Une balle perdue Barcelone. Octobre 1934. Deux ans avant la guerre civile espagnole, la Catalogne s'insurge et réclame son indépendance. Alejandro, jeune cireur de chaussures, et son ami Vicente, indépendantiste catalan, décident de s'engager dans l'insurrection. Les deux héros courageux prennent alors les armes pour la liberté. Joseph Kessel nous livre un roman haletant sur la révolte et l'engagement.
Joseph Kessel was a French journalist and novelist. He was born in Villa Clara, Entre Ríos, Argentina, because of the constant journeys of his father, a Lithuanian doctor of Jewish origin. Kessel lived the first years of his childhood in Orenburg, Russia, before the family moved to France. He studied in Nice and Paris, and took part in the First World War as an aviator.
Kessel wrote several novels and books that were later represented in the cinema, notably Belle de Jour (by Luis Buñuel in 1967). He was also a member of the Académie française from 1962 to 1979. In 1943 he and his nephew Maurice Druon translated Anna Marly's song Chant des Partisans into French from its original Russian. The song became one of the anthems of the Free French Forces.
Joseph Kessel died in Avernes, Val-d'Oise. He is buried in the Cimetière de Montparnasse in Paris.
Je l’ai trouvé intéressant et bien écrit. Ça raconte bien ce qui se passe en Catalogne dans ces années. Mais il y a des passages que je n’ai pas bien compris…
Une belle histoire d'un anarchiste de 17 ans dans le soulèvement de Barcelone en octobre 1934. A l'origine, comme tous les écrits de Joseph Kessel,une expérience : il était à Barcelone sous le feux de ceux que l'on nomma les desperados !
La Catalogne sera-t-elle capable de devenir indépendante, grâce aux efforts des jeunes révolutionnaires, ou sera-t-elle brisée davantage?
Les thèmes proposés par le roman sont un peu complexes à expliquer, puisqu’il y a évidemment l’amitié entre le protagoniste, Alejandro, un garçon qui est cireur de chaussures, et ses amis, dont on trouve un guitariste, un student qui aime peut-être un peu trop la politique, et un véritable combattant qui veut achever l’indépendance de la Catalogne à n’importe quel prix, mais on peut affirmer qu’il y a aussi l’amour, car Alejandro est en effet tombé amoureux d’une jeune fille Anglaise, dont la classe sociale est sans doute trop plus élevée, par rapport à la sienne.
L’histoire commence avec une brève description de la vie d’Alejandro, qui a un travail qui lui permet de subvenir à ses besoins primaires, bien sûr, mais il partage quand-même des idées anarchistes, qui l'amène plusieurs fois à des assemblés qui veulent établir un tel système en Catalogne. Éventuellement, une émeute est organisée, dans laquelle Alejandro ne veut pas participer initialement, car celle-ci prévoit de la violence, mais enfin il arrive à rejoindre ses amis, en les voyant lutter si fortement. Pendant ce soulèvement, plusieurs événements particuliers se vérifieront, qui vont défier les croyances du jeune protagoniste…
J’ai particulièrement apprécié la bataille que Alejandro a conduite, par lui-même, et sur les toits de la Catalogne, contre l’armée d’Espagne, laquelle était en train de libérer la ville, surtout parce qu’il était au courant du fait qu’il ne pouvait pas vraiment gagner contre elle, donc son but était simplement celui de créer de bruit pour distraire les soldats, et ainsi s’enfuir. Ensuite, il y a la séquence à la fin, où Alejandro tue la fille qu’il avait déclarée aimer, qui était déroutante et bizarre, mais dans le bon sens, puisque je ne m’attendais pas à une telle conclusion.
C’était définitivement intéressant de voir des moments de vie quotidienne être décrits par le bouquin, mais c’était également décevant de ne savoir pas ce qui s’est passé aux amis de Alejandro, car ils sont vitaux aux premiers chapitres, mais ils sont aussi, peu à peu, presque effacés. Il faut aussi remarquer que la jeune Anglaise n’est pas assez caractérisée pour donner à sa mort, aux mains du protagoniste, un sens profond, et en général on peut dire que le livre est trop court, surtout quand on considère le type d’histoire qu’il voulait livrer.
Pour conclure, j’ajouterai aussi que certains moments ne sont pas trop bien écrits, comme dans le dernier livre de Joseph Kessel que j’avais lu (c’est-à-dire “Les cavaliers”), car, par exemple, tu te trouves dans un certain endroit, et, tout d’emblée, tu te retrouves après ailleurs, sans un véritable explication. Cependant, on ne peut pas refuser que le sujet traité par le roman, et ce serait l’indépendance de la Catalogne, pendant les années qui ont éventuellement portées à la guerre civile d’Espagne, rend le livre digne d’une lecture.
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Pas son plus grand roman (d'ailleurs écrit très jeune), mais une belle vision de Barcelone assez poétique. Histoire courte sur fond de fascination pour un anarchiste qui rejette tout compromis pour se ""sublimer"" dans le combat, finalement pas si intéressante ni surprenante que ça au vu de ses autres livres.
Mais un écho quand même de l'agitation qui régnait et des violentes revendications indépendantistes en 1934 (donc déjà avant la guerre civile)