Traduit dans le monde entier, véritable best-seller, Les Allumettes suédoises inaugure le grand roman de formation de Robert Sabatier qui s’achèvera avec Les Trompettes guerrières. Des huit volumes qui constituent la série, celui-ci est certainement son chef-d’œuvre. On y fait la connaissance Olivier, le double romanesque de l’écrivain, orphelin et poulbot comme lui. Sur la Butte Montmartre, dans le haut de rue Labat, un gamin de dix ans erre jour et nuit. Il a perdu ses parents et vit chez un jeune couple de cousins, Jean et Elodie. Dans ce fabuleux quartier qu’est le Montmartre des années 30, il découvre un monde pittoresque, avec son franc-parler et son peuple : Bougras, l’anarchiste, qui se prend d’affection pour le gamin et veille sur lui, « Anatole dit Pot à colle », Valentin « lartérophile », le beau Mac, sans oublier l’Araignée, Mado la Princesse ou encore la grosse Albertine… Autant de figures inoubliables parmi lesquelles l’enfant grandit et oublie sa tristesse, évoquées par la plume truculente, mélancolique et poétique de Robert Sabatier, qui donne avec ce roman le meilleur de lui-même.
Robert Sabatier was a French poet and writer. He wrote numerous novels, essays and books of aphorisms and poems. He was elected to the Académie Goncourt in 1971, as well as to the Académie Mallarme. He is also the author of Histoire de la poésie française: La poésie du XVIIe siècle. Among his notable works is the autobiographical series of novels "Roman d'Olivier" about growing up in the streets of a poor quarter in Paris during the 1930s. A title from the series, Les Allumettes Suédoises (The Safety Matches, also translated under the title The Match Boy), was adapted for French TV by Jacques Ertaud. According to Kirkus Reviews, the book Les Allumettes Suédoises sold 200,000 copies. Other autobiographical installments include "Olivier 1940" and "Les Trompettes Guerrières". More recent works include Diogène about the Cynic philosopher of ancient Greece. As a poet, Sabatier was awarded Le Prix Guillaume Apollinaire in 1955. A small selection of Sabatier's poems have been published in English translations by the American poet X.J. Kennedy and others in the anthology Modern European Poetry (edited by Willis Barnstone et al., published by Bantam Books, NY, 1966). Kennedy's translations of Sabatier include the poems "Vegetal Body" and the elegiac "Mortal Landscape" where Sabatier wonders
The bird is flown, the monster not yet born where shall we go in this demolished world?".
In an introduction to Sabatier, Barnstone states: "The poet's despair has sharp edges . . . but the bitter violence that strikes at the reader of these poems has its roots in an earlier joy that persists like a dream." Sabatier's poetry is deeply colored by memory and division: "He held the image that he loved so tight/his body itself cast two shadows." Before his death, Sabatier was writing his memoirs.
poignant et nostalgique, une fresque touchante sur l'enfance et la perte. le style de sabatier est empreint de poésie, mais reste accessible, ce qui rend la lecture fluide et agréable. on s'attache facilement aux personnages, notamment à olivier, dont la sensibilité et l'innocence touchent le cœur. cependant, le rythme du roman peut parfois sembler un peu lent, avec certains passages qui s'attardent peut-être trop sur des détails mineurs. mais cette lenteur permet aussi de savourer les moments de réflexion et d'introspection qui sont la force de l'œuvre.
Dans ce récit, on suit le jeune Olivier, désormais orphelin, dans ce quartier de Paris des années 30. On le voit se remettre de la perte de sa mère au fil des jours et de ses pérégrinations dans les rues de ce petit monde qui est le sien. On y découvre des personnages tous très différents, de l’infirme à la concierge, en passant par la bande rivale d’enfants, la femme aux activités mystérieuses, la petite frappe, le débrouillard et tant d’autres qui, chacun à sa manière, va apprendre quelque chose au jeune Olivier, qui se retrouve dans une position d’apprenti de la vie à leurs côtés. Au fil de ses déambulations, on retrouve un Paris différent, plus humain, puisque le jeune garçon recevra de l’aide, à différents degrés, grâce à ces personnes, ces voisins, qui lui ouvriront leur porte pour lui donner une crêpe, une leçon de boxe, ou tout simplement une présence.
