On retrouve Annabelle, Mélanie et Timothée de Surprise Party au départ de l'Eurostar pour un échange linguistique. Mais, une fois dans le tunnel, le voyage tourne à l'aventure tandis que, de l'autre côté de la Manche, la tension monte chez les correspondants anglais.Avec la collection De l'Une à l'Autre Langue, découvrez la satisfaction d'une vraie lecture bilingue, tout en gardant le plaisir de lire. Vous lirez des romans écrits en deux langues : un chapitre sur deux est en français, l'autre en anglais.De courts romans inédits, écrits dans un style contemporain par des auteurs bilingues, où, pour connaître la suite, il faut passer de l'une à l'autre langue...Les jeunes lecteurs bilingues ou les collégiens ayant un bon niveau en anglais.Mis au point avec des parents d'enfants bilingues et des pédagogues, en fin d'ouvrage :• un lexique bilingue;• un quiz pour que le lecteur puisse vérifier qu'il a bien compris;• des informations culturelles liées au thème du roman.
Dans le livre d’Alice Caye, intitulé „TRAIN 2055“, il s’agit de deux classes - une de la France, l’autre de l’Angleterre. Dans le cadre des cours de langue, les deux classes sont en contact. C’est-à-dire que chaque élève échange des lettres avec son propre correspondant de l’autre classe. Avec leur professeur d’anglais, qui s’appelle Pamela Dean, la classe française va en Angleterre pour un séjour de deux semaines. Les élèves vont rester avec la famille de leur correspondant. En route, la classe expérience des différentes aventures, qui ne sont pas toujours positives. Même les élèves de la classe anglaise, qui préparent pour l’accueil de leurs correspondants, sont nerveuses et vivent des moments turbulents. Un incident dans la Manche – le tunnel souterrain de la France à l’Angleterre – cause un chaos dans le train. Mais aussi les jeunes anglais et leur institutrice sont choqués.
Structure et informations générales
L’histoire est raconté de deux points de vues – ceux des deux classes: La classe française qui est dans le train, et la classe anglaise qui attend et prépare l’arrivé de leurs correspondants. L’auteur décrit les évènements dans le train et en Angleterre séparément. C’est-à-dire qu’il y a un changement du lieu après chaque chapitre. L’aspect spécial ou extraordinaire est, que ce livre est écrit en français ET en anglais. C’est-à-dire, qu’il n’y a pas seulement un changement de lieu, mais aussi un changement de langue. C’est pourquoi c’est très intéressant pour moi car je vais enseigner les deux langues. Pour quoi pas avoir une lecture bilingue et multidisciplinaire? Le livre compte 83 pages, et à la fin se trouvent une liste de vocabulaire et un petit quiz de deux pages qui résume le contenu du livre.
Critique
Cette critique du livre « TRAIN 2055 » d’Alice Caye est basé sur des différents critères trouvé dans des textes qui traitent la littérature de jeunesse. De plus, des critères discutés dans le cadre du module FRFD E sont analysés.
Sujet et style
Dans la plupart des textes concernant la littérature de jeunesse (par exemple: Morant, Vignaud, Bartels etc.), les auteurs mentionnent qu’un des critères principaux pour le choix d’un livre, est la considération des intérêts des apprenants. Comme l’histoire « TRAIN 2055 » est captivante et envoûtante, elle est sûrement intéressante pour les élèves. Le contenu et le style d’écriture (par exemple : phrases courtes, utilisation du discours direct etc.) soulignent cette impression du livre. Par ailleurs, le livre de Caye offre des situations d’identification pour les élèves. Topf mentionne dans son texte « Pour le plaisir de lire » que cet identification avec les personnages est un critère principal pour le choix de la lecture. C’est-à-dire que le livre aussi réunit le critère suivant de Bartels : « Invite à traiter des problèmes qui préoccupent les jeunes ». Dans le livre « TRAIN 2055 », d’une coté, il y existe des thématiques plutôt simples comme l’amour ou l’amitié. De l’autre coté, le livre traite des thématiques comme le racisme ou la pression de groupe, qui sont des thématiques plus complexes et même plus délicates. En lisant le livre, ces thématiques « provoquent la remise en question », ce qui est un autre critère de Bartels.
