Le récit subjuguant de trois générations de femmes éprises de liberté Qui parle en vous ? Qui vous raconte les histoires qu'à votre tour vous transmettrez ? Pour répondre à ces interrogations, Gisèle Pineau a choisi de remonter le cours des vies de quatre femmes. Celles qui l'ont construite. Angélique, l'ancêtre esclave, qui connut les temps perturbés de l'abolition puis du rétablissement de l'esclavage, gagna sa liberté et finit par épouser le Sieur Pineau. Julia, la grand-mère, profondément attachée à son pays, la Guadeloupe, mais contrainte à l'exil pour fuir un mari trop violent. Gisèle, la grand-tante, qui se laissa mourir de chagrin à vingt-sept ans, après avoir perdu son jeune époux. Et puis Daisy, la mère, qui, au plus gris de l'exil et de ses malheurs, se tint toujours debout pour ses enfants et rêva sa vie dans les romans d'amour. Avec son livre le plus personnel – et peut-être le plus émouvant –, Gisèle Pineau fait revivre ses quatre femmes dans la " geôle noire " de la mémoire. Quatre femmes, quatre époques de l'histoire antillaise, quatre inoubliables destins.
Gisèle Pineau is a French novelist, writer and former psychiatric nurse. Although born in Paris, her origins are Guadeloupean and she has written several books on the difficulties and torments of her childhood as a Black person growing up in Parisian society.
During her youth, she divided her time between France and Guadeloupe due to her father's stationing in the military.[2] Pineau struggled with her identity as a Black immigrant due to the racism and xenophobia she experienced at her all-white school in the Kremlin-Bicotre suburb.[2] Pineau took to writing in order to console the difficulties of her French upbringing and Caribbean heritage, as her works would connect the two cultures rather than separating them.[3][4]
In her writings, she uses the oral tradition of storytelling in fictional works to reclaim the narratives of Caribbean culture.[4] She also focuses on racism and the effects it can have on a young girl trying to discover her own cultural identity. Her book L'Exil Selon Julia highlights this, as she relies on the memories and experiences of her aged grandmother to help her learn about her society's traditions and her own cultural background. In the book, she also mentions that the discrimination she felt as a youngster did not only apply to French society in Paris, but also to the people of Guadeloupe, who rejected her for being too cosmopolitan upon her return to the land of her ancestors.
She for many years lived in Paris and, whilst maintaining her writing career, has also returned to being a psychiatric nurse in order to balance out her life; but she recently has moved back to Guadeloupe.
Gisèle Pineau, autrice engagée de plus d’une vingtaine de romans nous permet à travers celui-ci de suivre la place de quatre femmes. Nous lisons entre ces lignes leurs histoires, expliquées avec des mots parfois durs, montrant la violence de la réalité. Dans son œuvre Mes quatre femmes, la place des femmes y est essentielle mais n’est pas le seul sujet fort, elle y dénonce la discrimination de la société française à Paris mais également celle des Guadeloupéens, qui l’ont rejetée pour être trop cosmopolite à son retour sur sa terre d’origine. Elle écrit plusieurs livres sur les difficultés et les préjugés.
J’ai adoré les références concernant la lecture, les phrases comme : “Daisy ouvre son livre. Elle essaie de lire, mais des larmes brouillent sa vue. Et les mots dansent sous le regard de la belle Daisy” ou “La lecture lui donne le rêve, l’évasion, l’illusion. Elle ne croit plus en la paix ni en l’amour sur cette terre. Alors, elle se guérit de ses peines auprès des personnages qui vivent dans les pages de son livre. Elle existe à travers ses personnages d’encre et de papier” me font sourire parce qu’elles sont si réelles. En tant que lectrice, lire des histoires me permet aussi de m’évader et de découvrir de nouvelles personnes ou lieux (même si c’est fictif), c’est donc sans surprise que j’ai autant aimé cette lecture. Les tournures de phrases sont magnifiques et les héroïnes ont une force qui donne aux lecteurs envie de se battre. A tous.tes les passionné.es de roman permettant de s’évader à travers de belles phrases, foncez !
Ce roman est une belle histoire sur des femmes fortes, des femmes vivant l’enfer mais qui continuent de vivre. Le livre se lit plutôt facilement et chaque phrase donne envie de continuer, ce qui permet de le lire rapidement.
“Elle lit pour s’évader de son quotidien. Elle lit des romans d’amour. Et cette occupation lui est aussi nécessaire que le boire et le manger”
Un récit, pas un roman. Un récit merveilleux, prenant, une écriture simple, limpide, qui vous emporte, et même une présentation agréable à l’œil. Que demande le peuple ? Je le recommande.