La mort n’a jamais dit son dernier mot. Été 1979 . Franck Servin, 18 ans, fuit le naufrage du foyer familial pour réviser son bac. Il trouve refuge chez son oncle et sa tante, dans une ferme isolée de la Creuse où, quatre ans plus tôt, son cousin Paul, presque son sosie, a trouvé la mort sur une route qu'il connaissait depuis l’enfance. Cette tragédie ronge insidieusement le cœur de ses proches, attendant son heure pour frapper de nouveau. En cet été 2011, elle semble avoir sonné. Franck sait qu’il va mourir. Il a quelques heures, quelques jours peut-être, pour laver sa mémoire et raconter ce qui s’est réellement passé, l’été de ses 18 ans. « Un décor champêtre, une ferme bucolique, un drame familial qui a laissé un foyer brisé et un engrenage infernal qui se met en marche. Jacques Saussey nous emmène à la campagne pour mieux nous montrer le chemin des enfers. Et nous, lecteurs captivés, nous l'y suivons avec enthousiasme. » Claire Favan « Une ferme idyllique et chaleureuse, de beaux souvenirs d’enfance… Jacques Saussey décrit dans ce thriller haletant un monde idéal avant de le déchirer en petits morceaux entre les secrets et les mensonges d’une famille complètement tordue. Une fois que je l’ai eu commencé, je n’ai pas pu le refermer. » Patricia MacDonald « Dans un récit d’une rare noirceur, Jacques Saussey offre une fine analyse de l’âme humaine, un huis clos étouffant où les découvertes sordides se multiplient jusqu’au dénouement… près de trente ans plus tard. L’écriture d’une grande justesse dépeint tout aussi bien l’ambiance néfaste d’une maison endeuillée que la quête d’un jeune homme qui cherche à comprendre un drame dont il ne se remet pas. Comme dans ses autres romans, l’auteur subjugue par l’élégance et la précision de son style. » Chrystine Brouillet « Subtilement écrit, plongeant au cœur de la noirceur humaine, Principes mortels raconte la vie d’un jeune homme ordinaire à qui il arrive des choses bien peu ordinaires. Morceau par morceau, il débusque la vérité, tapie dans les zones d’ombre du passé. Je l’ai dévoré en deux soirées : un véritable coup de cœur. » Argali « Un excellent one-shot, différent des autres polars de Jacques Saussey. L’histoire m'a engloutie sans que je me rende compte que les pages filaient. J'ai juste une chose à dire : lisez-le ! lisez-le ! lisez-le ! » Loley « Je suis Jacques Saussey depuis ses débuts, je ne peux pas rater un seul de ses ouvrages ! Avec Principes mortels , il a su une fois de plus me surprendre et m’accrocher. Avec une plume toujours aussi exquise, il manipule son lecteur. » Boulimielivresque « Une histoire machiavélique, un roman noir exceptionnel. » Marilire
Né en 1961, j'ai commencé à écrire mes premières nouvelles à 27 ans.
J'ai ensuite participé à quelques concours d'écriture. Les encouragements apportés par ma victoire aux Noires de Pau en 2002 avec «Quelques petites taches de sang», puis ensuite par celle au concours Alfred Jarry en 2007 avec «Alfred Jarry est mor » m'ont incité à persévérer avec le thriller.
J'ai alors entrepris en 2008 la rédaction de mon premier polar, « Colère Noire », dans lequel j'ai mis en place l'ensemble de mes personnages récurrents, un groupe de policiers rattachés à un commissariat imaginaire du Xème arrondissement de Paris. Le capitaine Daniel Magne est né, ainsi que plusieurs autres officiers et agents de police judiciaire, dont la jeune Lisa Heslin, fille d'un magistrat tragiquement disparu à l'aube d'une prise de fonction ministérielle.
Un deuxième thriller a suivi en 2009, « De Sinistre Mémoire », construit à partir de souvenirs de famille durant les années 40 en Bretagne. J'ai écrit mon troisième thriller, «Quatre Racines Blanches», en 2010. Cette histoire se déroule presque intégralement au Québec, à Montréal et ses environs. Ce polar enneigé a été édité en 2012.
