Lui, c est Rudi. Il n a pas trente ans. Elle, c est Dallas. Bien malin qui pourrait dire pourquoi tout le monde l appelle comme ca. Meme elle a oublie son nom de bapteme Rudi et Dallas travaillent a la Kos, une usine de fibre plastique. Le jour ou l usine ferme, c est leur vie qui vole en eclats, alors que tout s embrase autour d eux. A travers l epopee d une cinquantaine de personnages, Les Vivants et les Morts est le roman d amour d un jeune couple emporte dans le torrent de l histoire contemporaine. Entre passion et insurrection, les tourments, la revolte, les secrets de Rudi et de Dallas sont aussi ceux d une ville ou la lutte pour la survie dresse les uns contre les autres, ravage les familles, brise les regles intimes, sociales, politiques.Dans ce monde ou la raison financiere l emporte sur le souci des hommes, qui doit mourir ? Qui peut vivre ?"
N'est pas Zola qui veut, I thought after a hundred pages or so. It's clearly intended as a massive social novel in the tradition of Germinal, but Mordillat is not Zola. It reads like a script for a TV series (which it effectively is -- Mordillat made a series from it later, and I'm sure it was always his intention). A lot of dialogue, short scenes with single-word titles mostly indicating the location. Sketchily drawn characters, a pedestrian writing style.
It's clear that the novel is intended as a critique of modern global capitalism -- just as Au Bonheur des dames is a critique of consumerism -- and Mordillat positions himself clearly on the side of the workers; he supported Mélenchon's La France Insoumise at the last election. He uses one particular character, Lorquin, to represent what I suspect are his own views. However, he is not Zola.
After a couple of hundred pages I was quite bored with it. But what was really making me spit feathers was his portrayal of the female characters. No way would this novel pass the Bechdel test. With very few exceptions, all of their conversations are about sex or babies. Meanwhile the men are the ones who talk about politics and stand up for workers' rights. And it's so blatant that it can't just be Mordillat's way of depicting a society in which traditional roles are enforced. The women think and talk about sex All. The. Time (when they're not dandling babies or discussing pregnancy). With rare exceptions all interactions between men and women boil down to sex. There's even one character, Mickie, whose only role is to provide clandestine sex to other characters.
The only female character who breaks this mould is the journalist Florence, who has a career but neither man nor babies. But hey, it turns out she's gay, because what other possible reason could there be for her refusing to sleep with a married man twice her age? Mickie can think of nothing better to recommend to a friend whose husband has committed suicide but to go out and find a man to have sex with. Oh, and the wages of childless Mickie's no-strings sexual activities? Terminal ovarian cancer. Of course. Even when the women do engage in political activity it's to defend their men.
So, pretty exasperating for a book published in 2005 by someone clearly on the left. But I've given it two stars because it did improve in the last third (despite a pretty terrible ending revolving around, um, sex), and while you can't countenance the actions of some characters, Mordillat does make you think about what is justified in this situation, and what can be excused. He does a good, albeit long-winded, job of developing the views of the various unions with their different political stances. It's a clever move to make the owners of the factory remote holding companies passing the company between them, whose owners never appear. The workers are literally fighting a void.
