L’arrivée d’un étranger dans un petit village du sud-est de la France réveille des pulsions archaïques dans la population locale et provoque une explosion de racisme dont il sera la victime expiatoire.Le jour, il travaille sur un chantier de terrassement. La nuit, il dort dans une cave prêtée par un villageois. Pourquoi se cache-t-il ? On ne sait. Lorsqu’un meurtre est commis, les soupçons se portent sur lui, « l’Arabe ». Une jeune femme un peu sauvage lui fait croire, le temps d’une nuit, à la douceur. Un commandant de gendarmerie s’efforce d’empêcher le lynchage qui se prépare, mais personne ne sera capable d’arrêter la machine infernale.Ce livre en forme de coup de poing peut être lu comme le récit d’un fait divers, ou plutôt d’un « fait de société ». Avec un très grand réalisme, il décrit ce qui se passe lorsque les préjugés et l’arriération sociale d’une population abandonnée de tous débouchent sur la violence.L’Arabe est aussi un grand roman « sudiste », où des personnages de Faulkner ou de Flannery O’Connor traverseraient des paysages à la Giono. Écrit dans une langue mêlant le parler populaire à un lyrisme hautain, ce livre qui multiplie les dissonances et les ruptures de ton est l’œuvre d’un écrivain accompli.
L'Arabe est un grand roman " sudiste ", où des personnages de Faulkner ou de Flannery O'Connor traverseraient des paysages à la Giono.
Le Sud d'Antoine Audouard est lui aussi un vieux pays vaincu, peuplé de figures tour à tour tragiques et grotesques.
Écrit dans une langue où le parler populaire se mêle à un lyrisme altier, ce roman qui multiplie les dissonances et les ruptures de ton est l'oeuvre d'un écrivain accompli.