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L'Accroissement mathématique du plaisir

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Science-fiction, fantastique et fantasy...

Catherine Dufour aborde l'ensemble de ces domaines avec un égal bonheur et s'affirme ici comme une nouvelliste de tout premier plan. Au programme: des préfaces signées Richard Comballot et Brian Stableford, vingt récits dont sept inédits, une postface de Catherine Dufour, un entretien, une bibliographie exhaustive. L'Accroissement mathématique du plaisir, qui réunit vingt nouvelles dont "L'Immaculée conception", lauréate du Grand Prix de l'Imaginaire 2008, est son premier recueil.

443 pages, Paperback

First published September 25, 2008

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About the author

Catherine Dufour

52 books31 followers

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Displaying 1 - 10 of 10 reviews
Profile Image for Nicolas.
1,400 reviews77 followers
December 30, 2010
C'est le premier recueil de nouvelles que je lis de Catherine Du four, et évidement, je n'ai pas été déçu.
Tout le monde le sait pourtant, je préfère les romans de SF aux nouvelles, où je trouve que l'auteur a toujours beaucoup de mal à poser son univers et/ou son action, à cause évidement du manque de pages.
Pourtant, ce recueil-ci m'a scotché.
Est-ce que je fais la liste exhaustive des nouvelles avec (comme elle le fait en post-face, ce que j'ai trouvé parfaitement génial) un petit mot pour chacune ? Allez, je le fais ! En fait, je vais carrément recopier le sommaire (issu de la Noosfere : http://noosfere.org/icarus/livres/nio...)

1 - Richard COMBALLOT, Catherine Dufour, le talent au cube, pages 13 à 16, Préface, trad. Pierre-Paul DURASTANTI

Ben une préface quoi

2 - Brian STABLEFORD, Avant-propos, pages 19 à 23, Introduction

Et un avant-propos par un maître de la SF, qui jette évidement des lauriers au jeune auteur.

3 - Je ne suis pas une légende, pages 27 à 43

Tout de suite, ça part fort, avec ce que le titre nous dit évidement être un contrepoint de qualité au fameux Je suis une légende. La nouvelle est intéressante, mais la chute plutôt molle (peut-être parce qu'attendue).

4 - Le Sourire cruel des trois petits cochons, pages 45 à 59

J'ai bien aimé le début de celle-là, avec cette histoire de sortilège qui passe d'une main à une autre, pour atterir dans un cimetière. J'ai trouvé que ça en exaltait parfaitement l'esprit que j'aimerais y trouver. Mais la fin m'a apru un peu .... curieuse.

5 - L'Immaculée conception, pages 61 à 125

Rho.
La vache.
Alors là, celle-là, franchement, ça m'a scotché. J'ai failli aller demander pardon à ma femme pour les grossesses que je lui ai fait subir. Mais quelle horreur que cette chose. Remarquez bien, les hommes comme les femmes se doutent un peu qu'en fait, sous tout ce vernis maternant, la grossesse, c'est le parasitage le plus abject qui soit, pire même qu'Alien (parce que contrairement au monstre extra-terrestre, le monstre humain fait comme si on pouvait s'y attacher). Bref, géniale, du début à la fin.

6 - Vergiss mein nicht, pages 127 à 136

Ca c'était très "mignon" (dans une veine Catherine Dufour, hein, mignon comme une tête de mort joliment plantée, quoi). Mais la toute fin expliquant la raison du truc m'a paru superflu. J'aurais préféré rester dans une ambiance fantastique plutôt que d'avoir droit à un truc à la men in black.

7 - La Lumière des elfes, pages 139 à 148

Très bonne nouvelle également, critiquant aussi bien le fameux milieu artistico-prout-prout parisien que le poncif qui dit que l'oeuvre ressemble à l'artiste. Cette nouvelle se torche avec ce foutu poncif, et j'en suis personnellement content.

8 - Rhume des foins, pages 151 à 158

Je n'ai pas forcément tout compris à ce qui semblait être une histoire de fantômes, sans pour autant que ce soit une mauvaise nouvelle. C'était simplement le genre de cas où je ne suis clairement pas le public pour cette oeuvre.

9 - Le Jardin de Charlith, pages 161 à 170

Rho.
J'ai bien cru que j'allais soit me pâmer, soit défaillir (vite, les sels), soit pénétrer violement le jardin et Charlith (ce ne sont évidement qu'une seule et même chose) pour en piétiner les roses (dans tous les sens du terme). J'ai eu l'impression d'une tension érotique terrible, un truc à s'en péter le frein, mais décrite avec tellement de métaphores si habilement filées qu'à la fin, je ne savais même plus pourquoi je m'excitais. Surtout au vu de la conclusion ... qui vient casser tout ce charme plus obscur que clair.

10 - Mater Clamorosum, pages 173 à 181

Brrrr
Terrifiante celle-là. Je ne sais pas où est ce pont, mais l'auteur oui, et c'est ça qui fait courir le frisson sur mon dos : la façon dont elle semble nous montrer précisément les traces de doigt dans le mortier.

