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Les trésors de la mer Rouge

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"Les trésors que j'ai ramenés de là-bas sont immatériels et, lorsque le plume ne s'en saisit pas, ils disparaissent à jamais. Le romancier que je suis, amoureux de ces diamants éphémères, parfois très purs, parfois noirs, mais toujours uniques et bouleversants dans leur mystérieux éclat, est parti à leur recherche vers cette mine de richesse et de pauvreté inépuisable que l'on appelait jadis l'âme humaine - je dis "jadis", car le mot est passé de mode, avec son écho d'au-delà." De Djibouti au Yémen, Romain Gary sillonne les terres brûlées et hostiles pour en rapporter un témoignage d'une rare force.

128 pages, Pocket Book

First published December 22, 1971

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About the author

Romain Gary

170 books1,936 followers
Romain Gary was a Jewish-French novelist, film director, World War II aviator and diplomat. He also wrote under the pen name Émile Ajar .

Born Roman Kacew (Yiddish: קצב, Russian: Кацев), Romain Gary grew up in Vilnius to a family of Lithuanian Jews. He changed his name to Romain Gary when he escaped occupied France to fight with Great Britain against Germany in WWII. His father, Arieh-Leib Kacew, abandoned his family in 1925 and remarried. From this time Gary was raised by his mother, Nina Owczinski. When he was fourteen, he and his mother moved to Nice, France. In his books and interviews, he presented many different versions of his father's origin, parents, occupation and childhood.

He later studied law, first in Aix-en-Provence and then in Paris. He learned to pilot an aircraft in the French Air Force in Salon-de-Provence and in Avord Air Base, near Bourges. Following the Nazi occupation of France in World War II, he fled to England and under Charles de Gaulle served with the Free French Forces in Europe and North Africa. As a pilot, he took part in over 25 successful offensives logging over 65 hours of air time.

He was greatly decorated for his bravery in the war, receiving many medals and honors.

After the war, he worked in the French diplomatic service and in 1945 published his first novel. He would become one of France's most popular and prolific writers, authoring more than thirty novels, essays and memoirs, some of which he wrote under the pseudonym of Émile Ajar. He also wrote one novel under the pseudonym of Fosco Sinibaldi and another as Shatan Bogat.

In 1952, he became secretary of the French Delegation to the United Nations in New York, and later in London (in 1955).

In 1956, he became Consul General of France in Los Angeles.

He is the only person to win the Prix Goncourt twice. This prize for French language literature is awarded only once to an author. Gary, who had already received the prize in 1956 for Les racines du ciel , published La vie devant soi under the pseudonym of Émile Ajar in 1975. The Académie Goncourt awarded the prize to the author of this book without knowing his real identity. A period of literary intrigue followed. Gary's little cousin Paul Pavlowitch posed as the author for a time. Gary later revealed the truth in his posthumous book Vie et mort d'Émile Ajar .

Gary's first wife was the British writer, journalist, and Vogue editor Lesley Blanch (author of The Wilder Shores of Love ). They married in 1944 and divorced in 1961. From 1962 to 1970, Gary was married to the American actress Jean Seberg, with whom he had a son, Alexandre Diego Gary.

He also co-wrote the screenplay for the motion picture, The Longest Day and co-wrote and directed the 1971 film Kill! , starring his now ex-wife Seberg.

Suffering from depression after Seberg's 1979 suicide, Gary died of a self-inflicted gunshot wound on December 2, 1980 in Paris, France though he left a note which said specifically that his death had no relation with Seberg's suicide.

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52 (15%)
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124 (36%)
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2 stars
37 (10%)
1 star
5 (1%)
Displaying 1 - 30 of 43 reviews
Profile Image for Richard Hannay.
187 reviews14 followers
August 30, 2018
Uno de esos casos en los que el azar te lleva a un autor. Aquí la confluencia de un libro corto, a 2 euros en la FNAC con mis dos hijas que ya habían elegido sus cuentos y habían perdido cualquier interés por dejar a su padre elegir tranquilamente el suyo. Recordaba vagamente (creo que por algún programa antiguo de Franck Ferrand) que Gary había tenido una vida apasionante, que había estado casado con Jean Seberg y que había ganado dos veces el Goncourt con dos nombres diferentes. Razones suficientes para invertir dos euros y dos tardes.
Y el ROI ha sido insuperable.
Un escritor magnífico tratando cuestiones difíciles con enorme elegancia. Un libro bellísimo. Un autor al que volveré.
Profile Image for Lisa.
8 reviews
November 7, 2022
Romain Gary nous à livré dans cette nouvelle, sa tumultueuse quête à la recherche de trésors « immatériels ».
Des joyaux intouchables, des souvenirs dorés que l’on peut appeler plus communément « l’âme humaine ».

