Le 26 septembre 1981 aurait dû être une journée ordinaire pour le docteur Fargeau si deux événements tout à fait inopinés - l'agression de sa maîtresse, l'accident de sa femme - n'avaient remis en question le sens de son existence. Le récit de cette funeste journée est ponctué par de nombreux retours en arrière qui reconstituent la vie de Fargeau : naissance en 1916, père prof d'histoire, amourettes, études de médecine, drôle de guerre, captivité, retour dans la France occupée, diverses tentations politiques, mariage "bourgeois", vie de médecin généraliste sans grand éclat jusqu'au jour où Fargeau comprend ce qu'il aime vraiment : le passé. Aussi bien le passé national - il est un homme de droite - que le temps qu'il passe sur ses patients. Bientôt, il ne conserve que ses malades les plus âgés et consacre tous ses soins à les aider à vieillir, à la fois confesseur et compagnon d'infortune. Dans ces mêmes années, Fargeau milite dans de chimériques organisations de nostalgie et de colère : les "Cercles Chateaubriand", une radio libre très "engagée" à droite, etc. Veuf, il se rapprochera de son fils unique, traîne-patins dans le Sud-Ouest, et ira finir doucement ses jours dans une institution de vieillards - bien sûr - appelée l'Ancienne Charité de Maussade où il "donnera des coups de main", bavardera, éructera, ricanera de la décadence du monde. Un roman sur l'âge, une fresque qui fait une large place à la bourgeoisie d'avant-guerre, aux Oflags et Stalags, à la fin de l'Occupation, à la France de la Libération et de l'épuration à "l'esprit de droite", toujours inscrits dans des lieux : le XVIIe arrondissement de Paris, La Muette, Auteuil, la Normandie "profonde", la région des Causses et de Cordes, Albi...
François Nourissier était un journaliste et un écrivain français. Il était actif dans le monde des éditeurs: secrétaire général des éditions Denoël de 1952 à 1955, rédacteur en chef de la revue La Parisienne de 1955 à 1958, et conseiller aux éditions Grasset de 1958 à 1996. Depuis 1977 il était membre de l'Académie Goncourt dont il est devenu le secrétaire général en 1983 et le président de 1996 à 2002. Il a démissionné en 2008 pour des raisons de santé.
François Nourissier was a French journalist and writer. He was occupied in the publishing sector: secretary-general of the publisher Denoël from 1952 to 1955, chief editor of La Parisienne from 1955 to 1958, and adviser with the publisher Grasset from 1958 to 1996. Since 1977 he was a member of the Académie Goncourt of which he became secretary-general in 1983 and president from 1996 to 2002. He resigned in 2008 for health reasons.
Une bonne trouvaille d'une boîte à livres, sympa à lire, une bonne introspection d'une vie d'un timoré d'un passif face à la vie qui finalement construit sa vie assez sobrement puis sa vie qui se défait avec les années. Une très belle plume, vive les boîtes à livres pour ces trouvailles si agréables à lire.
On the whole, I liked those scenes of everyday life lived through the eyes of the family doctor. By the end of the book, you realise he could in fact be your own GP or some old uncle you don't see regularly.