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Daniel Duval #3

La Rive noire

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La religion et l'homosexualité forment un cocktail explosif dans ce troisième roman policier mettant en vedette l'attachant inspecteur Daniel Duval. On est en mai 1980, aux lendemains moroses du référendum sur la souveraineté. L'enquêteur de Québec est aux prises avec le meurtre de Florence Marquis, l'épouse d'un homme d'affaires très connu, empoisonnée à l'arsenic alors même qu'elle luttait contre le cancer. Cette révélation tombe bien mal pour Charles Marquis, qui venait d'annoncer sa candidature à la mairie de Québec. D'autant que la très dévote Florence s'apprêtait à divorcer d'un mari dont elle avait découvert la liaison homosexuelle avec son jeune homme à tout faire. “Duval se rendait compte que l'enquête le laissait de plus en plus perplexe. Est-ce que Marquis sentait sa carrière de politicien et sa relation avec Serge Dolbec menacées par sa femme ? (…) Richard, le fils parasite, aurait-il eu le projet de faire disparaître sa mère pour rentabiliser plus vite son héritage ?”

En plus de cette complexe affaire, le roman multiplie les intrigues parallèles : un horrible cas de bébé secoué ; une prenante histoire où s'illustre Louis, le truculent mais pieux collègue de Duval. Surtout, il dépeint les troubles intérieurs de l'enquêteur principal, dont la blonde vient de faire une fausse couche. Jacques Côté dilue ainsi un peu son intrigue. Mais l'auteur du Rouge idéal dresse un portrait insolite de la Vieille Capitale, avec sa petite communauté gaie confrontée à l'intolérance, et il signe son thriller d'un dénouement surprenant. --Marie Labrecque

367 pages, Paperback

First published November 10, 2005

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About the author

Jacques Côté

37 books30 followers
Jacques Côté enseigne la littérature au cégep de Sainte-Foy. En 2000 paraissait Nébulosité croissante en fin de journée, un premier roman policier mettant en scène Daniel Duval, un enquêteur de la Sûreté du Québec travaillant dans la région de la Capitale nationale. Le deuxième titre de la série, Le Rouge idéal, a paru en 2002 et remportait l’année suivante le prix Arthur- Ellis. Jacques Côté a aussi obtenu en 2003 le Grand Prix La Presse de la biographie avec Wilfrid Derome, expert en homicides, paru chez Boréal, le prix Saint-Pacôme du roman policier 2006 pour La Rive noire, le prix Arthur-Ellis 2009 et le prix de la Ville de Québec – SILQ pour Le Chemin des brumes, quatrième enquête de Daniel Duval, et, tout récemment, à nouveau le prix Arthur-Ellis 2011 pour Dans le quartier des agités, le premier des « Cahiers noirs de l’aliéniste ».

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Displaying 1 - 4 of 4 reviews
Profile Image for Sandra.
409 reviews5 followers
September 8, 2016
Avis sur la saga en général : Les quatre tomes de la série mettant en scène le personnage de Daniel Duval sont bien différents les uns des autres, je reviendrai d’ailleurs un peu plus en détail sur chaque tome séparément, mais je souhaite commencer par parler des éléments qui se retrouvent tout au long de cette saga et qui font selon moi sa force.

Tout d’abord, j’apprécie beaucoup les romans policiers qui se passent avant la découverte de tous les procédés ultramodernes de recherches et d’analyses qui existent de nos jours et qui facilitent drôlement le travail des enquêteurs. Or, cette saga se passe dans les années 80, à un moment où les systèmes de communication sont encore très limités et où les enquêteurs doivent se creuser les méninges pour identifier le criminel grâce aux indices qu’ils dénichent. Bien sûr, de nos jours, de telles enquêtes seraient probablement résolues en deux temps trois mouvements : quelques clics sur Internet, une analyse ADN, trois coups de fil et basta. Ce n’est donc pas le cas ici, nous avançons pas à pas avec les enquêteurs et les moyens dont ils disposent. J’adore ces romans policiers un peu « old school », donc autant dire que cette saga m’a particulièrement plu.

Un autre élément qui fait la force de ces livres, c’est la complicité entre les deux personnages principaux, qui sont pourtant bien différents. Il y a d’un côté Daniel Duval, grand sportif, père de famille, qui aime son travail et qui ne fait pas de frasque ; et de l’autre Louis Harel, dit le Gros, toujours en train de raconter des blagues (souvent en dessous de la ceinture), misogyne et bon vivant, qui commet quelques fois des erreurs à cause de son impulsivité. Louis peut sembler être un peu « lourd » au début, mais il a aussi un grand cœur et on s’y attache très vite. Autant dire que lorsque les deux enquêteurs sont réunis sur une affaire, on ne s’ennuie pas ! Leur duo est étonnant (et détonnant) à la Laurel et Hardy, qui se comporte parfois comme un vieux couple et qui se lance régulièrement des petites piques.

Un dernier point qui m’a beaucoup plu lors de cette lecture, c’est tout simplement la découverte du Québec, autant grâce aux descriptions des environs qu’au travers de l’écriture, qui nous offre un témoignage fidèle du parler québécois et du quotidien de la province. J’ai aimé ce premier contact avec la littérature québécoise et je serai ravie de découvrir d’autres auteurs. Et dans un autre registre, je rêve d’aller visiter le Québec un jour, mais en attendant de pouvoir y aller, c’est la littérature qui m’y emmènera.