Longueur et structure du texte
Le livre compte 83 pages et l’écriture est plutôt grande. Comme il y a beaucoup d’images et des titres, la mise en page facilite la lecture. Les chapitres sont très courts – chaque chapitre contient environnement six pages. C’est pourquoi le live se lit très facilement. Le lecteur n’est pas intimidé par beaucoup de pages sans changement et sans images. D’ailleurs, la construction de la phrase est relativement simple et les phrases sont courtes. Morant évoque, que l’utilisation du discours direct aide aux apprenants de découvrir la langue de la communication. Néanmoins, à mon avis, dans le livre « TRAIN 2055 », l’utilisation du discours direct n’est pas favorable à la compréhension, car il n’est pas toujours claire qui parle. La raison pour cela est que les noms des personnes qui parlent ne sont pas indiqués. Cela complique la compréhension du texte. En outre, Caye utilise des expressions et des phrases familières, qui ne sont pas toujours faciles à comprendre. Mais ces expressions peuvent aussi être traité avec les élèves, dans le cours de français, avant ou après cette lecture. De plus, l’axe temporel qui n’est pas toujours linéaire ou chronologique, peut créer une confusion pour le lecteur. A savoir que quelques situations dans le livre sont racontées deux fois – de deux différents points de vue. Morant mentionne cet problématique dans son texte « Utilisez-vous la littérature de jeunesse ? » et propose d’éviter des histoires qui ne sont pas chronologiques.
Niveau de langue
Personnellement, je crois que le niveau de langue est quasiment le même en français et en anglais, mais j’ai l’impression que les chapitres françaises sont beaucoup plus difficiles à lire pour les élèves. Comme je n’ai jamais fait une lecture avec une classe, je ne suis pas sûre, si les élèves sont capables de perdre l’exigence de toujours tout comprendre. Il est nécessaire que les élèves admettent qu’il ne faut pas comprendre chaque mot et acceptent le fait qu’il faut continuer à lire même si une phrase n’est pas claire. Cette différence au niveau de la difficulté, à mon avis, est provoquée par l’utilisation des expressions familières dans les parties françaises. Cette problématique a déjà été évoquée dans le paragraphe précédent.
Illustration et supports
Morant évoque que la présence des images influence la motivation de lire dans une manière positive. Le livre de Caye est illustré avec beaucoup de dessins. Comme ces images montrent des situations décrites dans le livre, ils aident à mieux comprendre le déroulement de l’histoire, surtout les passages compliqués. À la fin du livre, il se trouve une liste de vocabulaire (mots françaises et vocabulaire anglais), suivi d’un quiz qui contient deux questions par chapitre et résume très bien le contenu. Par ailleurs, le quiz montre les relations des personnages principaux. Les dernières trois pages contiennent des informations sur le train dont on parle dans le texte; l’Eurostar.
Possibilités pour des activités
Le livre d’Alice Caye offre des diverses possibilités d’exercices. Vignaud parle des potentialités d’un ouvrage. Maintenant, quelques idées concrètes pour des exercices par rapport au texte « TRAIN 2055 » sont présentées: Boiron propose dans son texte «Paroles de lecteurs» de traiter les personnages principaux d’un livre avec les élèves. Les jeunes dans le livre sont décrits très détaillés. Une tâche possible est de caractériser les personnages ou même les dessiner. Une autre idée de Boiron est de discuter une des thématiques du livre en classe. Dans le cas du livre «TRAIN 2055» les thématiques sont le racisme, le multiculturalisme, l’amitié ou bien l’influence ou la pression de groupe. De plus, le livre permet une approche interdisciplinaire, car il est écrit en français et en anglais. Le lien peut aussi être fait avec le sujet « Lebenskunde » : Les thématiques principales peuvent y être traitées et discutées.