J’aime beaucoup les histoires autours de « quêtes existentielles », « but d’une vie » ou encore la « recherche de spiritualité et connexion avec le monde ». Ici justement c’est à travers son voyage au Yémen et à Djibouti que Gary nous livre sa découverte d’un monde, d’une nouvelle culture, de peuples à l’histoire trépidante… Personnellement je pense réellement que c’est en voyageant que l’on apprend, et que c’est en faisant des rencontres que l’on se découvre et que l’on découvre autrui. Il faut voir chacun comme une vérité, comme un profond gouffre de connaissance inépuisable qui nous apprendra mille chose sur nous et comment vivre.

En lisant les expériences de Gary à l’autre bout du monde, j’ai ressenti comme la découverte est importante pour l’homme, comme le changement et les cultures sont un pilier indispensable à chaque humain pour ne pas tomber dans l’ignorance, la passivité mais surtout l’ethnocentrisme!!
J’insiste sur ce mot car un passage m’a particulièrement marqué, il est du ressort d’un grand débat entre relativisme et passivité et ethnocentrisme et intolérance : le passage porte sur l’infibulation : ( le débat serait : faut-il intervenir pour empêcher cet acte culturel ? (qui se pratique depuis des siècles et qui est qui plus est, motivée par les femmes elles même en question. Humm difficile si on dit oui on pourrait tomber dans l’intrusion et l’ethnocentrisme, on trouverais cette pratique horrible comparée à nos pratiques…enfin bref ) :

« l’infibulation {…} un véritable fléau. {…} Il faudra encore attendre 20 ans pour faire cesser cette ignominie. Mais, certains soirs, lorsque vous marchez parmi ces boîtes d’allumettes que sont les maisons du quartier autochtones, vous entendez des cris d’enfant déchirants… À sept ans, on coupe le clitoris de l’enfant. Mais cela ne suffit pas, apparemment, à garantir la « nouveauté » et la primeur de la vierge offerte au mari. Alors, on la scelle. Entendez par-là que les lèvres du sexe sont cousues. On force l’enfant à demeurer 15 jours les cuisses fermées pour que la fermeture se consolide et se cicatrise. La nuit de noce, les commères viennent ouvrir le chemin au mari d’un coup de couteau… »

Je ne répondrais pas à ce débat, mais je trouve très intéressant d’introduire ce sujet dans le récit, cet un acte culturel méconnu de bon nombre de personne qui mérite bien sa place dans un récit sur la découverte d’une âme humaine et du monde, disons que ce rite influe particulièrement sur la psychologie et mentalité d’un peuple. Il en parle avec dégoût et indignité mais comme le ferais bon nombre d’étrangers à cette culture.

Un autre passage m’a également beaucoup ému et surtout dégoûté, cela concerne le traitement de certaines femme lors de la colonisation en Afrique. Ici il parle d’une sublime femme éthiopienne souillée et déchue de toute humanité et humilité. C’est un de mes passage préféré, il est poignant, indignant et révèle la cruauté humaine sous l’une des facettes la plus ignoble qui puisse exister selon moi :

« {…} je n’ai pas le temps de dire un mot que déjà elle est nue, assise sur le bord du lit de camp {…} tout ce corps à soldats est couvert de signatures. Je dis bien de signatures : des hommes ont fait tatouer leurs noms sur cette véritable pierre tombale sous laquelle reposent les rêves des hommes sans amour. Des noms, des dates, comme sur un lieu de passage. Je lis sur un sein : légionnaire Strauss, 1965 ; caporal Bianchi, 1967… au-dessus du sexe : Kriloff, roi des b… {…}. Sur le dos, sur le ventre, des commentaires flatteur et des précisions sur le fonctionnement de cette pauvre mécanique humaine : se laisse… S…bien »

