’ai deux ou trois livres de cet auteur sous le coude et j’ai commencé par celui-ci : l’histoire de Paul qui, de façon impulsive, achète une robe de fillette et cache cet achat qu’il ne parvient pas à s’expliquer à sa propre femme. S’en suit la découverte de cette robe cachée entre deux costumes par ladite femme et le basculement dans des traumatismes passés qui remontent à la surface.
Autant j’ai bien compris ce que cette robe pouvait évoquer et provoquer chez la femme de Paul, autant je n’ai pas su appréhender ce que cela faisait ressurgir chez Paul. Paul a une relation trouble avec son propre père qui a visiblement eu un passé que la mère de Paul a voulu éluder, en enterrant une boite contenant d’anciennes photos de son mari dans le jardin familial. Paul déterre cette boite et prend connaissance de son contenu qui a un lien avec son achat mais je n’ai pas saisi lequel.
Je pense que l’auteur a voulu garder ce mystère ultime mais pour le coup, je suis un peu frustrée. Je vais donc lire d’autres livres de cet auteur car son écriture reste agréable.
j'ai passé un très mauvais moment avec ce livre, je n'avais qu'une hâte : le terminer. Tous ces personnages compliqués, avec leur passé compliqué, leurs souvenirs compliqués qui hantent tout le recit sans jamais aboutir sur rien de concret si ce n'est le malaise, non merci. Il n'était pas fait pour moi. Je m'en vais tenter de l'oublier aussi vite que possible. Brrrr.
Paul découvre par hasard une boutique de vêtements d'enfants, et le voilà qui jette sans raisons son dévolu sur une petite robe blanche. Une fois son achat compulsé réalisé, le voilà pris au dépourvu, car son désir, qu'il ne saurait expliquer, a été plus fort que sa raison. Il le camoufle dans son armoire, et sa femme qui tombe dessus par inadvertance, y perçoit son propre malaise.
Voici l'histoire d'un couple qui se déchire silencieusement, car trop de souvenirs et de non-dits se glissent entre eux. Chacun porte le poids de son passé, la mort tragique des parents de l'un, la double vie pour l'autre. Sans compter leur propre échec en tant que parents. L'auteur sait habilement amené le malaise de ses personnages dont la confrontation est d'autant plus forte, qu'ils évoluent de façon indépendante, pour finir par se blesser mutuellement. Si la scène qui rompt la tension est assez choquante, la fin du récit est plus convenue et évacue un peu trop simplement les enjeux que soulignent le récit. On ne trouve pas dans ce roman l'étincelle qui avait fait d'"Un secret" un roman marquant.
Loin de la shit-litt' des débuts d'été, La Petite Robe de Paul reste néanmoins un roman facile à lire à l'ombre d'un parasol. L'achat spontané d'une petite robe de fillette par Paul déclenche un cataclysme au sein de son couple, faisant resurgir l'ombres de deuils non-accomplis.
"Elle eut la terrible sensation de s’appuyer aux murs d’un décor dont basculaient des pans entiers, révélant leur véritable nature de carton-pâte, étayés de bois blanc." Nightmare city.