J'ai ensuite poursuivi par un quatrième roman, "Principes Mortels", écrit en 2010. Ce roman noir rompt avec les personnages des trois précédents. Il s'agit d'un drame familial français régional, écrit de bout en bout à la première personne. Une histoire sombre que j’ai voulue la plus intimiste possible. Ce roman est sorti en 2013.
Mon cinquième livre, «L’enfant aux yeux d’émeraude», a paru en 2014. Il s’agit de la quatrième enquête de mon duo de personnages favoris. Puis «La Pieuvre», mon sixième roman, édité en 2015. Il s’agit de la cinquième apparition de Lisa et Daniel.
Le septième, «Sens Interdit», a suivi immédiatement après. 6 semaines de rush pour un roman court et très dur. Ce thriller, écrit spécialement pour la collection de L’Embaumeur, a paru en février 2015 à l’Atelier Mosésu.
Mon 8ème roman «Le loup peint» est sorti en janvier 2016 aux Editions du Toucan. Le neuvième, «Ne prononcez jamais leurs noms», parapitra en janvier 2017 au Toucan. Ce sera la sixième enquête Lisa-Daniel.
Beaucoup trop à la Agatha Christie à mon goût surtout à la fin. Je dois avouer quand même que j'ai plutôt bien apprécié le style d'écriture de l'auteur donc je vais certainement sortir Ne pronocez jamais leurs noms qui a l'air plus prometteur.
Ne vous fiez pas à la relative simplicité de ce livre. on croit au premier regard lire une petite fresque familiale, le malheur d'un adolescence témoin de violence conjugale, qui, pour réviser son baccalauréat est accueilli par ses oncle et tante et va vivre à nouveau un drame familial. Car dernière cette relative simplicité, Jacques Saussey tisse lentement mais sûrement la toile de l'énigme et invite le lecteur à la résoudre avant la fin des 370 pages. On comprend rapidement que la clé de cette intrigue se situe dans l'histoire familiale mais elle est aussi simple à trouver qu'une aiguille dans une botte de foin.
Pour qu'un roman, comme celui-là, architecturé autour de ses personnages soit efficace, il faut avant tout une très bonne constitution de ceux-ci. Principes mortels rentre dans cette catégorie de livres. Les personnages sont à la fois différents et clairement identifiables tout au long du roman, ils ont également des points communs montrant bien qu'ils sont de la même famille. Cependant ils ont tous leur part d'ombre ou un intérêt profitable au crime. La résolution intégrale de l'énigme ne sera pas aussi facile même pour les lecteurs de roman policier aguerris.
Malgré une relative jeunesse de ce roman dans la carrière littéraire de l'auteur (son troisième roman), la maîtrise de l'écriture est déjà présente. Son style fluide et ses fréquentes relances tiennent en haleine le lecteur
Bon, comment dire que je n'ai pas accroché à ce roman... Déjà, c'est très long à démarrer pour un livre qui atteint à peine les 250 pages. On comprends bien que l'auteur prends le temps de poser ses personnages et son ambiance mais c'es tout de même long. Par la suite, l'auteur lâche les indices et les révélations petit à petit. Pour finir par un long monologue du tonton qui révèle le fin mot de l'histoire. On est ici sur un drame familial, au fin fond de la Creuse, dans les années 70. Ca pourrait être triste à en pleurer mais l'auteur se prend les pieds dans le tapis. Plusieurs choses m'ont sorti du récit. Les enquêteurs de la police locale sont plus nuls qu'un ado qui n'a même pas eu son bac. Des observations et des déductions basiques leurs passent totalement au dessus. L'oncle est un personnage détestable qui ne m'a inspiré qu'une haine froide. Il déduit d'un regard ce que sa femme savait ou pas de l'accident de son fils. Il implique son neuveu dans une vengence qui n'a ni queue ni tête. Neuveu qui tente déjà de survivre à l'explosion de sa cellule familiale et qui vient pour réviser son bac et essayer de sauver son avenir... Et il signe dans sa lettre de fin qu'il l'aime. Bon bref, ça m'énerve. Ce livre m'énerve par ses incohérences, ses personnages et sa conclusion. Je ne suis pas sûre de retenter cet auteur.
Une lecture où ce n'est pas tant l'intrigue qui est importante que l'atmosphère, l'ambiance et l'état d'esprit des personnages.
Si je considère le roman sous l'angle du drame domestique, il prend bien plus de sens.