Ce passage est d’une barbarie d’autant plus qu’il est ancré dans les souvenirs ( bien réels ) d’un homme, un homme indigné à jamais, comme nous lecteurs, par cette abomination et l’inhumanité des hommes, face à cet être pure, impuissant et vulnérable.
Comme dit si bien Gary « Tous ces graffiti sur cette tombe vivante, on pourrait les remplacer par ces quelques mots : Ici est venu mourir l’honneur des hommes. »
(Un honneur qui mérite d’être piétiné par 100.000.000 kangourous avant d’être jeté dans le magma dévorant d’un volcan ). Cette âme ici est souillée, il n’en reste qu’assujettissement, voilà comment l’Homme peut user de sois-même pour détruire les âmes, alors qu’il devrait apprendre vivre avec elles et les découvrir.

J’ai particulièrement pris ces deux passages parce que pour moi, ils représentent bien la prise de conscience, la « gifle crispante » qui te fait bien prendre conscience de la réalité, qui te fait sortir de ta zone de confort. Par conséquent ils sont un moyen de te rendre plus mature, conscient, intelligent, tu en apprends sur les autres, leurs modes de vie, tu en apprends sur les mentalités, les douleurs, les souffrances d’autrui et ça te forge, te transforme, t’instruit… Tu en viens à te pencher sur les vérités et les secrets du Monde, sur les réalités plus ou moins perfides de l’humanité. Tu t’ouvres et selon moi c’est une bonne piste pour trouver cette « âme humaine » bien cachée et « immatérielle ».

Ce n’est pas mon livre préféré de Gary, mais je tiens quand même à souligner la superbe plume de Romain Gary, ses métaphores m’ont charmées plus d’une fois mais surtout, ses aventures et rencontres sont plus que passionnantes, elles font rêver. Après tout, qui ne révérais pas de voyager dans le désert, se balader en Afrique ou au Yémen à la recherche des « âmes humaines » ou des plus belles âmes humaines ? Moi en tout cas j’adorerais ;) ( même si ça lui arrive de décrire l’Afrique comme une terre injuste et octroyé de tout les malheurs du monde : je cite : «  si l’enfer vous tente, venez-y : vous serez comblé. Cent milles volcans sont morts ici pour faire de cette région d’Afrique un chaos noir de rocs calcinés où seuls les épineux gris acier font vivre les chameaux et les chèvres. »

Merci d’avoir lu.!!.
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182 reviews
February 9, 2025
Ça a ps toujours bien vieilli et ça demandait un plus grand effort d’attention pour comprendre ce récit. Quelques jolies images malgré tout
11 reviews1 follower
August 21, 2023
Très fort, et que les descriptions sont belles !
Profile Image for Pasquelin Laurent.
15 reviews2 followers
August 28, 2024
Un récit intéressant, peut-être pas idéal pour découvrir l'univers littéraire de Romain Gary, c'est le premier livre que je lis de cet auteur. Cet ouvrage est autobiographique.
12 reviews
December 19, 2025
Je n’ai pas assez de connaissances pour comprendre ce livre. Si je les avais eues, j’aurais aimé. Là, j’ai surtout apprécié sa plume.
302 reviews
June 25, 2024
Impresionante viaje que hizo Romain Gary de Djibouti a Yemen. Entre la barbarie y la poesía
Profile Image for luna.
52 reviews3 followers
November 6, 2025
j'ai complètement oublié de mettre une review à ce livre, mais allons-y tant qu'on y est
il est par ailleurs dans un état déplorable tellement je l'ai trimballé dans mon sac, en ayant à chaque fois, une motivation et envie inexistante de m'y plonger la tête la première car bon sang quoi, trop de blabla qui floute le nécessaire
trop de blabla en fait qui élime d'emblée les quelques passages plus ou moins intéressantes et plutôt très bien rédigées

car bon, commencer dès le début avec des noms de villes, des noms de personnes de partout d'une manière tellement tellement tellement mal introduites que on se demande si on lit une liste de courses d'un inconnu fou ou une encyclopédie ciblée complexité

