cartoons and science-fiction.
His first articles started to appear in Metal Hurlant and he became a press attaché for Humanoïdes Associés in 1983, then became their collections editor. His first scripts were illustrated by Serge Clerc ("Les mémoires de l'espion"), Arno (Anton Six and "Kriegspiel"), Franz ("Mémoires d'un .38", in collaboration with Fromental), Max ("Panzer Panik") and Biard ("Le 38° Parallèle", in collaboration with Rivière).
It was working with François Rivière on scripts and with Philippe Berthet for illustrations that he commenced his most ambitious series in 1983, "Le Privé d'Hollywood". Fuelled by the old-style detective novels by Stuart Kaminsky and the initial works of the Série Noire, this reconstruction of an America which disappeared a long time ago has retained all of its charm, a fact confirmed by its reissue as a complete version in 1999.
From 1989 to 1991, he wrote scripts for Francis Vallés" trilogy of the adventures of the reporter Dorian Dombre (for Glénat) and endeavoured to bring back memories of Jerry Spring with Franz ("Fureur Apache", for Alpen in 1990).
In 1991, he and Jean-Baptiste Gilou took part in the creation of La Sirène publications in which he published a monumental monograph on film director Henri-Georges Clouzot. A man with taste and many talents, he was also assistant editor in chief on Salut Les Copains and presenter on TF 1, but writing remained his biggest pleasure and it is therefore no surprise to find several of his novels in the catalogue of Série Noire and other popular editors.
In 1997, he worked with Marie-Ange Guillaume on editing a biography of René Goscinny for Actes-Sud and he provided the script to "Timbrés rares" for Antonio Cossu and Louis Joos.
Encore un autre très intéressant pour Catel et Bocquet. Je ne connaissais pas du tout Alice Guy et j'ai trouvé cet album passionnant et enrageant à la fois. Ah, cette manie de l'histoire d'oublier les femmes!
A solid dramatization of the life of a woman who deserves to be better known: cinema's first female director, Alice Guy-Blaché. It's a thick graphic novel, but the chapters are short and filled with Guy's vibrant personality. And her career crosses paths with icons like Gustave Eiffel, the Lumière brothers, and Charlie Chaplin.
The seventy -- that's 70, 70, 70, SEVENTY, 70, 70, 70 -- pages of end matter, giving a timeline of the history of cinema and Guy's life as well as mini bios for every significant person in her life, gets to be a bit much with it's teeny-tiny print, but they do fill in some holes that the main story breezes by. But they take soooooo much longer to read that the 323 pages that proceed them.
Alice Guy is a pleasant, overlong biographical sketch of the first female film director. The early days of film and the often-forgotten key players (like Guy) are far more interesting than the generic biography rhythms. Guy goes here, makes a movie, goes back to Paris, talks to some people, goes somewhere else, etc., etc. There's very little characterization and the art is functional, but lifeless.
More exciting are the biographical sketches at the end. 60+ pages of tiny print about the many, many people we meet, even if briefly, in Alice Guy. I was entirely absorbed in the minutiae. How did the author obtain such detailed information about these minor players? The details are exhilarating for a huge nerd like me, but most other readers will probably skip the fine print. (I think that's okay unless you're getting a film studies degree.)
En très bonne continuité avec ses biographies en BD de femmes précédentes. Malgré un prologue un peu long et malaisant (qui est supposé présenter un peu le contexte de la colonisation), le reste du livre présente un propos très intéressant, s'attarde sur la réalité de la seule femme dans un boys club, des efforts monumentales qu'elle a dû montrer pour poursuivre sa carrière et des idées et innovations qu'elle a apporté à l'art et l'industrie du cinéma.
La scène qui contextualise l'arrivé du premier acteur noir dans les petits films est aussi très intéressante et montre les limites, parfois, des alliances qui peuvent être nouées.
