L’Histoire gronde au-dessus du Solail, dans ce Languedoc d’ombre et de lumière. Le maître de maison, Charles Barthélémie, disparaît à la veille de la guerre de 1870. D’autres temps s’imposent, d’autres crises, d’autres mondes. Les enfants doivent affronter chacun à sa manière tout autant les ravages de la vigne frappée par le phylloxéra que ceux de la guerre ou de leurs propres déchirements. Les cours du vin s’effondrent, Marcelin Albert dresse les barricades, et Clémenceau étouffe dans le sang la colère des vignerons. Mais c’est une femme inoubliable, entière et passionnée, Charlotte, la cadette, qui émerge de ce roman où l’air vif de l’épopée parcourt une terre sensuelle, immémoriale. Nul ne sait mieux que Christian Signol enchaîner les destins de personnages dans un dédale de passions, de drames et de bonheurs. Dans ce roman où trois générations du pays des vignes se battent pour la survie d’un domaine qui abrite les secrets de la terre et du temps, il donne une fois de plus la preuve de son immense talent. Decouvrez la suite de la saga dans La lumière des collines .
Christian Signol est un écrivain assez productif, et j'ai vu son nom ici et là suffisamment pour que je finisse par acheter un de ses livres. Selon le bouquiniste, son genre c'est les "romans du terroir", et puisque je ne connais pas, ca n'a pas fait de mal de le découvrir.
Maintenant que je connais, j'y toucherai plus jamais. On ne peut rien reprocher à cet auteur: - l'histoire, même si linéaire, est assez mouvementé. Il se passent des choses, c'est la moindre qu'on puisse dire, - l'ambiance est assez bien construite. C'est dans les descriptions que l'on retrouve le mieux l'aspect 'terroir'. La vie quotidienne de la domaine est décrite dans tous ses détails - couleurs, saveurs, odeurs - ce qui donne à l'ensemble un bon effet romantique, - le contexte historique est intéressant. J'ai découvert les révolutions de la viticulture (des manifestations pour les droits des viticulteurs et contre la fraude au vin, je n'avais rien imaginé de si profondément francais). Et puis il y a la première guerre mondiale, ce qui a encore plus étoffé l'histoire - jamais j'ai vu un si bon francais écrit. C'est presque du francais de l'école, quelque chose de 100% irréprochable.
C'est l'impression qui reste du livre: scrupuleusement correct, complètement irréprochable, sans plus. - L'histoire est médiocre, avec les clichés classiques vieux comme le temps. - Le style est moyen, rien de remarquable (on peut même dire qu'il y a quasiment pas de style). - Les personnages sont fades, et leur défilement au cours de l'histoire leur rend interchangeables. - On sent un esprit de vieux dans sa manière d'écrire les femmes. La seule femme qui est jugée "bonne" est celle qui était fidèle comme une chienne à son mari. Les filles qui ont osé se donner à leurs hommes avant le mariage se font poursuivre invariablement par la tsigane folle qui donne les prophéties macabres. L'auteur a voulu créer les filles belles, passionnées et fortes de caractère tout en leur tenant à ses vieux standards.
Décidément je trouve pas mes mots aujourd'hui. Tl;dr: Ce livre est culturellement intéressant mais médiocre, et puis d'une point de vue féministe, il m'énerve.
Ce livre est magnifique, il montre la vie disparue depuis longtemps, des couples qui survivent à de multiples difficultés, le travail des vignes la dureté d'une époque. Mais la beauté de cette vie simple sanq artifice où il n'y a que l'essentiel qui compte. J'ai eu un coup de coeur pour ce livre et surtout pour le couple de Prudence et Firmin ! Je vous le conseille vivement !
L'histoire de la viticulture dans le Languedoc de 1870 à 1918, racontée à travers les gens qui ont façonné ce terroir magnifique, est bien documentée et crédible. L'écriture de Christian Signol est bien faite, même si elle n'est pas vraiment ma tasse de thé. Je lirai le deuxième tome de cette saga avec plaisir.