Loin d’être un phénomène purement biologique, les règles et plus généralement le cycle menstruel forment une expérience socialisée. Chaque société développe une culture menstruelle dominante, faite de pratiques, techniques et représentations plus ou moins acceptables. Ce livre étudie la culture menstruelle propre aux sociétés consuméristes, dans lesquelles toute expérience (notamment, toute expérience du corps) tend à être associée à des produits marchands. À travers l’histoire de trois produits menstruels – les serviettes jetables, les tampons jetables et les applications de monitoring des règles – l’auteure poursuit son enquête sur le consumérisme, les objets du quotidien et le dressage des corps « féminins ».
Une lecture qui peut paraître indigeste au premier regard mais qui est en fait nécéssaire pour mieux comprendre à quel point le capitalisme et le patriarcat à réussi à créer un empire sur la condition des femmes. Une lecture historique, économique, sociale, queer, féministe et antidécoloniale qui met en rogne contre le marché de l'hygiénique.
AAAAHH JE SUIS FÂCHÉE JE HAIS LES ENTREPRISES JE HAIS LE CAPITALISME JE HAIS LES TABOUS JE HAIS LES HOMMES POURQUOI FAUT-IL TOUJOURS CAPITALISER LA DOULEUR DES FEMMES?!? Laissez-moi saigner tranquille
Kapitalismus in der Unterhose: Wie die Periode zur App wurde Schon der Titel entlarvt die bequeme Lüge, Menstruation sei eine rein biologische Angelegenheit. Jeanne Guien zeigt, wie der Kapitalismus den weiblichen Zyklus gekapert und in eine perfekte, monatlich wiederkehrende Produktzone verwandelt hat. Anhand der Geschichte von Wegwerfbinden, Einwegtampons und digitalen Monitoring-Apps legt sie offen, wie körperliche Erfahrungen systematisch an marktfähige Produkte gebunden werden – und wie so die fortschreitende Dressur des „weiblichen Körpers“ organisiert wird. Guien verbindet analytische Schärfe mit beißendem Witz und macht deutlich: Solange die Menstruation ein Milliardengeschäft bleibt, wird sie nicht als bloße biologische Tatsache behandelt werden können. Sie wird vielmehr eine sozialisierte, ökonomisch durchstrukturierte Erfahrung bleiben – mit dem klaren Ziel, jeden Monat aufs Neue konsumierbar zu sein.
Un peu déçue en effet du manque d’un chapitre sur les coupes menstruelles avec les versions jetables ou à utiliser lors de rapports sexuelles (ça aurait fait une bonne transition avec les gants pour enlever ses coupes sans toucher son sang ou son corps etc sinon un lien avec l’accès des partenaires au comptes d’applis de suivi ).
Ceci dit, un ouvrage éclairant qui remet en pages les différentes infos qu’on a déjà pu voir passer dans les unes de journaux, qui se dissipaient tout aussi vite…
La relecture par contre des editeurices semble avoir fait un peu trop vite : des phrases redondantes même avec l’emploi du meme vocabulaire etc.
Un essai très intéressant mais un peu indigeste à la lecture, les pages sont des successions de chiffres, de statistiques et de dates, je l’ai trouvé difficile d’accroche