Des personnages sans aucune profondeur et une histoire qui semble vouloir être trash juste pour provoquer; avec la pseudo-apparence de poser des questions morales profondes... En d’autres-mots, c’est une gang de malheureux qui se tourne des coûteux dans les plaies lors d’une piece qui ne finit par de finir. Il y a tellement de juron au pied carré, on dirait quasiment une parodie.
Je suis franchement dégoûtée qu’on me fasse lire ça dans un contexte académique; je devrais pas avoir à lire sur la violence des hommes qui font ô tant pitié parce qu’ils sont juste des gens brisés qui on besoin d’amour !!! F*ck that.
Théâtre typiquement franco-ontarien. Beaucoup de drame et de disputes dans un coin dans le fin fond de l'Ontario. J'ai beaucoup aimé l'évolution des personnages. Ils montrent, malgré le drame, qu'il y a de l'espoir.
Ça fait un peu bizarre de lire ce livre dans le cadre du "Grand défi de littérature québécoise", parce que ça parle vraiment beaucoup d'identité franco-ontarienne. Mais bon, Ouellette habite maintenant à Gatineau, et de toute façon, y'en a pas, de défi de littérature franco-canadienne, donc ça devrait compter quand même.
J'aurais vraiment pas aimé ça voir cette pièce. Déjà, à la lecture, c'est très "dans ta face". (Aussi, je vais généralement au théâtre avec ma mère, et elle aurait vraiment détesté ça. Avec mon chum, ça serait peut-être mieux.) Beaucoup de drame et de chicane familiale, mais ça semblait très vrai. La caractéristique la plus étonnante et appréciée de cette pièce est la variété du niveau de langage et ce que ça dit sur les identité / crises identitaires des personnages. Cindy avec son joual et ses sacres à tous les deux mots (ou plus), versus Pierre-Paul avec son parler sans faute et ses règles de grammaire, versus encore Simone et surtout Martin qui parlent plutôt "normalement", à mi-chemin, en conciliation des deux fortes têtes de la famille: c'est très réussi.
Plusieurs effets de style auraient probablement été aidés par la mise en scène - je comprenais pas trop les "première station" etc. (des stations de métro? de chemin de croix?) et les mouvements dans le temps auraient pu être plus clairs, mais je pense que c'est voulu.
Je ne suis pas sûre que je vais lire d'autres oeuvres de Ouellette, mais je suis contente d'avoir lu celle-ci - complètement par hasard alors que je cherchais un auteur qui commençait par O - comme ça me semble une oeuvre assez importante dans l'identité culturelle franco-canadienne. D'ailleurs, les extraits d'articles sur la pièce à la fin étaient fort intéressants, j'en aurais pris plus.