Juillet 1957. La petite fille dessine sur le sable, assise au soleil au bord d’une route d’Espagne. En un lexique parfois douloureux, elle égrène ses pensées, ses souvenirs, ses explications naïves du monde, ses impressions de voyage, passant de Père à Mère et de Franco à Sacrifice, sans oublier Rire, ni Honte, ni Église, ni Diable, ni Épinards, ni Coccinelle. Chaque mot est un éclat d’enfance. Éclat acéré, cruel, que l’innocence esquive en se réfugiant dans l’imaginaire. La petite cinglée a obtenu le Prix du premier roman de Chambéry et le Prix Antigone.