Comme tant de lecteurs, j’ai beaucoup apprécié Bondrée. Comme tant de lecteurs, je cherchais d’autres œuvres d’Andrée Michaud. Et comme tant de lecteurs je suis tombé sur Le Ravissement.
« Ô, que ce texte est poétique, pensais-je en lisant la première page. Ô que la langue est riche et complexe. » Etc., etc. Sauf que vers la page 60 ce style commence à nous fatiguer un peu.
L’histoire est complexe. On comprends qu’une jeune femme passe ses vacances d’été dans un village et qu’elle y trouve un amant, et qu’elle y boit du thé chez une voisine. On comprend aussi qu’il y arrivera quelque chose de terrible qui rendra la narratrice folle (dans le sens clinique de ce mot).
Puis l’histoire tourne en ronde : l’été – l’amant – les arbres – le thé – l’orage – l’été – l’amant – les arbre… et ainsi de suite. Cela devient de moins en moins passionnant.
Puis vers le milieu du livre on apprend finalement ce qui s’est passé : la narratrice a étranglé une fillette de 10 ans. Pourquoi? Ce n’est pas clair. Il y avait sûrement une raison très psychologique et fort philosophique. Cette raison est tellement complexe qu’il n’est pas facile à la comprendre…
Qu’est-ce qu’on retient à la fin? Beauté d’été vs cruauté? Ce motif est bien présent dans Bondrée, sauf que dans Bondrée la motivation du tueur est claire (quoi que vers la fin du livre). Ici, par contre, on a une folle qui tue des enfants à cause de sa folie en suivant des logiques incompréhensibles.
Pour un thriller sadique, ce livre n’est pas assez dynamique. Pour une histoire d’une folie, ce livre est trop sadique. La première moitié du livre il ne se passe strictement rien; la deuxième moitié la narratrice accumule des cadavres.
Il y a peut-être des lecteurs qui ont apprécié tout cela. Pas moi, malheureusement.
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la première partie du roman est particulière à lire, rendant la lecture moins plaisantes! cependant, j'ai vraiment apprécié la seconde partie. un slow burner où on voit un peu la marque de fabrique de l'auteur. Un roman où la folie prend le dessus! J'ai en général apprécié, mais sans plus.