non vraiment, j'ai trouvé ça super dommage, j'ai peiné à m'attacher à l'ouvrage, et puis la fin quoi bon sang, tout ça pour ça??? en plus en quelques pages on retrouve une finalité même pas compréhensible directement dès le début. voyager, faire des sacrifices, découvrir, pour quoi à la fin? pour le plaisir de le faire? et même le portrait qu'est donnée de la jeune fille m'a assez gênée. beaucoup trop même "son regard me définit l'indefinissaible" en gros, était peut-être un message caché qui sous-entendait que la jeunesse est l'espoir de demain, mais la façon dont c'est amené MAIS surtout décrit est assez perturbant si je puis dire
monsieur gary se fait passer comme sauveteur anti-coloniaste (certains passages de l'ouvrage m'ont beaucoup plû je l'avoue), mais ce que je ne vois là n'est qu'un oeil occidental pseudo libertaire voulant certes bien faire, mais dont le fil conducteur du message voulant être passé est lui-même brouillé

certaines descriptions était peu nécessaires à mes yeux. même si j'avais l'impression que c'est plus un roman sous effet journal de bord que un roman à aspect culturel historique ou j'en passe

j'ai quand même appris quelques petits trucs concernant le sort des femmes dans certains pays évoqués (Somalie, Ethiopie, ...), des conséquences post-coloniales (de l'Apocalypse selon ce visionnaire) dont on parle pas souvent. donc merci à ce cher Romain, mais pitié quoi, vaut mieux mieux pointer du doigt les faits plutôt que les surfleurer par accumulation pouvant être evitée
le livre a beaucoup de potentiel, j'aurai juste fait une mise en point à certains endroits dans leur effectivité mais surtout dans leur envie d'être lu, dans le train des fois mes yeux se fermaient car ok c'est bien beau de savoir que le protagoniste est allé ici puis parlé avec lui puis resumé poétiquement tel endroit, mais après??? qu'en est-il de l'essence du message??? enfin bon

j'ai vu que camus et gary étaient nés à la même époque, et ici il fait mention du Soleil, comme chose qui a toujours été là en se démittant de ses fonctions en tant de colonialisme par égoïsme, mépris et rapine, et puis en revenant rempli de regrets et de remords. ça m'a fait penser au Soleil selon camus qui est élément central, symbolisant à la fois la vie et la mort, l'énergie et l'oppression surtout de mémoire avec l'ouvrage "L'étranger"!

même si grand détail, j'ai aimé que l'auteur utilise le "nous" en perspective accusative et non pas fuyarde quant il est question de colonialisme en s'adressant au "vous"!!!!
surtout que c'est en écho dans les débats de nos jours et problématiques actuelles :,)

voici donc les citations :

Vous me direz : nous avons déjà entendu cette chanson. Que le colonialisme est été un échec, pour le constater, il suffit de parcourir l'Afrique indépendante : tout ce qui n'arrive pas à naître à reconstruire, c'est notre oeuvre. Si le colonialisme avait été une entreprise digne de la civilisation, il n'y aurait pas eu en Afrique, aujourd'hui, cet effort désespéré de bâtir sur des fondements qui ne furent jamais posés. Lorsque les anciens colonisateurs se moquent des échecs africains, ils se moquent d'eux mêmes.



Ce qui fût peut-être le plus grand crime du colonialisme, ce sont les hommes comme celui-ci, dont l'abnégation et sacrifice ont servi d'exploitation éhontée et à des profits énormes : les bénéfices sont restés dans les poches de la puissance qui proclamait à tout venant sa "mission humanitaire"...



Aucune autre mer du monde n'est plus éloignée du présent et nulle part ailleurs le passé évanoui n'a une présence plus envoûtante [c'est joliment dit pour décrire la mer Rouge]



Mahomet, Mao, Allah [SWT]... C'est une trinité intéréssante.. [PARDON?????? j'étais extrêmement choquée de ce passage, je vous ai pris l'extrait qui m'a le plus irrité surtout en rapprochement à le trinité chrétienne j'imagine ("Au nom du Père, du Fils, et du Saint-Esprit"), le niveau de manque de respect religieux est inouï, la prise en légéreté de thèmes aussi ancrés dans le sacre intouchable est calculatoirement mesquin. Même s'il se rattrappe des fois avec des phrases du genre "L'étranger est entouré ici de toute hospitalité traditionnelle de l'Islam", son récit et ses prises de positions sont parfois assez contradictoires mais surtout floues à mon goût)