11 - Confession d'un mort, pages 183 à 207

Alors là, si vous voulez du pastiche soigneusement alourdi dans chacun de ces traits de l'oeuvre d'Edgar Allan Poe, jetez-vous sur cette nouvelle qui vous fera respirer la brume nauséabonde d'un cimetière brumeux, dans lequel la tourbe ne peut que cacher les os poissés de sang de quelque vagabond ignomineusement massacré.

12 - Valaam, pages 209 à 221

Drôle de voyage dans une russie semble-t-il réaliste, qui m'a essentiellement permis d'imaginer la frêle lumière de la Baltique

13 - Le Cygne de Bukowski, pages 223 à 233

Sacré voyage chez l'inspirateur de Barfly. J'y ai retrouvé cette ambiance un peu déglinguée, pleine de bière éventée. J'y ai aussi ressenti, je ne sais pas, une espèce d'ambiance qui ressemble aux rares écrits de Chuck Palahniuk que je connaisse, enfin, je crois.

14 - Kurt Cobain contre Dr. No, pages 235 à 260

Pour celle -là, je regrette beaucoup de ne pas mieux connaître les people du rock, parce que j'ai bien senti que chaque personnage était un héros du rock.

15 - Une troll d'histoire, pages 263 à 275

Elle est jolie, cette histoire. Elle sort facilement de son inspiration méd-fan à deux balles pour se diriger, je sais pas, moi, vers des rivages à la Thomas le rimeur.

16 - La Perruque du juge, pages 277 à 289


Curieuse histoire. J'ai bien aimé le passage sur notre Peter Pan moderne, mais la mauvaise foi du juge m'a plus irrité qu'autre chose ...

17 - Le Poème au carré, pages 291 à 303

Je sais pas trop. Quand je l'ai lu, mes yeux se fermaient, mais je suis à peu près sûr que ça n'a pas de rapport avec la nouvelle.

18 - L'Accroissement mathématique du plaisir, pages 305 à 323

Sans aucun doute, à mes yeux du moins, la meilleure nouvelle du recueil. Elle a remué en moi l'esthète qui se baladait au Louvre, et qui écume toujours les musées. Elle m'a aussi rappelé le chef d'oeuvre inconnu de Balzac, pour la simple raison que, dans les deux cas, il y était question de l'oeuvre absolue pour un contemplateur (qui n'a rien à voir avec la beauté que voit l'auteur). A chaque fois, évidement, le résultat est tragique. Et c'est tant mieux : ça me permet de me rappeler que l'art, le vrai, est forcément dangereux. Une oeuvre qui ne bouscule pas (pas par sa violence, hein, ça, c'est facile) n'en est pas une. Enfin, je crois.

19 - La Liste des souffrances autorisées, pages 325 à 348

Le titre est très beau, mais hélas mal trouvé, je trouve. cette nouvelle aurait peut-être pu s'appeler quelque chose comme ... L'esprit est un jouet pour le corps. Enfin, c'est ce qui m'a le plus frappé, dans cette nouvelle qui reprend un thème proche, mais traité au antipodes, de Glyphes, ce roman que j'ai récement terminé.

20 - L'Amour au temps de l'hormonothérapie génétique, pages 351 à 358

Typique de l'auteur, ça, non ? Ce mélange de génie, de pure perversion, et d'une espèce de mesquinerie glaçante. Ca m'a bien plu (même si je la connaissais déja par le défunt Utopod).

21 - Un Soleil fauve sur l'oreiller, pages 361 à 370

Une nouvelle d'ambiance. Comme dit le truc marketting "d'habitude j'aime pas, mais là, j'aime plutôt bien". Et sans aucune espèce de raison.

22 - Mémoires mortes, pages 373 à 403

Les murs sont bien minces entre la folie et le fantastique. Et évidement, cette pure sadique de Catherine s'est complu dans un mélange parfait - et pervers - entre fantastique et folie, tout en utilisant des thèmes qu'on retrouvera, dans l'autre sens, dans l'ivresse des providers.

23 - Bois de souche, pages 405 à 414

J'ai bien aimé cette postface forestière, qui montre quelques points de grain particuliers de ces oeuvres.

24 - Richard COMBALLOT, Un entretien avec Catherine Dufour, pages 417 à 437, Entretien

Cet entretien était absolument génial. A la fin, j'avais envie, comme Catherine, de devenir écrivain. Mais bon, je suis bien moins travailleur qu'elle.

25 - Alain SPRAUEL, Bibliographie, pages 439 à 443, Bibliographie

Alors là, je ne suis pas qualifié, mais ça avait l'air sérieux.

