Jacques Larivière, un prostitué mâle, se fait proposer un contrat qu'il ne peut refuser. Avec cinq collègues, un homme et quatre femmes, il est invité, dans un manoir près de chez vous, à participer à une orgie organisée par des gens très importants. Protégés par une équipe de fiers-à-bras, les grosses légumes vivent leurs fantasmes, jusqu'à ce qu'un incident vienne compromettre le plaisir, et que la vie des invités ne soit soudain en danger.
Frédérick Durand enseigne au Collège Laflèche (Trois-Rivières). Il a été animateur auprès de déficients intellectuels, commis de club vidéo et musicien rock. Il a publié seize romans et un recueil de poésie et il a été finaliste du prix Radio-Canada 2007, section poésie. Il a publié des nouvelles, des articles et des comptes rendus, en anglais et en français, pour divers périodiques.
Je hurle à la lune comme un chien sauvage - Frédérick Durand - Coups de tête #7
Les éditions Coups de tête continuent de publier de la littérature qui dérange par ses thèmes. Leur septième titre, œuvre de Frédérick Durand, présente un groupe de prostitués, mâle et femelle, qui sont engagés par un groupe de riches anonymes pour une petite soirée de perversions. Nous suivons Jacques dans une riche demeure très complexe, où il rencontre les quatre filles et l’autre gars qui devront s’amuser avec les clients. Lorsqu’ils sont amenés dans une grande pièce, l’orgie commence, avec au premier plan une dominatrice qui fouette et poignarde « amoureusement » un homme nu tenu en laisse, qu’elle frappe de plus en plus fort, jusqu’à lui faire perdre conscience, sous l’œil attentif de bouncers stoïques. À ce moment, les choses dérapent. Le sang coule. Les prostitués se retrouvent séquestrés, et Jacques est certain qu’ils se feront tuer. Il leur faut donc s’évader. Jacques échafaude un plan…
Petit roman qui se lit très très vite, Je hurle… met en scène un personnage fort, celui de Jacques, élevé pour être un champion, et dont le caractère ressort en situation de crise pour lui sauver la vie. Durand présente des bourgeois décadents et intentionnellement grotesques, sa plume est vive, directe, prolixe de comparaisons comiques et la lecture est un véritable plaisir.
Seul petit bémol : j’aurais beaucoup aimé lire un épilogue à l’histoire, qui se termine de façon assez abrupte. Une lecture que je vous recommande, un coup de tête qui vaut la peine!
Coup de coeur pour le titre, mais sans plus. Quoique pas vraiment mauvais, le roman m'a laissé un peu perplexe. J'hésite à dire s'il s'agit d'un chef d'oeuvre, parce qu'à mon avis, l'histoire est simpliste avec quelques longueurs embarrassantes. J'ai eu l'impression qu'on essayait souvent de rajouter des mots pour faire plus de contenu, parfois inutile. Si le scénario se fait redondant à la longue, les personnages demeurent convaincants. Le narrateur pique notre curiosité et on aurait aimé en savoir plus sur lui. L'ambiance est idéale, la course folle pour sortir est bien décrite avec son lot de péripéties, sur ce point, ça me va.
J'ai senti qu'on me poussait une morale sur la bourgeoisie et je n'ai pas apprécié. Les nombreuses plaintes que fait le narrateur envers ces pauvres riches m'a laissé de glace, surtout dans un mini roman de 88 pages. Il aurait fallu un peu plus d'actions et corser davantage l'intrigue. La fin ne m'a pas épaté, elle était prévisible et inintéressante. Un coquille s'est également glissée à la page 47 lorsqu'on essaie de maîtriser une personne qui est supposée d'être morte. Bref, sous une couverture splendide, comme tous les Coups de Tête, se cache un texte un peu décevant. Cependant, pour sa qualité de mettre dans l'ambiance, pour les personnages et pour le style, je considère qu'il vaut tout de même la peine d'être lu.
Jacques est un prostitué mâle qui est engagé pour une partouze chez des bourgeois. Ce qui promettait d'être un petit travail assez peinard, se transforme en cauchemar quand un participant trouve la mort.
Je suis un peu coincé par ce roman, ou cette longue nouvelle. D'un côté, c'est un formidable récit d'action, emballant, haletant, qui attrape son lecteur à la gorge et ne le lâche pas avant le point final - ou le poing final, c'est selon.
D'autre part, je suis resté sur mon appétit. Il n'y a rien avant le roman, rien après. Le roman n'existe que dans cet instantané. On ne sait presque rien du personnage et à la fin on n'en saura guère plus. Les autres personnages, c'est moins encore : ils n'apparaissent dans le texte que pour faire avancer cette formidable locomotive lancée sur ses rails.
Au bout du compte, je donne une bonne note, parce que mon plaisir de lecture fut grand. Un petit livre pour passer admirablement une couple d'heures. Sans compter que le titre est génial
Durand, l'écrivain, est un entertainer de première.