Stella Delange la narratrice, fille mal-aimée d'un couple de cafetiers de Montreuil, a publié un roman qui remporte un succès immense ; son " personnage " lui est inspiré par sa soeur aînée, la douce, la belle, la parfaite Mélanie, jeune institutrice d'école maternelle au destin tragique elle s'est fait écraser par un camion en voulant sauver un petit enfant. Le cinéma s'intéresse aussitôt au roman. Entraînée dans un milieu cynique dominé par l'argent et les fausses gloires, Stella sent plus que jamais qu'elle existe à travers l'image sublimée de sa soeur morte. Sa passion absolue pour le producteur du film, son amitié pour 1 / Vanda, la vedette incarnant Mélanie, sa vie soudain branchée sur un luxe factice approfondissent en elle l'abominable sentiment de sa dépendance et de sa solitude. Ces faits - purement réalistes d'apparence - sont transfigurés par un souffle de folie âpre, sombre, désespéré, mais éclatant d'un cruel humour ; La peinture des milieux sociaux, des grands restaurants, d'un week-end " de travail " à Saint-Tropez ou à l'inverse d'un réveillon calamiteux à Montreuil, est aussi drôle que féroce. Au-delà, l'auteur nous montre que les hommes et les femmes sont prisonniers de leur passé au point de gâcher ce qui aurait pu être le bonheur présent. Stella et celui qu'elle appelle le Capitaliste s'aiment pour de bon. Mais ils n'arrivent jamais à surmonter les malentendus, le soupçon, le silence.
p.96 Encore faut-il avoir quelque chose à raconter, quand on n'a pas le don des histoires fausses...
p.99-100 Ca puait [...] mazette ! Au bord de la mer, ça doit provoquer la marée basse vite fait. [...] Le mec était très vivant quoique pas très frais.
p.106 Je pleure un peu. Je crois qu'il pleure aussi [...] On pleut tous les deux.
p.131 Les grandes douleurs sont toujours muettes.
p.140 Le dialogue [...] niveau zéro caractéristique des grands sentiments.
p.208-209 Tu te (mates) [...] Ca t'étonne. Tu te tâtes. C'est à toi [...] Tout te va. Tu as trouvé ta vie.
p.214 Les (plats) fonds sont bas.
p.226 Partout autour [...], les gens crèvent de rejet et de solitude. Ils peuvent bien crever, les autres s'en foutent, trop occupés à crever eux-mêmes.
p.263 [...] les riches sont différents : ils sont riches.
p.269 [...] comme ces animaux qui ne savent pas crier quand on leur fait mal. On a bonne conscience. On se dit : "Ca ne souffre pas ces bêtes-là."
p.294 Tu te taillerais un peu les poignets. [...] tu te lancerais dans la culture des vers.
c'était une histoire intéressante au début, mais vers la fin je n'arrive plus à comprendre: c'est juste Stella et le Capitaliste. tous les détails intéressants du début se sont évaporisés . . .