L'histoire se déroule à la Kos, une usine de moulage de plastique installée dans une petite ville de province. Sans prévenir, la direction annonce la fermeture du site pour cause de délocalisation, malgré des bénéfices records. C'est le choc pour les salariés. Menés par quelques figures syndicales et des ouvriers révoltés, les employés décident d'occuper l'usine. S'ensuit un bras de fer impitoyable entre le monde ouvrier, la direction, les actionnaires et les forces de l'ordre. Le roman suit cette lutte collective tout en s'immisçant dans l'intimité des familles, là où le chômage et le désespoir font vaciller les couples et les vies. 2. Les Thèmes Principaux La violence sociale et le capitalisme financier Mordillat ne filme pas une simple crise économique, il décrit une guerre sociale. La fermeture de l'usine n'est pas due à une faillite, mais à la recherche d'un profit toujours plus grand pour les actionnaires. L'auteur démonte les rouages du capitalisme moderne où l'humain n'est plus qu'une variable d'ajustement. L'identité par le travail Pour les ouvriers de la Kos, l'usine n'est pas seulement un gagne-pain : c'est le centre de leur vie sociale, le lieu de leurs amitiés, de leurs amours, et le socle de leur dignité. Perdre l'usine, c'est perdre leur identité. L'intimité mise à rude épreuve Le coup de force du roman est de lier constamment le politique et l'intime. La lutte à l'usine s'infiltre dans les foyers : • Les couples se déchirent sous la pression financière. • La libido et le désir s'étiolent ou, au contraire, s'exacerbent dans la révolte. • La peur du lendemain ronge les esprits. 3. Les Personnages Clés Mordillat dresse le portrait d'une communauté vibrante, loin des clichés misérabilistes. • Rudi et Lorna : C'est le couple central du roman. Tous deux travaillent à l'usine. Rudi est un impulsif, prêt à aller jusqu'au bout de la lutte. Lorna, quant à elle, porte en elle une force et une lucidité qui vont faire d'elle l'une des figures de proue de la contestation. • Le vieux Lorca : Figure paternelle et mémoire de l'usine, il incarne la conscience de classe et l'histoire des luttes ouvrières passées. • Les cadres et la direction : Ils ne sont pas tous dessinés comme des monstres sadiques, mais plutôt comme des rouages interchangeables d'un système qui les dépasse et les déshumanise également.
Un livre incroaybel pour comprendre la classe ouvrière, pour comprendre ce que c'est que d'être ouvrier dans une usine, être ouvriers dans un village, de tous se connaître et de voir son usine fermée. Tout est parfait, les relations entre les personnages, les problèmes, la grève, la mort, les pleurs, la joie aussi. Toutes les émotions de la vie y sont écrites et c'est en ça que c'est un livre merveilleux : on peut rire puis pleurer tout en étant en colère contre un personnage. C'setu n méli-mélo d'émotions parfaitement décrites et qui nous permettent de comprendre un peu plus ce qui peut se passer dans la tête des personnes.
Livre écrit il y a 20 ans je pense. Une usine est vouée à l’arrêt. Ce livre est l’histoire entrecroisée de plusieurs personnages mais surtout d’un jeune couple, Dallas et Rudi. C’est la lutte pour que l’usine ne ferme pas, pour que chacun conserve sa dignité, la lutte poussée à l’extrême. Des syndicalistes véreux et d’autres formidables. Des femmes qui revendiquent et se battent. Des hommes politiques retors et d’autres bien. Des bavures policières et des hommes en prison. C’est Zola au XXI eme siècle. Superbe et dur.
J’ai lu 600 pages il m’en reste encore 200, mais je cale sérieusement. Je ne sais pas si j’irai jusqu’au bout. Les personnages n’ont aucune profondeur, aucune histoire, ils sont à peu près tous des caricatures. De fait, l’histoire est assez soporifique : soit les personnages sont à l’usine (ou s’ils n’y sont pas ils en parlent) soit, ils s’envoient en l’air (ou alors ils en parlent). Donc, si on caricature, leur vie, c’est bosser, faire la grève, ou s’envoyer en l’air... mouais...
J'avais oublié l'avoir déjà lu en 2012 ! Un livre passionnant avec des personnages attachants ; un histoire sociale toujours d'actualité qui raconte le combat d'ouvriers pour maintenir leur usine. Comme dans son dernier roman "ces femmes là", le rôle des femmes est important mais arrive assez tardivement dans cette histoire. Une petite observation sur les scènes de sexe qui m'ont semblées déplacées dans ce contexte, voire dérangeante par leur brutalité masculine.