254pages. poche. broché. Faiseur d'anges, avorteur, "ivégiste" ? Comment désigner le docteur Sachs, quand, chaque mardi, il quitte son cabinet de campagne, ses patients habituels et leur cohorte de petits maux, pour la ville, ses patientes qui défilent, et leur seul mal : une grossesse indésirable ? Lui-même ne sait pas comment dire, d'ailleurs il n'a personne à qui en parler. Or, il aurait bien besoin de quelqu'un qui l'écoute raconter la souffrance de son travail, celle des femmes en face de lui, mais la sienne aussi, la violence de cet acte qui n'est jamais anodin. Une oreille attentive, avec qui dépasser le langage clinique, rassurant, propre, qu'il sert à chaque patiente, mais tellement loin de ce qu'il ressent. Quelqu'un qui soit prêt à entendre ses vrais mots : un lecteur, peut-être ? Un texte poignant, une écriture à vif, à lire comme le contrepoint sombre de La Maladie de Sachs, le roman qui fit connaître Martin Winckler au grand public et qui obtint le prix du Livre Inter en 1999. -Karla Manuele -Ce texte fait référence à l'édition Broché. Quatrième de couverture Chaque mardi après-midi, Bruno Sachs, médecin généraliste, quitte son cabinet pour se rendre à l'hôpital. Là, il pratique des avortements. Apparemment, cette activité est routiniè Bruno reçoit les femmes qui demandent une IVG, retourne les voir dans la chambre où elles se reposent, rencontre d'autres patientes en consultation puis regagne son cabinet. Mais sous l'apparence glacée de ces rituels, Bruno n'est pas indemne de la souffrance des femmes, de leurs silences, de leurs culpabilités, des violences familiales, conjugales, sociales et parfois médicales qu'il devine derrière leur décision. S'il ne remet jamais en question le droit de choisir, il souffre lui aussi du silence qui masque la réalité: une IVG, ça fait souffrir tout le monde -les soignants comme les femmes. Au fil des mois, chargé du poids toujours plus grand des histoires dont il est témoin, Bruno tente de transcri.
Martin Winckler, pseudonyme de Marc Zaffran, est un médecin militant féministe français connu comme romancier et essayiste. Évoquant souvent la situation du système médical français, il est également critique de séries télévisées et traducteur. Il est aujourd'hui citoyen canadien et vit à Montréal (Canada).
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Martin Winckler (born Marc Zaffran) is a French M.D. and short story, novel and essay writer. His main topics are the French medical system, the relationships between caregivers and patients and Women's Health. One of the first TV series critics in France, he has written numerous articles and books on the subject (ER; Grey's Anatomy; House, MD; Law & Order).
La 1re partie est très bien mais très clinique, la 2e partie instaure un réel malaise mais a l'avantage d'être honnête, la 3e partie parce qu'il faut bien une fin à un livre.
c'était dur comme lecture. j'en sors psychologiquement épuisé. je ne recommande clairement pas ce titre à tout le monde, faut être bien accroché. outre le sujet sensible, le style d'écriture est particulier, clairement pas à mon goût, mais je peux concevoir que cela plaise à d'autres. si ça n'avait pas été pour mes cours je n'aurai pas terminé ce roman
J’ai eu beaucoup de mal avec la narration que j’ai trouvé laborieuse. Quant au récit, j’ai été particulièrement dérangée par la forme de certaines descriptions des examens et des avortements. J’ai trouvé que le narrateur/personnage principal était particulièrement dérangeant et désagréable. J’ai voulu aller jusqu’au bout afin de voir s’il y avait une leçon particulière à en tirer ou une prise de recul du narrateur mais je ne crois pas. J’adore Martin Winckler, j’ai énormément aimé le chœur des femmes mais ce premier roman a été difficile à lire pour moi.
Ce fut une lecture laborieuse. La narration est très particulière et on a pas de personnage bien construit non plus. C’était assez froid, distant. Je ne savais pas bien ce que je lisais. Rien à voir avec le chœur des femmes du même auteur
Un récit très honnête, qui ne cache pas forcément le mépris rencontrer face à l’avortement. Le « tu » force le lecteur de se mettre dans la position de la personne qui exprime des pensées désagréables qui ne sont pas forcément représentatifs de notre propre avis sur le sujet.
Pas du tout ce que j’attendais à lire en terme de pensées et sentiments exprimées. Cependant il apporte les explications médicales et des situations intéressantes.
Obligée de mettre une seule étoile, car même si le début m'a plu (voir "les coulisses" des IVG), très vite le style m'a déplu (les chapitres décousus) et après c'est festival de sexisme, grossophobie et presque haine envers les patientes. Déçue mais ça m'apprendra à lire des hommes Ah ah
Où l'on retrouve Bruno Sachs dans sa vacation, évoquée plus tard dans la Maladie de Sachs.
L'écriture est viscérale, crue, parfois même insoutenable ; mais vitale pour le soignant qui se vide à son tour de tout ce qu'il a fait et vu dans ses IVG.