Narcose, ville-rêve... Anton Orosco, artiste de la magouille, doit fuir. Son salut passe par l'extrados, la zone urbaine des marginaux peuplée par une faune étrange, décalée, où les lolitrans croisent des humains à tête d'animal. Mais se cacher est inutile. Autant changer de corps. En s'embarquant dans une course à la chirurgie plastique, Anton ne pensait pas finir dans la peau d'un lapin. Ni rencontrer Célia, l'adolescente mystérieuse capable de franchir l'envers du décor. Bourré d'amphécafé et de scotch-benzédrine, Anton traverse à toute allure un univers grouillant et instable. En quête d'une issue. D'un plancher tangible. Car à Narcose, lorsqu'on tombe, c'est peut-être le sol qui monte.
Premier tome de la trilogie terminée et entièrement publiée maintenant par La Volte, dont je suis fanatique à n'en point douter. Non seulement la BO du livre déchire, mais en plus elle accompagne parfaitement la lecture, s'y intégre.
Univers à mi chemin entre la psycho-sf et la fantasy urbaine. Récit d'anticipation et d'effondrement. Barbéri nous offre une transplantation du cerveau pour un certain temps. Univers riche et complexe qui roxx entre drogues, animalité recherchée, musique, enquête, polar et thriller.
Sans oublier les questions métaphysiques abordées ...