Plus je verrai de cheveux blancs dans le bled, et plus je me sentirai riche. Si la France part d'ici en laissant derrière elle qq milliers de beaux vieillards, je saurai que j'ai fait qqch de plus dans ma vie que trente romans policiers [le fait que ce soient de vraies intéractions entre l'auteur et les personnes qu'il rencontre m'a fait beaucoup sourire, on voit bien ici une haîne cachée et justifiée portée indirectement à l'Occident, versée avec subtilité envers romain gary]



Je n'étais attendu nulle part et - pourquoi ne pas l'avouer? - j'éprouvais un étrange soulagement, mêlé à une sorte d'euphorie d'évasion et presque de conquête, pour avoir ainsi atteint la forme d'existence la plus simple et élémentaire, celle d'un vagabond assis au bord de la route


je ferai certainement d'ici quelques temps plus de recherches sur ce livre, car peut-être c'est juste moi qui suis bête et qui est passée maintes fois à côté de la plaque car il en faut de la concentration pour bien tenir cette "épopée" :,)
31 reviews1 follower
December 6, 2025
Cet est le seul taureau que j'aie vu à ne pas avoir un air bovin

Ici, nous avons de la chance : il n'y a rien a prendre
(A propos de Djibouti)

Que le colonialisme était un échec, pour le constater, il suffit de parcourir l'Afrique indépendante. Tout ce qui ici n'arrive pas à naître à reconstruire. C'est notre oeuvre. Si le colonialisme avait été une entreprise digne de la civilisation, il n'y aurait pas eu en Afrique aujourd'hui. Cet effort désespéré de bâtir sur des fondements qui ne furent jamais poser
Lorsque les anciens colonisateurs se moquent des échecs africains, ils se moquent deux même.

Comment aider des êtres humains qui sont habitués a souffrir

(Les hippies)
On les ramasse par milliers à demi mort au Népal au pied du kilimandjaro sur les bords du Gange... La retombée humaine d'une explosion de désespoir que la pression matérialiste a provoqué

Tu sais ce que je veux leur donner ici ? Des cheveux blancs.

Devenu fou : c'est ainsi qu'on appelle ceux qui ne peuvent se faire à la réalité

Si une blessure avait des yeux elle vous regarderait comme ça

Comme tant d'autres mensonges grisant qui n'avaient de vrai que leur beauté

Des yeux d'oubli

Méprisez quelqu'un pendant des générations et vous avez bonne chance de le rendre méprisable, jusqu'au jour où, les armes à la main, il reconquiert sa dignité...
44 reviews
November 25, 2024
9On suit Romain Gary à travers ses aventures du Djibouti au Yémen et les gens qu'il rencontre. Tous des personnes bien réelles avec leur personnalité toujours plus spéciale. Machonnard, le fou se «réfugié dans la folie, vit en elle, par refus absolu de la réalité» et croit à la victoire des français à Dien Bien Phu... Et une jeune fille dont le regard écho les millénaires de l'histoire perdu.

Ce livre est assez difficile à lire en raison des tournures de phrases imagés et cela nui un peu au plaisir que j'ai eu à suivre les aventures de l'auteur.

Tout de même, j'ai trouvé plutôt intéressants quelques chapitres. Par exemple, lorsqu'il a dû rester au poste de contrôle à attendre plusieurs jours que le garde ramène son passeport, j'ai senti une jalousie par rapport à cette situation, car n'est-ce pas le summum de l'aventure? Pour quelques jours, il devient une nouvelle personne, un yéménite. Il «réussi sa transhumance» (p107-111).

On en apprend beaucoup en lisant ce carnet d'aventures et de rencontres.
Profile Image for Gabin Glab.
7 reviews
December 23, 2025
5/5💫 Gary oblige.
Ouvrage à lire tant Gary est doué dans sa narration double, autant familière que littéraire !
C'est un sublime roman qui saura ravir celui qui n'aime pas la binarité du monde. On voit ici, autant la beauté de l'Arabie que son ignominie. Son passé le plus lointain autant que les restes du colonialisme. Dans tous les cas. Gary emporte le lecteur dans son prisme et nous livre face à ce sentiment si propre à lui, cette mélancolie de l'humanité qui ne voit toujours que le passé et transforme le présent en haine.