Conclusion
En guise de conclusion, j’aimerai résumer les idées principales de la critique et donner mon opinion par rapport au potentiel de l’ouvrage pour le secondaire inférieur. Comme les personnages principales et les thématiques traitées dans le livre «TRAIN 2055» sont très proches à la réalité des élèves, l’historie est probablement intéressant pour eux. Même s’il y a quelques mots difficiles et expressions familières dans le texte, je peux conclure que par rapport au niveau linguistique, l’ouvrage semble être idéal pour les élèves du niveau secondaire. Cette lecture est un enjeu pour les apprenants mais quand même compréhensible (i+1). Comme il y a des sauts temporels dans l’histoire «TRAIN 2055», à mon avis, la nécessité d’écrire un journal de lecture est évidente. Cela permet au lecteur de résumer très brièvement le contenu de chaque chapitre. De plus, il est intéressant d’y noter quelques impressions pendant la lecture. Moi aussi, j’ai écrit un journal personnel en lisant le livre. Si quelqu’un aimerait le voir, n’hésitez pas à m’écrire un commentaire pour que je puisse vous l’envoyer ou le montrer. Dans le journal de bord, à mon avis, il n’est pas nécessaire de traduire tout dans une langue. C’est pourquoi dans mon journal de lecture personnel, je change toujours la langue correspondant au chapitre du livre. L’avantage d’un journal de bord, c’est que le lecteur est obligé de paraphraser le contenu et aussi de formuler des phrases pour exprimer son opinion sur ce qu’on a lu.
Bref, le livre d’Alice Caye offre une très bonne occasion pour lier le français et l’anglais. Cette combinaison mène d’une approche multilingue à une approche plurilingue. En outre, le texte peut servir comme base pour différents tâches ou discussions en classe.
Chapitre 1 – Gare du Nord, Paris. Chapter 2 – A Big Fuss. L’anglais dans un livre de français? Les titres des chapitres indiquent déjà la spécialité de ce livre: on tombe de l’une à l’autre langue, on est jeté dans deux places du monde complètement différentes – la France et l’Angleterre. Si vous voulez aussi faire cette expérience de langue captivante je vous présente brièvement le contenu d’histoire du Train 2055.
le contenu
L’histoire commence en France. La classe de Madame Dean attend à la gare pour partir avec l’Eurostar (le train) pour l’Angleterre. A l’autre côté de la Manche la classe de Madame Clark qui pratique l’amitié par correspondance avec la classe de Madame Dean se prépare à l’arrivée des élèves françaises. Comme Yasmina, étant d’origine indienne, ne trouve pas l’autorisation pour aller chercher les élèves françaises à la gare, elle accuse le prof d’être raciste et s’en fuit mécontente. C’est le début d’un grand drame dans lequel le passé de Madame Clark joue un rôle important. L’initiative de ce drame ne vient pas seul de Yasmina, mais Oliver, un garçon de sa classe, la convaincre de commencer « l’opération Mrs Clark ».
Car les jeunes sont toujours en train de faire des bêtises, la classe française est arrêtée par la police parce que Martin, un garçon vif et intrigant, fait la contrebande d’un varan. Le malin trompe la sécurité et le varan passe sans être vu et le voyage commence. On peut s’imaginer que ce varan sera encore un thème délicat dans la suite de l’histoire. Mais il y a un détail essentiel à mentionner: C’est Naomie, une élève française, qui est un peu plus jeune que les autres, mais très intelligente et un observateur silencieux. Elle déchiffre le mauvais tour de Martin et se met à confronter Martin et son copain Tim avec la vérité dès que le train est en route et pendant que les autres élèves discutent ensemble ou boivent quelque chose dans le bar. Le plan de Naomie se brise et le train 2055 devient la scène d’une petite catastrophe.
Qu’est-ce qui se passe avec Naomie? Qu’est-ce que « l’opération Mrs Clark » comporte? Pour comprendre toutes les petites intrigues et pour connaître la solution de tous les drames lancés par les jeunes le livre Train 2055 est à lire.
La présence des jeunes dans le livre est évidente et c’est pour ça que j’aimerais analyser quelques personnages importants dans la partie suivante.
les personnages
En général on peut dire qu’il y a des personnages de toute sorte. Je dois avouer qu’au début je n’avais pas toujours la vue d’ensemble parce que le nombre de personnages est énorme. Quand on laisse repasser sa propre jeunesse je suis sûre que tout le monde trouvera un caractère qui correspond à sa propre personnalité ou à son comportement d’autrefois. Oliver par exemple est un personnage complètement intéressant. Son développement autour de l’histoire serait un bon sujet de conversation. Au début, il se présente cool et ne s’intéresse pas grand-chose pour l’arrivée de la classe française. C’est une rebelle qui veut lutter pour la justice, mais qui en même temps produit des actions/opérations injustes. Il a de la réputation parmi les autres garçons mais à la fin il doit faire l’expérience que personne ne le soutient et qu’il n’est pas le plus fort.