Il n'y a pas l'angoisse qui peut peser sur la vie du héros, pas de menace directe, pas le frisson de l'enquête policière, c'est bien plus subtil et profond que ça. Franck enquête oui, mais sur l'histoire de sa famille, celle de son presque double, son cousin et ami d'enfance.
Oui c'est paradoxal, le héros va finalement mourir et c'est une conséquence de son histoire mais le cœur du roman c'est ce qui s'est passé en 1979, et même 4 ans avant, comment ce passé, additionné à son vécu familial a agi pour former l'homme qu'il est devenu.
Au delà du drame familial, c'est un drame social où se mêle la violence conjugale, la vie en campagne profonde dans un village perdu, le lien profond qui assujettit les enfants de paysans à la terre héritée.
Même si la maison de la couverture n'est pas du tout celle que j'imaginais à la lecture du roman, elle rend assez bien compte de l'ambiance plombante qui y règne.
L'écriture est juste, on sent la moiteur de l'été, la touffeur de cette ambiance familiale pesante.
J'ai rencontré Jacques Saussey dans une foire aux livres. Son air sympathique tranchait avec son style d'écriture : le polar et m'a donné envie de le découvrir. Comme en plus, il est adoubé par Franck Thilliez... je ne pouvais que le lire !
Principes mortels et le deuxième livre que je lis de lui et il diffère pas mal en fait. Ce n'est pas un thriller, ni un polar bien stressant, mais plus une histoire lancinante, où le malaise se ressent à travers les personnages, les non-dits, l'agressivité envers les "intrus" (pas du village en somme), les tabous familiaux, tout y passe.
On se retrouve avec Franck, un jeune gars sympathique qui n'a pas eu une vie facile et vient chez sa tante pour réviser son bac qu'il doit passer en rattrapage. Franck est le sosie de son cousin, fils de sa tante, et mort dans des circonstances qui s'avèrent douteuses.
Finalement, Franck passera plus de temps à enquêter sur le décès de son cousin, ou pris dans les tumultes des querelles entre sa tante et son oncle, ou à tomber en amour avec une beauté du village qu'à réviser son pour son bac. Et si, au départ, tout commence tranquillement, les choses vont s'accélérer au fur et à mesure des découvertes de Franck et de la tension destructive entre sa tante et son oncle.
Le final est encore plus sombre et on se dit qu'il y a quand même des familles qui n'ont pas de bol dans la vie. Comme quoi, les non-dits sont bien plus destructeurs (en mode pernicieux) que les conflits ouverts.
C'est en tout cas une belle plongée dans la noirceur familiale, un portrait réaliste et sombre des liens familiaux brisés, d'histoires de vie qui ne peuvent que mal finir. Un roman fort et sombre, à l'ambiance oppressante.
Avertissement : Un e-galley de ce titre m'a été fourni par l'éditeur. Aucune critique n'a été promise et la chronique ci-dessus est une critique non biaisée du roman.
Ce livre n'est pas véritablement un thriller au sens propre du terme, je dirais que c'est un drame ou un roman noir avec des notes de thriller (surtout présentes dans le dernier tiers).
Nous suivons les pensées d'un jeune adulte, dans les années 70, revenu sur le lieu des vacances familiales de son enfance, dans la famille de sa mère. Là ou un drame s'est produit quelques années plus tôt, déchirant la vie de cette famille heureuse.
L'écriture est intéressante car construite de manière à ce que l'atmosphère soit douce et noire à la fois, comme un aller simple vers une vérité qui change la vie, qui change la vision qu'on en a, et se faufile aux confins de l'esprit du personnage principal.
Divers retournements de situation viennent dérouter le lecteur et ce de manière habile.
Un roman intéressant et agréable, pas très long mais juste ce qu'il faut pour ne pas s'ennuyer.
Dommage que la fin soit si déprimante (et si lente). Il y avait matière à produire un très bon roman, particulièrement sombre et palpitant, du fait de son ambiance pesante et à la tension psychologique implacable. Le parrainage de Thilliez est un grand coup de pouce !
Un récit qui m’a tenu en haleine du début à la fin. Des personnages tordus, un dénouement surprenant. J’ai aussi adoré le décor où se passe l’histoire. On ne se remet jamais du décès de son enfant...