Roland Barthes of France applied semiology, the study of signs and symbols, to literary and social criticism.
Ideas of Roland Gérard Barthes, a theorist, philosopher, and linguist, explored a diverse range of fields. He influenced the development of schools of theory, including design, anthropology, and poststructuralism.
Qu'il est étrange, ce livre. Réédition d'un numéro de l'Arc publié dans les années 70, je peux volontiers admettre qu'il est extrèmement inégal, mais je vais essayer de commencer par le commencement.
Je ne suis pas familier avec l'ensemble de l'œuvre de Barthes, loin de là. Je n'ai lu que Mythologies en réalité, quelques autres de ses textes, mais jamais aucun autre de ses livres. Pourtant, j'ai toujours un grand attrait envers sa pensée, sa plume, et sa manière de réfléchir et argumenter, que je trouve à la fois précise mais également raffinée.
Alors, ayant trouvé cette anthologie sur lui dans une librairie d'occasion, je n'ai pu m'empêcher de l'acheter pour découvrir ce qu'elle pouvait renfermer. Et la première chose que je peux en dire, c'est que c'est inégal. Beaucoup de textes souffrent de cet écueil assez typique des milieux académiques français de la seconde moitié du 20ème siècle, c'est à dire des textes verbeux, inutilement gonflés de mots rares pour au final ne rien dire qui n'aurait pu être expliqué plus simplement. Il n'y a qu'un texte que je n'ai pas fini, celui de Françoise Gaillard, et c'est pour cette raison (ou peut-être suis-je un pauvre ignorant trop peu éduqué pour comprendre sa brillante plume ?).
Bref, j'ai retenu et apprécié plusieurs textes et passages dans le recueil, sans que rien ne me fasse trop forte impression. Ironiquement, c'est le texte de Barthes lui-même sur les séminaires que j'ai le plus apprécié.
Mais là, je suis arrivé sur le dernier texte, écrit pour la présente édition, et quel coup de fouet! Non seulement il duscrédite en partie l'ensemble des autres textes (à raison selon moi) mais en plus il tire une conclusion sur Barthes, son œuvre et son existance, qui m'a semblée résonner avec tout ce que je sais de lui.
Une image ne m'a pas quitté pendant toute la lecture de ce dernier texte : Barthes en Jésus des écrivains, prenant sur son dos le poids sémiotique du langage pour nous en libérer, nous donner une impulsion vers un monde post-barthien. Je ne pense pas que ça soit une vision très académique, mais je m'en satisfait.
En tout cas, ce dernier texte aura joué beaucoup en faveur de mon appréciaton globale, et m'a surtout donné envie de lire plus de Barthes... Peut-être Sade, Fourier, Loyola ensuite ?