Une fillette soupçonnée de sorcellerie parce que fascinée par la nature et sa magie dans le Valais de l'Ancien Régime; l'amour d'une jeune paysanne pour « Monsieur », le riche peintre dont elle s'occupe des enfants, à la fin du XIXe siècle : Emerentia et Virginia, deux passions, l'une tragique l'autre heureuse, parmi les pages les plus émouvantes que Corinna Bille ait écrites, « chair de ma chair » commentait l’auteure.Romancière, poète et nouvelliste, S. Corinna Bille (1912-1979) est l’une des figures majeures de la littérature suisse. Elle a reçu le prix Goncourt de la nouvelle en 1975 pour La Demoiselle sauvage.« Dans la plaine, les eaux ont baissé et les plages redeviennent blanches. Emerentia s'est enfuie par la porte restée entrouverte et descend en courant jusqu'à la rivière proche. Dans la transparence liquide, les truites semblent nager dans l'air pur, leur ombre les accompagne. Elles s'approchent du bord et reconnaissent Emerentia. »Préface de Jérôme Meizoz
S. Corinna Bille, née le 29 août 1912 à Lausanne et morte le 24 octobre 1979 à Sierre1, est une écrivaine suisse. De son vrai nom Stéphanie, elle adopte le nom Corinna en hommage à Corin, village natal de sa mère. Elle est la sœur de René-Pierre Bille, photographe et cinéaste animalier. Fille d'Edmond Bille et de Catherine Tapparel (1891 - 1974), Corinna épouse en 1934 un acteur de la troupe de Dullin, Vital Geymond, vit à Paris (1934-1936) et voyage en Espagne et en Italie, un mariage blanc1. De retour en Valais, elle rencontre Maurice Chappaz en 1942 et de 1943 à 1947 année du mariage, le couple s'installe dans le Haut-Valais près de Rarogne2. De son second mariage, elle a eu trois enfants, Blaise, Achille et Marie-Noëlle. Ils emménagent à Veyras en 1957. Corinna Bille passe la majeure partie de son enfance en Valais, région qui va fortement influencer son œuvre. Elle accomplit ses études dans un pensionnat de Dominicaines à Lucerne (1926 à 1927) puis en 1930, elle obtient son diplôme de commerce à Sierre. Elle poursuit des études à l’Institut supérieur des jeunes filles de Zurich ainsi qu'à l'École polytechnique fédérale de Zurich (1930-1931)3. À vingt ans, elle est script-girl du film Rapt du réalisateur Dimitri Kirsanoff4 tiré du livre de Ramuz La séparation des races1. Après un séjour à Paris, elle publie son premier recueil de poèmes (Printemps, 1939)4 et son premier roman (Théoda, 1944), suivi du Sabot de Vénus (1952) et de plusieurs recueils de nouvelles. C'est avec La demoiselle sauvage (1974, bourse Goncourt de la nouvelle 1975) que son talent est reconnu à l'étranger. Corinna Bille réalise un premier voyage officiel en URSS en 1974 et elle y retournera à deux reprises en 1979 avant sa mort. Elle séjourne aussi au Liban et en Afrique. Elle est décédée d'un cancer non détecté à temps à l'Hôpital de Sierre5. Une biographie lui a été consacrée par Gilberte Favre en 1981 aux Editions 24 Heures. Celle-ci a été rééditée en 1999 aux Éditions Z et en 2012 aux Editions de L'Aire (collection L'Aire bleue). Plusieurs des livres de Corinna Bille ont été traduits en allemand, italien, anglais et russe. D'autres sont encore en voie de traduction. Son fonds d'archives se trouve aux Archives littéraires suisses à Berne.
abandonné à 60% en février. j'ai eu envie de me contenter de la première histoire que j'ai trouvée INCROYABLE et que je relirais avec plaisir. quant à la seconde histoire, pas très emballée donc je préfère laisser ça de côté :)
simplemente hermoso <3 las cosas que escribe Corinna Bille son para morirse.
“Tu ne peux pas comprendre ce que c'est que d'aimer. Il faut apprendre déjà toute jeune à souffrir.”
“C’est aussi une belle histoire d'amour, me dit-il, mais quand une femme aime avec une telle passion elle ne devrait pas craindre de souffrir. » Je le contemplai pleine de désarroi. « Ni de faire souffrir...»
Deux histoires, le récit de deux vies à deux époques différentes. J'aime beaucoup l'écriture de Corinna Bille, en particulier sa manière de raconter la nature, de décrire les paysages et le quotidien dans un Valais d'un autre temps.
J'ai adoré la première partie du roman. Si tragique, réaliste et fantastique à la fois (étrange mélange difficile à expliquer). C'était une belle découverte. Je relirai cette autrice !