De tous les hommes d'État qui ont dirigé le Québec moderne, René Lévesque est sans doute celui qui a le plus marqué le peuple. Dans cette autobiographie, cet homme intègre raconte sa vie et sa carrière politique.
René Lévesque, GOQ (Quebec French pronunciation: [ʁœne levaɛ̯k]) was a reporter, a minister of the government of Quebec, (1960–1966), the founder of the Parti Québécois political party and the 23rd Premier of Quebec (November 25, 1976 – October 3, 1985). He was the first Quebec political leader since Confederation to attempt, through a referendum, to negotiate the political independence of Quebec. https://en.wikipedia.org/wiki/Ren%C3%...
Le 1er novembre prochain aura lieu la commémoration du décès de René Lévesque, il y a 30 ans, en 1987. "Entrevue inédite de René Lévesque" " En 1984, René Lévesque accorde une entrevue à Geneviève Taillon et Catherine Beauregard. Qu’y a-t-il d’exceptionnel ? C’est que Geneviève et Catherine sont des élèves en secondaire IV au Collège Jésus-Marie de Sillery et c’est dans le cadre de leur cours d’histoire qu’elles le rencontrent à son bureau pour cet entretien qui dure une vingtaine de minutes. René Lévesque y parle de son expérience de correspondant de guerre en 1944 et 1945. On sait qu’il a été engagé à Montréal par l’Office of War Information et affecté à Londres à la section francophone de l’American Broadcasting Station in Europe. En 1945, il sera attaché à l’armée du général Patton, puis à celle du général Patch, dans leurs marches en Allemagne. René Lévesque, à plusieurs occasions au cours d’entrevues et dans ses mémoires Attendez que je me rappelle, s’est penché sur ces deux années qui l’ont profondément marqué, notamment lorsqu’il est entré dans le camp d’extermination de Dachau. Cependant, l’intérêt de cette entrevue repose sur le fait qu’il s’adresse à des adolescentes: a-t-il senti la nécessité d’adapter ses réponses à l’âge des jeunes journalistes en herbe? C’est possible, mais force est de constater qu’il y met le même sérieux que s’il répondait à des professionnelles du métier. La Fondation René-Lévesque est heureuse de vous présenter cet inédit qui s’ajoute aux documents accessibles sur notre site."
Lecture intéressante étant donné les événements récents de la politique québécoise. Cette autobiographie donne une perspective unique de la création du parti québécois et de son fondateur. J'ai particulièrement aimé découvrir la flexibilité du jugement de René Lévesque. Le parti québécois tel qu'on le connait aujourd'hui donne parfois des impressions de fermeture d'esprit, ce qui est très éloigné de la vision décrite dans cette autobiographie.
Pour ce qui est de l'homme en tant que tel, il était certainement un leader hors du commun qui ne se laissait pas intimider facilement. N'ayant jamais complété son diplôme universitaire en droit et ayant fait carrière en tant que journaliste, il prouve bien que l'engagement civique n'est pas exclusif à certains domaines d'expertise et que les seuls pré-requis sont une tête solide sur les épaules, et beaucoup de résilience.
La seule critique que j'ai envers ce livre vient du fait que beaucoup de faits historiques ne soient pas expliqués, ce qui rend parfois la lecture moins fluide. Bien que plusieurs des événements mentionnés fassent maintenant partie du savoir collectif et de notre histoire, beaucoup d'autres sont passés à l'oubli et les lecteurs des jeunes générations auraient besoin d'un peu d'aide pour bien comprendre toutes les allusions implicites du livre.
C'est que j'ai le plus aimé de ces mémoires de René Lévesque, c'est sa prose assez unique, un heureux mélange de modestie et de perspicacité, décliné dans un français riche, mais toujours authentiquement québécois, plein d'humanité.
La formation de journaliste de René Lévesque qui fit de lui un excellent vulgarisateur de dossiers complexes, autant à l'époque qu'il était journaliste que par la suite en politique, est à la fois un atout et un inconvénient. Un atout car le récit est vivant, précis, bien expliqué, jamais prétentieux. Mais c'est en même temps un inconvénient car cela verse quelquefois dans la chronologie des événements qui peut donner l'impression de manquer de recul face à la perspective globale. Cette propension à la chronologie, moins présente jusqu'à ce que les mémoires arrivent à la réélection inattendue de 1981, devient plus lourde vers la fin. On a l'impression de relire une rétrospective des événements plutôt que des mémoires.
Un lecteur inattentif pourrait avoir l'impression que cette rétrospective se termine d'ailleurs en queue de poisson car les mémoires s'arrêtent vers le printemps 1984. Ce n'est pas le cas car les mémoires commencent en réalité par la fin de son mandat, de l'été 84 jusqu'à sa démission en juin 1985. Mais cette partie m'avait parue partielle, une mise en bouche en quelque sorte, et je m'étais imaginé que M. Lévesque y reviendrait plus en profondeur à la fin. Ce n'est pas le cas et ça m'a laissé sur ma faim.
En même temps, et c'est sans doute le cas également de la partie finale, le manque de recul face aux événements peut expliquer ce style chronologique, moins réfléchi, moins en profondeur. Ces mémoires ont été écrites en 1986. C'est très, très rapide. Avait-t-il pressenti qu'il devait se presser, que le temps lui était compté? Possible. En tout cas, on peut être sûr que s'il avait trop attendu, nous n'aurions jamais eu ce cadeau suite à son décès en 1987 et le récit de notre histoire collective en aurait été plus pauvre. Pour cette raison il reçoit toute notre gratitude.
René Lévesque is someone I've always wanted to read about. Myself being an anglophone Canadian, he always struck me as an extreme character in Quebec's bid for independence, so it was helpful to see things written in his own words explaining his thoughts and views on things. My years working with minority peoples overseas over the past decade and a half also helped give me a different and more sympathetic perspective on a people's desire for self-government. My only regret is that the book was not longer, going into more depth on the Parti Quebecois and Levesque's years as Premier of Quebec.
This is the worst book I've ever tried to read. I'm not unsympathetic to Levesque or his life's cause, but his writing is brutal, which he does to his credit warn us about in the earliest pages.