Vif oubli est une introspection sur la perte et la violence dans un monde qui détruit jour après jour ce qui nous reste d’humanité. Entre les souvenirs et le présent, le poète dit la perte comme moteur de construction identitaire. Des scènes du quotidien d’hommes abîmés par la vie se fracassent les unes contre les autres. Harcèlement, violence, colère, pauvreté, toxicomanie. Le poète pose la question : qui est l’agresseur et qui est la victime dans un monde qui ne laisse aucune voie de sortie ? Reste la poésie, l’amour de la littérature. Le poète, tendu vers la nature, vers la femme aimée qui lui a brisé le cœur, cherche à rétablir une part d’humanité dans la fragilité de l’amour éphémère.
Beau recueil de poésie. J’ai aimé les sujets abordés, le style, le ton et bien sûr le souffle de David Goudreault. J’ai voyagé à travers les brumes de mon adolescence grâce à cette poésie. Merci!
Lu deux fois sur une courte période. J'avais d'abord lu une version numérique emprunté, mais en le lisant je m'étais surpris à vouloir annoter et surligner plusieurs passages (oui je fais cela, dans certains types de livres seulement...). J'ai donc acheté une version papier et l'ai relu immédiatement pour pouvoir le faire. Très belle plume!
« Dégradé, gris pâle Je dois les appeler mes Sœurs Me confisquent la photo de ma mère Blouse émeraude, seule, devant un tertre ⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀ Je l’aime en cachette Sous le rideau de ma cellule de fer Mes lamentations contreviennent au règlement » ⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀ C’était beau mais un peu complexe pour moi. Certains vers m’ont tout de même émue.
J’ai trouvé les premiers textes tellement rough. J’ai même pris une pause de quelques jours. C’était cru. Quand j’ai repris ma lecture, tout allait soudainement mieux, j’ai senti une progression dans l’intention et dans la finalité des poèmes.
Je devrai certainement le relire plus tard pour encore mieux le comprendre.
Un recueil qui contient des textes ténébreux, mais également des passages remplis de douceurs et de vie. Dans tout les cas, David Goudreault joue (ou se joue ?) habilement de la langue qui est sienne. En résumé, Vif oubli est un souffle en accéléré qui s’échoue dans un soupir de contentement.
Un recueil rempli de réflexions profondes, de propos crus, d'une progression de pessimiste sombre à pessimiste lumineux laissant jaillir des éclats de douceurs à travers cette dureté. Tel que nous prévient le prologue; « le poème ouvre une perspective, un regard différent, un angle plus ou moins frontal, plus que moins dans mon cas. Le lieu du viscéral, l'endroit où j'explore ma propre intimité, sans interprétation scénique ni personnages interposés. L'essentiel. Quelques dizaines de pages extraites de centaines de nuits d'insomnie, de milliers de jours à combattre la soif, l'anxiété, les infections chroniques de la mémoire. De belles journées aussi, parfois. »
Pourquoi pas 4 ⭐? J'avais un peu de la difficulté à voir, à suivre le fil conducteur, me laissant sur la sensation qu'il manquait de connexion entre les poèmes, ou plutôt d'un manque de fluidité à travers les thèmes qu'il aborde, un manque de fluidité lors de ces changements de thématiques.
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« Vers vingt heures et triste, un peu avant la grande aiguille ne touche le gouffre, je bois de l’eau. L’heure est venue, je ne bouge pas. Sur une échelle de tout ou rien, je flotte à côté. L’erreur est une expérience. L’errance, une expertise. »
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« Grecque ou trash, la tragédie en série Freud mort de rire dans sa barbe sale On ne caresse jamais que ses propres mythes Nos désespérances ne mentent à personne »
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« Tu me virevoltais haut Des papillons dans le ventre Je rêvais de tes filets Les tripes tordues de monarques Tes soupirs sur mes peaux Les viscères libérés Des couteaux dans le ventre Des centaines des coups d’ailes De couteaux papillons plein les entrailles »
J’apprivoise la poésie à petite dose. Ce recueil de David Goudreault est poignant. Bien que je ne saisisse pas tout, je sens quand même la profondeur du texte. On constate une progression: le début plus noir fait la place à la lumière au fil des textes. Je vais devoir le relire un jour ou l’autre pour mieux comprendre.
«Vers vingt heures et triste, un peu avant que la grande aiguille ne touche le gouffre, je bois de l'eau. L'heure est venue, je ne bouge pas. Sur une échelle de tout ou rien, je flotte à côté. L'erreur est une expérience. L'errance, une expertise.»
Quel beau voyage j’ai fait! Est-ce que j’ai toujours compris ce que l’auteur souhaitait transmettre et partager comme vision, comme émotions? Probablement pas. Mais je n’en suis pas moins ravie. J’ai pu m’en faire ma propre idée, basée sur mon vécu, mes expériences. J’ai été subjuguée par la façon qu’il a de jouer avec les mots, avec les images. J’avais l’impression d’être invitée dans une danse entraînante, mais sans en connaître tous les pas. Je suis sortie de ma zone de confort, et j’ai aimé ça. Une expérience à renouveler, assurément.
Recueil de poésie. Trash. WOW! Pas de flafla que la vie est belle. On n’est pas dans la nature extraordinaire de la poésie. Ultra pessimiste. Beaucoup de violence, colère et toxicomanie.