Lou Delvig est nee en 1966. Elle vit a Paris. Jours sans faim est son premier roman. Laure a 19 ans, elle est anorexique. Hospitalisee au dernier stade de la maladie, elle comprend peu a peu pourquoi elle en est arrivee la. Jours sans faim raconte trois mois d'hopital, trois mois pour rendre a la vie ce corps vide, trois mois pour capituler, pour guerir. La guerison de Laure, c'est aussi l'histoire de sa rencontre avec le medecin qui la prend en charge, peut-etre le seul qui soit capable d'entendre sa souffrance, cette part d'enfance a laquelle elle n'arrive pas a renoncer. Lou Delvig a ecrit ce roman pour exorciser cette histoire en la transformant, en la reinventant. Elle a trouve une voix, une voix exterieure, clinique, legere parfois. Le roman est ecrit a la troisieme personne, permet de raconter la souffrance physique et la detresse qui accompagnent l'anorexie."
Lou Delvig , c'est Delphine de Vigan et c'est là son premier roman. Un jour Laure a arrêté de manger et Lanor , son double , est venu contrôler sa vie , qui bientôt, à 36kg pour 1m75 , n'est plus une vie mais juste l'antichambre glacée de la mort. Alors Laure accepte l'hospitalisation , pour reprendre juste quelques kilos et reprendre donc le contrôle de sa vie . Ce roman est dur comme le combat de Laure contre la maladie , mais cette immersion dans l'anorexie aide à comprendre.
J'ai trouvé l'histoire touchante puisqu'elle parle d'anorexie. C'était très touchant et triste de suivre la vie d'une adolescente internée pour tca. D'autant plus que l'héroïne, Laure, a eu une vie difficile. C'est le résultat de son passé traumatique.
Je n'ai pourtant pas réussi à me plonger dedans et c'est ça qui a fait traîner ma lecture. J'ai trouvé l'histoire très plate, rien ne se passait concrètement. C'était ennuyant à lire alors la plupart du temps je lisais juste des mots.
J'ai détesté la mise en page des dialogues. A aucun moment on ne reconnaît les dialogues parce qu'ils sont incrustés dans le paragraphe d'un texte qui tantôt raconte l'histoire tantôt fait part des dialogues. Bref, c'était désagréable. Il n'y avait pas non plus de réelles ponctuations qui précisaient le début et la fin du dialogue : pas de guillemets, pas de trait d'union.
Si la fin n'avait pas été on ne peut plus intéressante que tout le reste de l'histoire, j'aurais sans doute garder ma note de base qui était de 1/5.
C'est un livre dont je ne vous recommande personnellement pas.
Des mots justes et une maladie parfaitement pointée avec un doigt bienveillant et réfléchi. Ce roman est dur mais joli, laborieux mais méritant. Une belle trouvaille.
J'ai reconnu toutes les sensations que ma soeur m'avait decrites. J'ai retrouve les journees chronometrees et rassurantes, le monstre interieur qui surgit la nuit, la peur du retour chez soi et paradoxalement les mensonges pour faire croire qu'on grossit et qu'on s'en sort. Mais il manque les sentiments profonds, le cheminement, les vraies coleres... J'esperais trouver des reponses au travers du recit d'une survivante. Je voulais comprendre ce qui a manque a ma soeur pour que ses monstres gagnent et l'emportent.
dès que j’ai lu que delphine avait cette roman, j’ai l’acheté avec une curiosité pour connaître son expérience. c’est très bien écrite, avec des passages qui touchent le cœur et qui me font respirer très profondément à cause de sa vérité.
Laure a 19 ans. Elle s’est laissé convaincre par le Dr Brunel de rentrer à l’hôpital, à bout de forces, température corporelle trente-cinq degrés, poids trente-huit kilos pour une taille d’un mètre soixante-quinze. Vaincue par le froid qui l’engloutit, dans un premier temps elle envisage de récupérer juste le minimum de kilos pour rassurer le docteur et de sortir au plus vite. Et puis, grâce au médecin, à l’équipe soignante et aux autres patients, Laure reprend goût à la vie et comprend pourquoi elle en est arrivée là.
Premier livre de Delphine de Vigan, publié sous un pseudonyme, Jours sans faim est un témoignage sur l’anorexie, telle que l’a vécue l’auteur et sur la façon dont elle en est sortie. Évidemment très personnelle, cette histoire donne un éclairage de l’intérieur sur la maladie, permet de percevoir comment l’anorexique la vit, comment elle aborde son séjour à l’hôpital. Elle décrit au fil des jours ses relations avec les autres malades, avec les soignants et avec le médecin qui la suit. Tantôt lucide et tantôt pas, elle raconte avec franchise ce qu’elle vit et ne s’apitoie pas sur son sort.
J’ai lu ce livre juste après Rien ne s’oppose à la nuit, où l’auteur évoquait surtout sa mère et les difficultés de celle-ci. Ici, c’est d’elle-même dont il s’agit, elle évoque d’autres évènements qui l’ont touchée directement et qui sont à la source de son mal-être. Ce qui est très intéressant, c’est sa prise de conscience progressive de son état, son acceptation et sa volonté de s’en sortir.
Un livre fort sur un sujet qui fait peur, surtout lorsqu’on est parent d'adolescent(e)s, mais qui, parce qu’il est écrit par l’anorexique et non par un parent, propose une vision différente de ce que j’ai pu lire jusqu’à présent.
Jours sans faim est sorti en poche chez J’ai lu sous le nom de Delphine de Vigan.