Avis sur le tome 3 : La Rive noire
Ce tome 3 nous offre une nouvelle fois un genre un petit peu différent. L’auteur a vraiment su varier les thèmes, les dénouements, les chutes et les perceptions de manière très satisfaisante.

Dans La Rive noire, une histoire de famille est déterrée. Daniel va infiltrer les quartiers homosexuels de Québec.

La chute est encore une fois bien différente de celles des deux premiers tomes ce qui est appréciable ! J’ai également beaucoup aimé l’aperçu de la vie homosexuelle à une époque où cela n’était pas bien perçu du tout. Je pense par contre qu’il me faudrait relire ce livre pour l’apprécier pleinement, car je pense qu’il me manquait une certaine quantité d’informations générales aussi bien sur l’époque que sur les thèmes abordés pour me sentir pleinement emportée dans l’histoire.
Profile Image for Michèle.
Author 112 books44 followers
July 14, 2022
J’ai relu avec grand plaisir La rive noire, un roman policier de Jacques Côté qui se déroule à Québec en mai 1980 sur fond de déception référendaire perdu. Une mort qui pourrait être un empoisonnement déguisé, un suspect idéal, un enquêteur dont la femme vient de faire une fausse-couche, plein de pistes, des secrets serrés au fond d'un manoir avec vue sur le majestueux fleuve...

Les descriptions des paysages sont à couper le souffle, autant que les conflits qui gardent la tension parfois humoristique entre les policiers. Les dialogues entre Duval et son collègue très charismatique et "religieux-charismatique" Louis sont succulentes. C’est un roman à part et, m’a dit l’auteur, différent des autres de la même série. Car on y montre l’homophobie ouverte dans la société, qui persiste encore aujourd’hui, et les visages tortueux d'une foi excessive. Le point de vue de Daniel Duval va changer à mesure qu'il doit se mouiller dans le milieu pour poursuivre son enquête.

Ce qui n'est pas facile quand on écrit sur un temps qu'on a connu, c'est de rendre l'atmostphère, et se souvenir des technologies populaires à ce moment. Les téléphones cellulaires n'existaient pas, sinon sous forme de grosses "briques", peu répandues. Notre enquêteur a donc sa pagette sur lui. Et la psychologie du temps, le harcèlement d'une collègue que tous trouvent "normal", un cas de bébé secoué qui est une sous-intrigue parallèle mais triste. À part ce cas, il n'y a pas plein de cadavres parsemés dans les chapitres, c'est très psychologique. C'est avec sa tête et son coeur que Duval va dénouer les ficelles de cette sombre affaire.

Une très belle phrase, pour un amateur de moto: cette description vue du bolide qui roule à pleine vitesse en page 299:

"Les lampadaires métalliques moissonnaient le ciel à grande vitesse, fauchant les nuages."

Bref, je n'ai fait qu'effleurer la surface de ce petit bijou, car la famille dysfonctionnelle est très présente. À lire pour l'atmosphère, la discrimination envers les gais, les persos vulnérables, l'ambiance et les descriptions des paysages...

Je recommande cette lecture, ce serait-ce que pour le sympathique Duval qui regrette sa belle vieille bicoque qu'il a retapé avec amour !
Profile Image for Yves.
689 reviews7 followers
October 28, 2011
Voici la suite des aventures de nos eux policiers de la SQ. Cette fois-ci, nos deux héros doivent enquêter sur une histoire de meutre ou homosexualité et religion se font face. Le mélange des deux est littéralement explosif. L'histoire se déroule en 1980, le lendemain du premier référendum sur la souveraineté du Québec. On voit de découragement des personnages face à la défaite du Oui. J'aime bien l'humour dans ce livre. L'auteur réussi à créer une ambiance agréable à lire malgré la lourdeur de ses sujets.

Pour ce qui est de la religion et de l'homosexualité, c'est bien de voir l'aspect historique et de se mettre dans le contexte de 1980. Les gens étaient à cette époque bien plus homophobe et plus religieux qu'aujourd'hui. La religion n'a jamais toléré les homosexuels. C'est encore comme ça aujourd'hui. On a qu'à se tourner vers les États-Unis pour bien le voir. Heureusement, au Québec, on est beaucoup plus progressiste pour ce qui est des droits des homosexuels.

En résumé, c'est un très bon roman policier. L'intrigue ne pousse peut être pas assez loin mais c'est compensé par le ton parfois léger et amusant des personnages.
Profile Image for Carine.
706 reviews
July 4, 2012
Une étoile de moins que les deux autres romans de la série, mais uniquement parce que j'ai trouvé que l'enquête s'éparpillait un peu. Sinon, le rythme est toujours aussi soutenu. Cette fois, Duval et Harel enquêtent sur la mort de Florence Marquis, la femme d'un riche homme d'affaires. Et si, habituellement, on réussit à oublier que l'action se déroule dans les années 70 et 80 (mis à part les cabines téléphoniques!), ce n'est pas le cas ici où la religion et l'homosexualité sont des thèmes bien présents.
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