Ps : Sérieux, on coud vraiment la vulve d'une femme dans certaines tribus pour la "préserver" ! C'est abject.
Profile Image for Flan.
84 reviews2 followers
March 9, 2024
2.5 🌟

Quand je pense à un carnet de voyage de Djibouti au Yémen, ce n'est pas ce à quoi je m'attends. Romain Gary semble ne s'adresser à personne en particulier, où peut-être au lecteur de son époque mais j'ai trouvé qu'il manquait cruellement de contexte en le lisant aujourd'hui. On comprend à la toute fin que le but de son voyage était de retrouver un regard, peut-être que si on l'avait su plus tôt la lecture serait mieux passée... ?
Une lecture pas désagréable mais pas non plus intéressante, de belles réflexions par moment mais certaines choses ont très mal vieilli.
6 reviews
July 10, 2019
les contes de voyages autour de la mer rouge. Yémen surtout. Les babours sont n'importe quel moyen de locomotion dans la région, voiture ou chameau.
la plume de romain gary est toujours aussi belle et facile à lire.
une plume d'un français critiquant les effets du colonialisme. une grande nostalgie se ressent néanmoins dans ces lignes.
Profile Image for David Smith.
953 reviews33 followers
April 30, 2024
Romain Gary devient écrivain voyageur avec Les trésors de la mer Rouge. Il nous amène au Djibouti ainsi qu'au Yémen. Au Djibouti, sa rencontre avec un pied noir, ancien de l’armée Française, vivant dans le désert, vaut la peine de lire ce bouquin. Gary a un regard très profond quand il prend la route.
Profile Image for NaëL.
235 reviews2 followers
October 18, 2024
« Sur la table de chevet, j'ai aperçu la photo de sa fiancée qu'il n'avait pas vue depuis trois ans :
- Elle vous écrit ?
- Non.
Mais il lui écrit, lui, deux lettres par semaine.
Ce qui compte, c'est de s'imaginer qu'il y a quelqu'un quelque part qui pense à vous... »
Profile Image for Victor.
54 reviews
August 3, 2025
Cet ouvrage est un regard d’homme lucide envers « l’âme humaine » face à un monde qui s’effrite. Pour Gary, les vrais trésors ne se pèsent pas : ils brillent dans les gestes, les visages et les instants, et ils valent toutes les richesses matérielles. C’est un témoignage fort, passionné, poignant.
Profile Image for Claudia Casadei.
4 reviews
September 27, 2025
Non si capisce niente, non si capisce a chi lo scrittore parla. Al limite della pedofilia, un libro che risulta un po' una critica blanda e non deconstruita del colonialismo. Uno sguardo maschile vuoto e stucchevole.
Profile Image for Pierre.
208 reviews2 followers
Read
February 11, 2020
Romain Gary est toujours un plaisir à lire que ce soit pour la première ou la dixième fois.
8 reviews
June 6, 2020
"Méprisez quelqu'un pendant des générations et vous avez une bonne chance de le rendre méprisable, jusqu'au jour où, les armes à la main, il reconquiert sa dignité..."
Profile Image for Élodie.
45 reviews
February 10, 2023
C'est impressionnant à quel point je n'étais pas concentrée en lisant et que ducoup je n'ai rien, mais alors RIEN compris de l'intrigue
Profile Image for ilo’.
11 reviews
March 17, 2023
J’ai pas compris. Certains passages bien, choquants mais réalistes. Mais pourquoi faire tout ce chemin pour un regard? C est la question. Vraiment j’ai rien compris
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268 reviews7 followers
March 26, 2023
Court récit d’un périple de Djibouti au Yemen, ponctuées de courtes phrases ciselées évoquant les rencontres éphémères faites par Gary dans un désert pétri d’histoire.
Profile Image for Fiona.
46 reviews1 follower
May 15, 2024
Pas trop accroché mais quand même intéressant
Displaying 1 - 30 of 43 reviews

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