Justine Augier ("De l'ardeur", "Par une espèce de miracle"...) qui pratique et incarne une forme de pudeur et d'éthique littéraire assez uniques voit son projet d'écrire sur la littérature comme lieu de l'engagement entrer en collision avec la maladie et bientôt la mort de sa mère. Alors que la nature même de l'urgence mute, l'intime et l'universel se tressent dans un texte bouleversant de justesse et de clairvoyance. Et qui rappelle le potentiel devenir résistant de chaque lecteur. À l'intersection du littéraire et du politique un livre bref et fulgurant qui trouve sa place entre Hannah Arendt et Joan Didion. Pas moins.
À travers cet ouvrage Justine Augier nous invite à considérer la littérature comme une échappatoire, un moyen de s’affranchir mais aussi d’être réuni, de partager. Ce projet d’écriture elle l’a eu à l’époque où sa mère, malade, vivait ses derniers mois. On ressent tout au long de la lecture que c’est véritable engagement vis à vis de sa mère d’écrire ce livre. La fin est en partie consacrée à la question du deuil et des quêtes que l’on peut mener lors de cette première année qui suit la disparition de l’être cher.
trop bien la sincérité à toute épreuve de justine augier ❤️ le patchwork de citations fait que c'est parfois un peu dur de rester dedans en sautant d'une voix à l'autre, mais certaines frappent vraiment
L'autrice avait besoin d'écrire ce libre pour raconter comme la littérature l'a aidée à vivre le deuil pour la mort de sa mère et elle y inclut de très belles références, mais comme essai sur les pouvoirs de la littérature le texte ne vaut pas grande chose. Facile à lire, facile à oublier.