1855. Adriano Lungo, un jeune orphelin, arrive dans la magnifique propriété du comte Della Rocca, au-dessus du village de Montechiarro, en Toscane. Sous la protection bienveillante de cet homme brisé par un chagrin d'amour, Adriano va faire des études et, devenu maître d'école, s'impliquer dans le destin collectif d'une Italie en pleine unification. 1919. Dans l'Italie en proie à la crise économique, Agnese, la petite-fille du comte Della Rocca, se voit contrainte, pour sauver la propriété familiale, d'épouser le riche Salvatore Coniglio, aux sympathies fascistes déclarées. Sa rencontre avec le photographe Sébastien Morgan bouleversera sa vie. 1978. Laetitia revient à Montechiarro. Elle est la descendante directe de l'autre Laetitia, celle dont la fuite a désespéré, cent trente ans plus tôt, le comte Della Rocca. Dans l'Italie des " années de plomb ", elle ne sait rien des espoirs, des combats et des déchirements qui ont fait le destin de la petite cité. Trois volets, trois époques : ainsi revit toute l'histoire de l'Italie moderne, dans une saga puissante où les destins individuels, à chaque page, s'entrecroisent avec les enjeux et les bouleversements de l'Histoire.
3,5 étoiles (mais je n'arrondis jamais vers le haut ;-)).
J'ai bien aimé ce livre et je ne comprends pas comment il peut être aussi inconnu sur Goodreads. D'abord, c'est bien écrit. Par exemple, l'auteur maîtrise l'art de faire connaître ses personnages de manière approfondie sans devoir s'attarder à les présenter de manière stérile. Aussi sait-il comment intéresser le lecteur dès qu'un nouveau paragraphe ou chapitre commence. En plus, on apprend à connaître plusieurs passages de l'histoire de l'Italie, qui forment le décor des différentes parties du livre, à savoir l'unification de l'Italie à la fin du 19ème siècle, la montée du fascisme dans l'entre-deux-guerres et les années de plomb dans les années '70. L'auteur a très bien réussi à intégrer ces circonstances dans le récit de manière à en rendre une image compréhensible, à taille humaine, sans qu'il s'attarde à faire au lecteur un cours d'histoire. Finalement, la manière dont on voit évoluer un petit village au fil des années et des générations, me parassait d'une beauté mélancolique.
Ce roman, c'est l'histoire d'une famille à Montechiarro, un petit village en Toscane, qui prend commencement en 1849. Bonifacio Della Rocca, un comte célibataire fait un voyage en Vénise qui change sa vie. Il y rencontre la femme qui lui donnera un fils mais qui malheureusement disparaitra de sa vie après 5 ans. Ce personnage très sympathique se lance dans un partenariat commercial avec Umberto Coniglio, qui vend les produits de la villa de sorte à générer plus de profits pour les deux; ils finissent par devenir amis. En 1919, leurs petits-enfants respectifs, Agnese Della Rocca et Salvatore Coniglio, se marient, non par amour mais pour sauver le père d'Agnese de la faillite. S'ensuit la partie principale du livre où on suit les périples d'Agnese, condamnée à vivre avec un mari fasciste orgeilleux et ambitieux, de qui elle accouche de 2 filles. Elles grandissent dans des conditions qu'Agnese n'arrive pas à maîtriser. La misère de leurs vies à l'ombre de ce mari grotesque qui impose sa volonté répugnante, ainsi que d'une Italie qui se perd de plus en plus dans la violence de cette idéologie qui surge, est illuminée quelque peu par la rencontre d'Agnese avec le jeune photographe belge Sébastien Morgan, . En 1978, nous retrouvons ce même Sébastien Morgan avec les petits-enfants d'Agnese pour conclure cette histoire remplie de souffrance et de drame.