La dernière page qui se finit sur une illustration du livre sur Alice Guy paru chez Denoël/Gonthier est une belle manière de non seulement boucler la narration (la faire revenir à ce qui a permis en quelque sorte cette BD), d'immortaliser Alice Guy à l'écrit (et par la photo sur la couverture), mais aussi, pour la BD, de s'inscrire doublement dans l'histoire des femmes en s'inscrivant en continuité avec ce travail. Je ne pensais honnêtement pas que l'illustration d'un livre me causerait une telle émotion, mais j'ai trouvé cette finale extraordinaire.
Pourquoi se souvient-on des Frères Lumières ou de Georges Méliès comme les pionniers du cinéma et non pas de Alice Guy ? 🤧 (Réponse évidente et horrible mais malheureusement vraie : parce que c'était une femme 😒)
Cette bd était absolument géniale ! L'univers du cinéma m'a toujours fascinée alors forcément ça aide un peu 🤭😏 C'était hyper intéressant de découvrir l'histoire d'Alice Guy qui n'est autre que la première réalisatrice de l'histoire du cinéma français ! C'était beau, instructif et touchant à la fois. Si l'histoire du cinéma vous intéresse, allez-y. En plus, sa vie se déroule durant la période de la Belle Époque, ma période préférée de l'histoire 🤧♥️ Le seul bémol peut-être : j'aurais aimé que les planches soient en couleurs et non en noir et blanc 🤔
Je recommande cette bd hyper instructive, on sent les recherches et tout le travail derrière. Je n'ai qu'une envie : lire les autres de la même collection 😁
Une super lecture extrêmement intéressante. L'histoire d'Alice Guy, grande oubliée du cinéma, est aussi l'histoire de l'apparition des premiers films et l'histoire de l'émancipation des femmes. Je recommande vivement cette lecture pour les amoureux du cinéma, de l'histoire, du féminisme ou les trois en même temps !
Evidemment, Alice Guy est une femme remarquable, et sa vie est passionnante. Cependant, cette BD était beaucoup trop longue, et comportait des scènes inutiles. Un peu déçue, car j'ai d'avantage aimé celles sur Joséphine Baker et Olympe de Gouges.
Je suis déçue.. c’était intéressant mais fouillis et j’ai du faire des recherches complémentaires pour comprendre la chronologie et les les liens entres les personnages 400 pages et pourtant j’ai pas l’impression d’en avoir tant appris. L’histoire gagnerai à être plus courte mais surtout plus clair
Ein solider biografischer Comic über eine Person, die die von Männern erzählte Vergangenheit der Filmgeschichte verdrängt hat, und der definitiv mehr Aufmerksamkeit gebührt.
Die Zeichnungen sind einfach gehalten, der Aufbau zugänglich und und die Handlung leicht verständlich. Ideal also auch für Leute, die kaum Comics lesen, sich aber gerne näher mit Alice Guy beschäftigen möchten.
Für mich hätte der Aufbau und die Handlung etwas dynamischer und die Zeichnungen etwas gewagter sein können. So wirkt doch alles sehr brav und glatt.
Besonders zu erwähnen ist der umfangreiche Anhang, der nicht nur Alice Guys Biographie zusammenfasst, sondern auch Kurzbiografien zu den wichtigen Nebenfiguren und eine Filmmografie bietet.
Responsible for arguably the first ever narrative film, in the shape of “La Fee aux Choux (The Cabbage Fairy)” in 1896, apparently the original remains lost, but she later remade it. Guy’s life was certainly a very colourful and creative one. Born into an immensely privileged family, she grew up into a highly assertive and independent woman in an age where women and blacks weren’t always treated with respect (no I don’t mean contemporary America) and she overcame many obstacles to become quite the creative and influential force in the early cinema movement.
The art work is of a high quality, but there was something about the narrative, which failed to light a fire. It’s hard to pin-point exactly, but you know it’s not there, kind of thing. The biographies at the end are pretty exhaustive and exhausting too, but you can easily skip those.
Encore une belle BD du duo Catel & Bocquet pour mettre en avant une grande oubliée de l'histoire du cinéma - et ça paraît vraiment fou, qu'une femme qui a réalisé tant de films (le nombre est impressionnant) et tant œuvré auprès de Gaumont notamment, ait tout simplement disparu pendant si longtemps de l'histoire du cinéma...