Donc, disons-le clairement, c'était un excellent recueil, sans aucun doute parce que je suis déja fan de cet excellent auteur. cela dit, lisez-le, c'est de la bonne littérature de l'imaginaire (dans l'ensemble, parce qu'il y a de tout : fantastique, sf, imaginaire, tout ça).
Profile Image for Mysliam.
150 reviews8 followers
July 8, 2019
Un très bon recueil de nouvelles qui permet de lire l'étendue du talent de Catherine Dufour. Dans l'ensemble seulement 2 nouvelles m'ont moins convaincue mais c'est toujours très bien écrit !
247 reviews1 follower
December 27, 2024
Des nouvelles de qualité parfois inégales, mais Catherine Dufour a de la verve pour dix. Une bonne découverte.
Profile Image for Marie Labrousse.
350 reviews15 followers
February 9, 2021
La loi mathématique des recueils de nouvelles, c'est que tout ne se vaut pas. Et entre science-fiction, fantasy, fantastique, réalisme magique, contes macabres et histoire de mafia, celui-ci est plutôt disparate. Je n'aurais jamais pensé lire dans le même recueil un pastiche d'Edgar Allan Poe et un récit dans l'univers de Lanfeust.

Malgré tout, l'ensemble en vaut bien la peine. Certaines nouvelles, même oubliables, sont très divertissantes, et un bon nombre sont franchement excellentes. On ne se refait pas: la plupart du temps, ce sont les nouvelles de science-fiction que j'ai préférées. Mentions spéciales à «L'Immaculée conception» qui va longuement nourrir mes cauchemars, «La liste des souffrances autorisées» et son univers déliquescent, «Mémoires mortes» qui m'a complètement happée et «Un temps chaud et lourd comme une paire de seins» dont le procédé narratif ne m'a pas surprise en tant que féministe, mais qui est superbement exécutée.

De manière générale, on sent que l'autrice s'est beaucoup amusée. Elle manie à merveille le cynisme et l'humour noir sans tomber dans le nihilisme. J'ai hâte de découvrir le reste de son œuvre.
Profile Image for Math le maudit.
1,376 reviews45 followers
July 29, 2011
Excellent recueil de nouvelles. Comme souvent dans le cas des recueils, les textes sont de niveaux variables, même si ici cela oscille du bon à l'excellent (on a vu pire).

Aucun texte à jeter, c'est déjà quelque chose pour un ouvrage de cette taille, mais ce qui est encore meilleur, c'est que catherine Dufour use de sa plume avec talent dans tous les genres littéraires possibles et imaginables.

On a droit à de la littérature générale (Valaam, le cygne de Bukowski, Kurt Cobain contre Dr No), de la fantasy (Une troll d'histoire), du fantastique, beaucoup (Mater Clamorosum, Vergiss mein nicht, L'immaculée conception, La perruque du juge...) et même un peu de S-F (L'accroissement mathématique du plaisir, la liste des souffrances autorisées, mémoires mortes, L'amour au temps de l'hormonothérapie génique...) et j'en passe !

Chaque texte est un régal, on alterne entre propos graves et humour grinçant ou jubilatoire. Les pastiches et hommages sont nombreux, beaucoup de ces textes ayant initialement été écrit pour des anthologies thématiques ou des numéros spéciaux de revues.

En vrac et dans le désordre on trouve des clins d'oeil à Terry Prattchett, Edgar Allan Poe, James Barrie, Charles Bukowski, Michael jackson (encore que là, parler d'hommage soit peut-être un brin excessif), ou encore Lewis Caroll. J'en oublie certainement et je n'ai même pas la prétention de les avoir tous repéré.

Quoiqu'il en soit, cette lecture est un pur bonheur. Catherine Dufour est très certainement une des meilleurs plumes françaises de ces dernières années !
Profile Image for Gis:elle.
401 reviews1 follower
January 1, 2021
Me gusta leer cifi escrita por mujeres y esta Dufour es un buen descubrimiento. Me encantó "la Inmaculada Concepción" porque la maternidad a veces alberga horrores, y el relato que da título al libro porque el arte y el deseo, a veces, se confunden y te precipitan al más oscuro de los delirios.
Hay una explicación por parte de la autora sobre cada relato en una bella metáfora sobre la escultura en madera que me ha gustado mucho. Y por último, una entrevista en donde lo único que me decepciona es la poca literatura femenina que menciona. En tout cas... chapeau.
Profile Image for Princess Poums.
44 reviews
January 17, 2025
Je suis si admirative de l’aisance de Catherine Dufour à passer d’un style à un autre, d’une taverne bondée de trolls à un studio de banlieue parisienne, des danses galantes aux danses macabres ! Très hâte de lire d’autres œuvres de cette autrice !
Profile Image for Chloé.
87 reviews23 followers
February 24, 2019
Vraiment très bien, rien à redire. Les nouvelles se renouvellent dans les univers, les personnages et le style, même si à la fin ça fait beaucoup de dystopies technologique. Grande auteure !
Profile Image for Imene MELLAL.
Author 5 books247 followers
February 17, 2013
"A l'époque où Malo rencontra son premier vampire, il frôlait la dépression.
Après deux ans de bons et loyaux services en tant que Life Time Value Manager chez Johnson & Johnson, une persistante absence de cravate doublée d'une regrettable propension à quitter le bureau en sifflotant sitôt le travail bouclé lui avait valu une mise au placard définitive..."
Profile Image for Susana.
150 reviews23 followers
April 5, 2016
Ay, ay, siempre decepcionante ciencia ficción francesa.
Displaying 1 - 10 of 10 reviews

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