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LECTURE EN VELOCIPEDE POESIE 1970 1971

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« En 1972, la poésie d''Huguette Gaulin ne fait pas que présager ou «promettre», ce texte n''est pas que précurseur, il est la poésie moderne : le risque, le rythme, le signifiant vorace.« Syntaxiquement exigeant et déroutant, sémantiquement polyphonique, lexicalement précis et minutieux à l''excès, phonétiquement discret mais efficace, Lecture en vélocipède est certes, encore maintenant, l''un des textes les plus résistants de la poésie québécoise contemporaine, l''un de ceux qui illustrent le mieux la nécessité d''une réception lente, discrète, détournée du texte littéraire.» - Normand de Bellefeuille Extrait de la préface

Paperback

First published January 1, 1972

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Huguette Gaulin

3 books1 follower

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Displaying 1 - 7 of 7 reviews
Profile Image for audrey lambert.
12 reviews
May 22, 2025
Je ne peux décrire l’effet que la poésie de Gaulin a sur moi. Elle me frappe de plein fouet, elle me rattrape la nuit, elle me tire de mon sommeil. Elle est inévitable, elle est puissante, elle est à couper le souffle. Le feu, le corps, l’impuissance, la douleur. Voilà ce qu’elle raconte. Mais elle est aussi aussi cet instant lorsqu’on s’arrête et qu’on prend conscience de la beauté du paysage qui nous entoure.

« se défaire hier au point
de fouiller entre les cailloux gras
comme un pied dans le ventre
ou un rapport quelconque
ce qu’il reste de nous
quand nous décidons de partir »

Mais au fond, qu’est-ce qu’il reste réellement, quand on décide de partir? Les souvenirs, mais aussi la colère la tristesse la culpabilité..? Gaulin a laissé derrière elle un puissant héritage de toutes ces émotions qui, au final, ne font que nous mélanger.

Que retenir de ces pages qui m’ont incendiée? Comment me remettre de son témoignage d’une vie d’asphyxiée, d’une vie de suffoquée?

« je lutte contre la terre […] contre des forces meurtrières ; je lutte parce qu’il y a des façons indécentes de mourir »
Profile Image for Aly.
2,931 reviews86 followers
Read
July 9, 2022
J'ai du mal à mettre de l'ordre dans mes idées pour donner mon avis sur ce recueil de poésie car d'un côté, même en essayant de décortiquer les vers, je ne crois pas avoir compris leur sens ou le message (s'il y en a un) derrière ou je me questionne si ma compréhension est la bonne. De l'autre côté, le choix des mots et l'analyse que j'en fais m'ont troublé et n'est-ce pas le but premier d'un livre, de faire ressentir quelque chose ?

Le corps est utilisé plusieurs fois dans ce recueil et on sent dans la prose un sentiment d'asphyxie. Ça m'a donné l'impression d'une femme qui se sent prisonnière dans sa vie et/ou dans sa tête. Peut-être un manque d'oxygène dû au système patriarcal et la place des femmes? Des abus ? Ou alors peut-être que ma conclusion est influencée par le fait de savoir que la poétesse est morte en s'immolant par le feu ?
Profile Image for Ôdrwey Pepin.
131 reviews1 follower
May 25, 2023
« cette confusion sera superbe »

Ce vers est dans le tout premier poème du livre ; et il résume bien mon expérience de lecture !

J'ai découvert Huguette Gaulin dans un spectacle du collectif projets hybris, une compagnie de création interdisciplinaire, queer et féministe. Iels avaient déroulé une grande banderole sur scène où l'on pouvait lire « nous rêvions de colères magnifiques », une citation d'Huguette Gaulin. J'ai trouvé ça si beau. Ensuite, j'ai découvert son histoire, et il m'a semblé que la rage et la sensibilité de la citation avaient encore plus de sens. C'est fait, j'avais envie de la lire.

Bon, ça aura pris quelques années avant que je m'y mette, mais je l'ai enfin fait ! Le livre est séparé en trois parties : j'ai particulièrement apprécié Nid d'oxygène et Lecture en vélocipède, et j'ai un peu moins aimé Recensement. J'ai trouvé plusieurs belles images comme celles que j'avais vue dans le spectacle de projets hybris. Il y en a qui ont vraiment résonné en moi, et qui m'ont touchée (petit coup de coeur notamment pour « l'intime hauteur / surpeuplée de méninges »). J'ai aimé la place que prend le corps dans la poésie. Dans certains poèmes, j'ai retrouvé un engagement politique, environnemental, féministe. C'étaient mes poèmes préférés du recueil ! Je pense par exemple à :

« femme violemment / tend-elle la voix / les fontaines brouillent les statues de bois / / elle rampe les toiles / vérifie les pertes / et s'articule aux reflets / / enfanter aussi autre chose que de la chair »
« à l'aube / les lavages / vivement mères / les foetus d'épouvantes qu'ils charrissent / / écorchez / plutôt simplement dire / on nous mise à la production / / elle se fâche doucement / et enfonce l'aiguille pâle comme l'humanité »
« projeté on est plus nombreux / fragments de vertèbres dans les cages suspendues / le temps propice aspire / les systèmes / les gouvernements caméléons / les hommes chaises / les chairs cireuses se fondent / rien d'autre »
« cet entassement en nous-mêmes / le désir empiétera l'aisance / comme tordre le sujet vers les miroirs » 

Mais je dois admettre que certains poèmes m'ont juste perdue. J'avais l'impression de ne pas réussir à entrer en eux. Je crois quand même que la démarche de l'autrice n'était pas nécessairement de faire quelque chose « qui se comprend facilement »... Elle nous en donne d'ailleurs des indices à travers certains de ses poèmes :

« mots en ionosphère planent / / mots dans les guêperies / qui se tordent / se distendent // jetant en plein front / des escaliers vertiges »
« si le mot me perd touristes / je déplace l'inspiration / et ces possibilités élastiques »

Mais reste que c'était une lecture « difficile », que je faisais quand j'avais de l'énergie, en ayant toujours un papier et un crayon avec moi pour prendre des notes, et que malgré tout, je la termine en ayant l'impression d'en avoir manqué un bout. J'ai l'impression que ça m'aurait pris un espace collectif où partager nos impressions des poèmes, un cours d'université peut-être - ou bien j'aurais aimé analyser le livre avec NVivo ou un de ces logiciels qui permet de coder les différents thèmes, de les lire individuellement, de les croiser, etc.
Profile Image for Raphaëlle.
3 reviews1 follower
February 4, 2022
Ce recueil rassemble les poèmes d’Huguette Gaulin des années 1970-1971, tout juste avant qu’elle ne s’immole sur le pont Jacques-Cartier en 1972. Bestial, vif, charnel, parfois tiède, parfois glacé, ses poèmes nous entraînent dans leur vélocité. Je n’ai pas toujours tout compris, mais les images qui ont surgit étaient vibrantes et odorantes. Huguette Gaulin, à la fois fugace et immortelle.
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