Une femme passionnante, et encore une fois une nouvelle BD à découvrir !
Oh this patriarchal tendency to forget women and assign their work to someone else… I didn’t know Alice Guy before, never even heard of her so I’m glad to have gotten my hands on this graphic novel, but it definitely lacked something, maybe the proper storytelling instead of the tidbits from her life, even if the novel is excellently illustrated and researched.
Œuvre traitant de la formidable existence d’une grande oubliée ou, à tout le moins, méconnue: la première cinéaste du monde. Cette pionnière visionnaire méritait qu’on raconte son histoire et ce livre accomplit la tâche avec brio.
primera experiencia leyendo una biografía gráfica, en general me gustó la experiencia. Lo que más me interesaba era la vida de Alice Guy. Al final del libro quedé un poco triste por como fue olvidada pero el hecho de q exista este libro y una nueva ola de mujeres que reivindican a las pioneras en las artes me da ánimo.
mais pourquoi je n’ai jamais entendu parler de cette femme ??? j’exige un film sur sa vie tout de suite ! ce qu’elle a accompli est incroyable, elle a littéralement contribué à la l’expansion du cinéma dans un milieu tout nouveau et surtout masculin la BD est très bien parce qu’elle est vraiment détaillée dans son parcours et à la fin il y a toute une chronologie qui remonte le cours des événements + des biographies des personnes que l’on rencontre, c’est super enrichissant + j’ai beaucoup aimé le graphisme en noir et blanc
bref, c’était un bel hommage à Alice Guy et je suis très contente d’avoir découvert son histoire
Cinématographe : du grec Kinèma, mouvement, et gràphein, écrire. L'invention d'une écriture, d'une grammaire, d'un mode d'expression avec des images qui bougent et qui racontent une histoire. Le septième art emprunte à l'écriture, à la photographie, et au théâtre pour la mise en scène. Alice Guy, née en 1873 en France, première réalisatrice, a pour père un libraire éditeur de livres français ou traduits en espagnol à Valparaiso et Santiago au Chili, la lecture lui est familière ; dans son école de religieuses, elle fait du théâtre amateur et est un moment tentée par la carrière de comédienne mais une interdiction familiale l'en empêche, faire l'actrice n'est pas compatible avec la dignité d'une femme de la bourgeoisie ! Sa formation de sténodactylo imposée par la famille et la nécessité de travailler après la faillite des affaires de son père au Chili la ramène en France et la conduit chez un fabricant d'appareils photos où travaille un jeune ingénieur, Léon Gaumont. Elle y côtoie des photographes portraitistes et paysagistes. Elle sait vite apprécier une belle photo d'art. Notez qu'une formation de secrétariat peut conduire loin et n'est pas forcément un étouffoir professionnel pour une femme ; il y en a une autre mondialement illustre et contemporaine qui a fait, sur l'injonction de sa mère, une formation de secrétariat (tu feras des études universitaires après si tu veux, mais avec un brevet de secrétariat tu trouveras toujours du travail !) : c'est la primatologue Jane Goodall qu'on ne présente plus. Elle raconte ça dans ses mémoires et elle y dit même que cela lui a enseigné la méthode et l'organisation dans son futur métier de primatologue. Il apparaît donc que le secrétariat mène à tout => https://hypathie.blogspot.com/2021/10...
Encore une grande oubliée ! Alice Guy a été la première réalisatrice de l'Histoire. Sténodactylographe auprès de Léon Gaumont, elle filme en 1896 son premier film à l'âge de 23 ans. Elle fera carrière en réalisant une centaine de films. Elle créera aussi son propre studio de production et travaillera aux Etats-Unis. Catel et Bocquet continuent leur passionnant travail de mise en lumière de ces femmes oubliées en faisant revivre cette pionnière du 7ème art.