L'histoire est belle, humaine et, comme mentionné ci-dessus, bien écrite. Tout de même, j'ai eu du mal pendant les 100 premières pages à me mettre dans le bain car l'auteur s'attarde très longtemps sur le voyage de Bonifacio à Venise et les descriptions des endroits visités ainsi que les méditations faites sur place étaient un peu prolixes à mon goût. C'est surtout décourageant en commençant un livre qui compte plus de 700 pages. Ceci dit, une fois passé au-delà, j'avais du mal à le déposer. Je me trouvais investie dans les personnages et ressentais leurs émotions en suivant leurs périples.
Pourquoi 3,5 étoiles et pas 4? Est-ce parce que le mélodrame semblait l'emporter juste un peu trop souvent, surtout vers les chapitres finaux? Est-ce parce qu'on commence par s'investir tant dans les personnages de la première partie du livre, pour ensuite se rendre compte que la vraie histoire de ce roman se joue dans les deuxième et troisième parties? J'ai du mal à me décider mais il en reste tout de même que j'ai apprécié cette lecture. J'espère qu'elle sera découverte par d'autres lecteurs pour rectifier cette injustice d'avoir si peu d'évaluations sur Goodreads. :-)
J'ai hésité entre 3 ou 4 étoiles, je l'ai retrouvé dans ma bibliothèque, entamé en 2004 et jamais fini. Je n'étais probablement pas prête pour cette saga il y a 18 ans. Je m'y suis replongée au début avec intérêt et puis un peu perdu pour y trouver un nouveau souffle en fin de livre. C’est une fresque sur l'histoire de l'Italie et une famille durant plus de 100 ans. Agnese est un des personnage phare qui nous porte tout le long du livre. Elle rencontre un journaliste, photographe belge qui en tombe amoureux. Tous ces personnages nous emportent dans l’Italie, son histoire, la Toscane. C'est un beau roman qui m'a fait voyager cet été 2021.
J'ai tout d'abord offert ce livre à ma mère en pensant que c'était un simple roman d'été. Après l'avoir lu, elle me l'a recommandé et je me suis prise au jeu. Je suis heureuse d'avoir pu partager avec elle cette histoire émouvante qui ne manque pas de tenir son lecteur en haleine du début à la fin.
Il s'est très vite avéré que 'Retour à Montechiarro' est une oeuvre incontournable de la littérature belge que je ne suis pas prête d'oublier. J'espère que ce livre sera un jour tourné en série tv!
L’histoire tragique d’une famille à l’occasion de la montée du fascisme en Italie. Malgré les drames, c’est un texte tout en sensualité face à la nature , une écriture très agréable, un livre difficile d’oublier.
Vincent Engel nous amène dans la campagne toscane durant la seconde moitié du XIXe siècle et le XXe siècle. Au travers plusieurs générations, on suit l'histoire de l'Italie moderne, ses richesses, ses pauvretés, ses combats et ses luttes.
"En 1855, dans le petit village toscan de Montechiarro, le père Baldassare gravit le chemin de la prestigieuse Villa Bosca en compagnie du tout jeune orphelin Adriano Lungo. Cet immense domaine est la propriété du comte Bonifacio Della Rocca, père d'un petit garçon et abandonné par la femme qu'il aimait éperdument : la princesse Lætitia Malcessati.
En 1919, la crise économique frappe l'Italie. Agnese, la petite-fille du comte Della Rocca, se voit contrainte d'épouser un fils de notable aussi obtus que violent, Salvatore Coniglio, afin de sauver la propriété familiale.
En 1978, Lætitia, l'arrière-arrière-petite-fille de la princesse Malcessati, revient à Montechiarro, ignorant tout des cinq générations de femmes qui s'y sont battues et y ont souffert le pouvoir absurde des hommes en quête de vaines révolutions.
Le Risorgimento, le fascisme, les années de plomb : chacune de ces trois périodes clés de l'histoire italienne sert de cadre à cette magnifique saga où les femmes cherchent à être heureuses et à rendre heureux, tandis que les hommes aspirent à conquérir le pouvoir et la gloire par la force, la ruse ou l'argent."
Magnifique récit. Je l'ai lu adolescente et j'en garde un très beau souvenir. Je le recommande vivement. Un très bon auteur belge.