C’est une histoire française. Elle se passe pour l’essentiel à Paris, pendant l’occupation allemande, puis dans le maquis du Vercors où les résistants se battent dans la neige et le froid, jusqu’au dernier. Une histoire française, presque un roman, mais tout y est vrai, qui oppose deux France. Celle des Cossé-Brissac, le côté maternel de Félicité Herzog, dont la grand-mère May, aussi libre de son corps en privé qu’attentive aux conventions immuables de l’aristocratie en public, reçoit dans son hôtel particulier le Tout-Paris de l’occupation, le Tout-Vichy, de Paul Morand à Pierre Drieu La Rochelle, de Josée Laval (la fille de Pierre Laval) à Coco Chanel. Une jeune fille grandit là, qui désapprouve en silence, puis désobéit, prisonnière de ce monde clos, rétive cherchant à s’échapper par l’intellect et le plaisir. Cette belle adolescente promise à un mariage de l’entre-soi se nomme Marie Pierre de Cossé-Brissac. C’est la mère de l’auteure.
L’autre France, c’est celle plus lumineuse, jeune, bravache, idéaliste, de la résistance par les idées et par les armes. Un grand bourgeois juif parisien envoie son jeune fils en province. Celui-ci rejoint le maquis du Vercors. L’intellectuel rompu aux joutes de l’esprit apprend à tirer, se cache dans les grottes, combat en montagne. Il se nomme Simon Nora, rebaptisé « Kim » dans son réseau. À la fin de la guerre, seul survivant du massacre de la grotte aux fées, il revient auréolé de courage. L’aristocrate de haute lignée rencontre alors l’héritier des héritiers du judaïsme. Deux aristocraties au fond, mais que tout oppose. Le drame qui se joue dans ce roman haletant, cette fresque guerrière sous les hauts portraits d’ancêtres et dans les forêts où les SS fusillent les héros, atteint son sommet.
Une brève libération déploie le romanesque de la vérité des sentiments, de l’amour impossible, de l’union des contraires.
je découvre la joie de retrouver des personnages historiques étudiés - début d’une passion pour les romans historiques? mais l’histoire est très simplette et caricaturale, on s’attache pas tant que ça aux persos qui restent très superficiels addictif quand même étonnement ? j’ai dévoré la fin
Dos Francias diferentes viven la Ocupación alemana de manera diametralmente opuesta: una niña bien que continúa una vida regalada en el París ocupado con su familia vichysta y un joven intelectual judío que lucha en la resistencia. Una historia de amor real que consiguió vencer la oposición de ambas familias y que cuenta la hija de la protagonista. Uno de esos casos en que la realidad supera a la ficción.
J'ai préféré la fin au début (je me suis demandée pendant une bonne partie du roman où l'autrice voulait nous emmener, mais ça n'a fait sens pour moi que dans les derniers chapitres). C'est un roman qui a une forme "racontée", avec une alternance des points de vue entre les deux personnages principaux, nous ne la vivons pas à leur côté, ce qui m'a empêchée de plonger vraiment dans l'histoire. La partie post libération est sans doute la plus intéressante, quand l'héroïne tente de s'affranchir des codes sociaux de son milieu. La fin m'a beaucoup touchée, donc on finit quand même sur une bonne note !
Pendant l’Occupation, une histoire de famille où la jeune fille se sent en décalage avec les comportements de celle-ci ! Vieille noblesse collaboratrice par conviction, Félicité Herzog raconte la vie de sa mère et comment elle a influé sur son destin tracé d’héritière !
Comme toutes les relations familiales elles ne sont pas simples mais les choses vont plus loin car la famille est proche de Laval, Morand, Drieu La Rochelle et interdisent à Marie-Pierre le droit d’être une adolescente comme les autres.
En opposition il y a l’histoire d’un chirurgien juif qui, après avoir mis sa famille à l’abri, va continuer à exercer dans son hôpital. Son fils ainé, Simon, sera résistant dans le Vercors et rencontrera Marie-Pierre après la libération.
C’était intéressant de suivre ces deux histoires, tant elles sont aux antipodes et démontrent bien le gouffre qui s’était creusé entre les deux mondes, avec l’impossibilité de se rejoindre un jour et que quoiqu’il arrive la vieille France restera toujours sur son quant-à-soi avec un fort sentiment d’impunité !
J’ai eu plus de difficultés à lire le dernier tiers, l’écriture est devenue quasiment télégraphique, comme si une urgence s’était installée dans les mots ! Connaissant la finalité de l’histoire, j’ai un peu survolé, car mon intérêt n’était plus le même.
Lecture intéressante pour le témoignage sur la collaboration des nantis qui est plus souvent abordée de l’extérieur et non comme ici du cœur de la famille.