Alice Guy-Blaché was perhaps the first director of a narrative fiction film, and most certainly the first female director. Her place in the film canon has largely been snubbed by film historians, but works like this fictionalized tale of her life, as well as documentaries and scholarly research, renew her legacy with the flowers she deserves. I enjoyed how popular figures of the time interacted with her, like Gustave Eiffel and Georges Méliès, and how they wrote the dialogue with more modern liberties to get thematic truths across. The art-style was pretty too; the recreations of her films as sketches were especially cool. I found the biographies of each of the characters at the end to be very informative, and I was interested to read the authors discuss how they got involved in Alice's life and legacy. Although it leaves me wanting to read Guy's memoirs to see her point of view of things, this retelling serves as a great gateway to bring awareness to her work and get people interested in it!
Biografia d'Alice Guy, pionera del cinema ABSOLUTAMENT esborrada i oblidada de la història, fins fa ben poc. Directora, guionista i productora, va inventar la ficció cinematogràfica i el cinema narratiu, convertint-se en la primera directora d'aquest mitjà. La primera directora entesa com la primera PERSONA directora, no com la primera dona -que també- directora de cinema. Cal, doncs, reivindicar aquesta figura pionera i posar-la al lloc que es mereix.
Pel que fa al còmic, jo he llegit la versió catalana, amb traducció de Marta Marfany: el guió va molt directe a narrar la seva vida, produïnt a vegades salts i talls un pèl sobtats. El dibuix és bo, destacant sobretot en els paisatges urbans i les construccions arquitectòniques.
Alice Guy n'est pas une inconnue pour moi. Il y a plus de dix ans, au détour de mes pérégrinations sur le net, j'ai découvert Alice comme sujet du documentaire Be natural qui était en cours de production. Les concepteurs du film avaient fait appel au public via une plateforme de crowdfunding, Kickstarter, pour que que le film fût finalisé et distribué. Je ne suis pas peu fière d'écrire que je mis quelques deniers (à l'époque, c'était révolutionnaire de faire cela, lol). On a été 3840 amoureux du cinéma et de féministes convaincus à réunir $219,263 !!!-> https://www.kickstarter.com/projects/... On devait être en 2009-2010 et le film a finalement vu le jour en 2018. Je lis sur Wikipedia qu'il fut produit par Robert Redford et Jodie Foster, certainement grâce à des moyens financiers autres que les nôtres, ahahahaha !
Je suis donc très heureuse qu'Alice entre dans nos bibliothèques sous la plume de Bocquet et les dessins de Catel.
Une merveille ! J'ai adoré découvrir l'histoire de la première réalisatrice du cinéma, dont je connaissais déjà le nom et certains films, mais dont j'ignorais tout l'aspect production, gestion d'équipe, et gestion d'entreprise. Cette femme était incroyable, et elle a été oubliée pendant des décennies par ses propres pairs. Cette bd lui rend justice, lisez-la!
Un biographie brillamment racontée, en roman graphique, d’Alice Guy. C’est toute l’histoire du cinématographe qui est racontée ici par ricochet, et c’est très instructif. Un volet plus détaillé est ajouté en annexe, pour ceux qui désirent en savoir plus.
The first female film director and possibly the first to make a film with an all African-American cast. Also a radical feminist and progressive. She made films in France, the US and other locations. The B&W artwork is decent, the last 20% of the book is straight text. A fun and informative read.
Quelle extraordinaire vie que celle de Mme Guy. Pionnière dans un domaine en pleine création et à une époque où la femme était d'abord épouse et mère. Je ne connaissais pas cette femme. J'ai adoré suivre sa vie. Un portrait complet de la vie de cette femme exceptionnelle. Très bien documenté.
A fascinating story about one of the pioneers of early film. I had never heard of Alice Guy and know almost nothing about film history, but this story and Alice's character were completely engaging from the first. The illustrations are also lovely.
Une lecture vraiment intéressante. Je ne connaissais rien de ce personnage pourtant très symbolique et ce livre m'a fait l'apprécier. Un livre rapide et sans prise de tête