C’est un portrait émouvant d’une enfance insouciante, qui se cherche et cherche la place qu’elle occupe dans le monde que nous livre Robert Sabatier, dans un monde où tout n’est pas facile mais où l’entraide et la débrouillardise permettent d’oublier ce côté sombre de la vie. Oui, c’est beau, mais… Parce que oui, il y a un mais. Le tout est quelque peu gâché par des descriptions qui virent à l’inventaire, le genre de listes qui, pour moi, n’apportent rien de plus et alourdissent le récit, lui faisant perdre un certain rythme.
En bref, une belle vision de l’enfance dans le Paris des années 30.
Les allumettes suédoises c’est un peu comme Oliver Twist dans le fabuleux destin d’Amélie Poulain. Je voulais le lire car ce fut un énorme succès de librairie et je voulais comprendre cet engouement populaire. Sa lecture est un peu comme un voyage dans le temps et dans les clichés. Un temps dont j’ai vécu les derniers souffles, et dont la nostalgie me traverse parfois. Maintenant que je vieillis. Le roman parlera franchement moins aux personnes nées après 1980. Qui manqueront cruellement de références. Et seront interloquées à la lecture de beaucoup de scènes qui appartiennent au quotidien et à la normalité de toute une époque… Dont cette œuvre est indéniablement le témoignage sincère et presque naïf d’honnêteté. A offrir plutôt à ses parents, ou ses grands parents quand on a la chance de les avoir encore et qui sauront l’apprécier. En revanche je déconseille fortement à la génération woke de s’y essayer sous peine de s’étouffer de rage. 😂😂😂
«Le monde lui paraissait sale, écœurant, les hommes laids et bêtes.»
Je n'avais pas relu cette série depuis très longtemps et je n'en gardais que le souvenir vague des Noisettes sauvages. J'aurai du mal pourtant à décrire l'émotion qui m'a saisie puis accompagnée tout au long de la lecture de ce premier tome. Je suis infiniment nostalgique de ne pas avoir connu ce Paris, qui est déjà si éloigné du mien, que j'aime pourtant déjà beaucoup. Je voudrais avoir connu Bougras, avoir joué avec Olivier et Loulou, j'aurais voulu être là, à Montmartre, avec eux. Robert Sabatier recréée une époque à travers une infinité de détails, de tournures de phrase, et je m'y suis crue. J'ai déjà hâte de lire la suite.
Ce livre nous amène dans de les rues des années 30 du quartier Montmartre à Paris.
Pour moi, l'auteur décrit beaucoup trop les moments de vie de la rue au détriment des émotions ressenties par les divers protagonistes et de l'histoire. Mon imagination n'a pas pu jouer son rôle car les scènes de vie étaient décrites dans les moindres détails. Dommage!
La perte de l'être cher, en l’occurrence la maman de personnage principal, Olivier, n'est pas assez approfondie à mon goût.
J'ai trouvé cette lecture bien trop longue malgré le peu de pages à lire (283).
L'histoire est présentée comme celle d'Olivier, un jeune orphelin de 10 ans, qui vit à Montmartre dans les années 30. En réalité c'est principalement une vision du Montmartre de cette époque. l'histoire en elle-même est presque inexistante. On suit les journées d'Olivier qui passe ses journées dans les rues et qui nous fait découvrir une époque et une société disparues depuis longtemps. Malheureusement en dehors de l'intérêt historique le roman est plutôt ennuyeux. Les personnages, les métiers, la façon de vivre sont tous d'un autre temps. Ce Montmartre d'il y a 100 ans déjà est presque un cliché. Il évoque ces vieux films avec Arletty qui n'a pas une gueule d'atmosphère. Alors sur quelques pages pourquoi pas mais pour que ça m'intéresse sur tout un roman, il aurait fallu que l'histoire soit plus prenante.
Se plonger dans le microcosme de la Rue Labat et voir le monde a travers les yeux d'un enfant dans Paris des années 1930 a été un vrai plaisir. La tristesse et la douleur que traverse cet orphelin sont tempérées par les joies des choses simples et des relations qu'il tisse sans préjugés, avec enfants et adultes. Le style simple et direct aide a exprimer cette experience particulière, et un style de vie ou la société de consommation a outrance était a ses tout debuts.
Historia algo triste donde la inocencia juega un papel importante. el protagonista es un niño huérfano que cuenta sus aventuras por la París diurna/nocturna, sus calles; amistad y soledad.