Un caractère féminin qui m’a beaucoup impressionné c’est Naomie. Sans que personne ne le sache, elle est assez forte et vive à l’intérieur, mais semble timide et perdue dans ses rêves. Sa fonction comme détective lui donne la possibilité de se présenter et de gagner du respect des autres.
Auprès des personnages c’est le mélange de deux langues dans un seul livre qui m’a animée de lire le Train 2055. Pour plus d’information concernant le langage je vous propose l’analyse suivante.
le langage
« Lire, ce n’est pas décoder du mot à mot » (Vignaud, 2002, p.8) En lisant l’histoire du Train 2055 on achoppe sur beaucoup de mots inconnus. Donc c’est une sorte de stratégie de ne pas se bloquer sur chaque mot nouveau. Sinon l’analyse de langage donne en somme une image positive. La structure du texte est simple et l’auteur utilise des phrases plutôt courtes ce qui facilite la lecture. Le vocabulaire utilisé est proche de la vie quotidienne. De plus on trouve une liste de vocabulaire avec des explications à la fin du livre. Pour soutenir le lecteur, la scène principale de chaque chapitre est illustrée. C’est très important pour les lecteurs jeunes ou débutants comme le souligne Morant (2007) dans son article « Utilisez-vous la littérature de jeunesse? ». Morant (2007) trouve aussi que la prédominance des dialogues dans un ouvrage simplifie la compréhension. Le Train 2055 suit cet exemple dans les deux langues.
En lisant le livre, le mélange de langues construit parfois des situations bizarres, car on est entrés très profondément dans une langue et au changement de langue on veut continuer avec la langue d’avant. Ce n’est pas toujours facile de s’en sortir. Je peux aussi m’imaginer que le niveau de langue dans le français comparé avec les chapitres d’anglais serait un problème. En traitant le livre en classe il faut absolument d’appui concret pour ne pas démotiver les élèves.
Pour conclure j’aimerais bien illustrer le potentiel de l’ouvrage pour le secondaire inférieur, surtout les points qui votent pour l’utilisation de l’ouvrage en classe de langue.
la recommandation
« La littérature en classe le plus tôt possible! » (Vignaud, 2002, p.4) Selon moi, le livre Train 2055 se qualifie pour le secondaire inférieur et pour une utilisation en classe de langue dès le début de la septième classe.
Les protagonistes sont des jeunes qui vivent une aventure. Le livre aborde des thèmes comme la justice, le racisme, les stages de langue, le voyage, les amitiés qui touchent les jeunes et sont tirés de la vie quotidienne. Donc les lecteurs du secondaire ont la possibilité de s’identifier de diverses façons. Topf (2009) dit que l’identification est un critère pour choisir un livre de jeunesse.
Les thèmes mentionnés donnent en plus une occasion de discuter ensemble comme une activité après la lecture. Le livre d’Alice Caye offre des diverses possibilités d’exercices aussi pour introduire la lecture. Vignaud (2002) parle dans ce sens-là des potentialités d’un ouvrage.
Le nombre de pages est aussi une faveur pour lire l’ouvrage en classe comme Morant (2007) le propose. Les 80 – 90 pages sont vite lues et les images réduisent en plus la somme de pages.
L’appui donné par l’écrivain est un autre point positif du Train 2055. À la fin du livre, il se trouve une liste de vocabulaire, suivi d’un quiz qui résume très bien le contenu. Par ailleurs, le quiz montre encore une fois les relations des personnages principaux.
Sommaire, le livre d’Alice Caye est une bonne occasion de lier l’anglais avec le français et sert à des discussions ou tâches langagières motivantes. Bien sûr il faut une bonne préparation à la lecture pour garantir le plaisir de lire, comme le propose Vignaud (2002) dans son article.
Bibliographie
Morant, D. (2007). Utilisez-vous la littérature de jeunesse ? Qu’est-ce que la littérature de jeunesse ? In : Le français dans le monde, 350/2007. 21-23.
Topf, S. (2009). Pour le plaisir de lire. In : Der fremdsprachliche Unterricht Französisch, 102/2009. 2-9.
Vignaud, M.-F. (2002). Mosaïque de textes littéraires. In : Der fremdsprachliche Unterricht Französisch, 2/2002. 4-11.