""C'est maintenant qu'il faut reprendre vie." Aussitôt, il y a eu une série d'étincelles autour de ma tête, puis la phrase s'est enroulée autour de mes épaules en y traçant des lignes rouges, orange, jaunes ; elle a cheminé le long de mon bras, lentement, jusqu'à ma main qui s'est gorgée d'un sang bleu-noir. C'est ainsi que ce livre a commencé à s'écrire. Un calme étrange fleurissait dans ma tête. Laisse faire, me disais-je, surtout laisse faire : un passage va s'ouvrir, et ce passage, tu l'appelleras Cercle." Un homme décide, un matin, de ne plus aller à son travail. Il se met à errer dans Paris. Son odyssée le conduit en Europe de l'Est, passant par Berlin, Varsovie et Prague. Cette expérience de liberté lui donne accès à un étrange phénomène dans lequel se concentrent le secret de la jouissance et la destruction qui régit le monde. Porté par la dimension poétique du réel, il découvre ce qu'il nomme l'existence absolue.
La première phrase du livre était pleine de promesse, et faisait rêver. "C'est maintenant qu'il faut apprendre la vie. J'ai répété cette phrase toute la journée en longeant la Seine : 'c'est maintenant qu'il faut apprendre la vie'. Il y avait une lumière nouvelle dans les arbres, du vert partout, du bleu, et ce vent léger où flottent les désirs." Certes la première phrase était magique, et même le premier chapitre. Mais ensuite il fallait s'accrocher. Et je crois que j'ai sombré dans le tourbillon du pont des arts (Private joke pour les lecteurs du livre). Je dois avouer que pendant quelques jours je me suis endormi beaucoup plus tôt le soir....
Pour être clair : je n'ai absolument rien compris ! Mais y avait-il quelque chose à comprendre ? Par contre je reconnais que la lecture de certains passages est magnifique, et bizarrement je prendrai certainement plaisir à les relire par petit morceau.... mais en même temps, il y en avait tellement d'autres pas du tout magiques... Mais je suis heureux d'être arrivé au bout : enfin...
Redite d'Alina Reyes ou pas? La polémique m'a quelque peu refroidi mais j'avais goûté à ""Evoluer parmi les avalanches"" avec un certain plaisir.
Après la lecture: Très déçu! Imaginez un Rimbaud de pacotille qui dépasse les trente-sept ans, qui fait une grosse dépression et qui va se faire psychanalyser... nombriliste, pseudo-subversif, une glose qui se complaît dans l'analyse autotélique (proche de l'onanisme?) et qui perd donc de son poids poétique. Les mauvaises pages font penser à un Meyronnis ""poétisé""; les meilleures pages (surtout celles qui concernent la danse et les gestes D'Anna Livia) sont du tonneau d'un poète khâgneux... Conclusion: Mieux vaut lire cinq cents fois"" Une Saison"" qu'une fois les cinq cents pages de ""Cercle"
Narrateur déserteur qui décide de faire de la poésie un acte quotidien. Odyssée à travers l’Europe de l’est. Fin du livre est dernière page du livre qu’il a écrit et qu’il cachait dans la doublure de son manteau
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This book simply changed my life. It has been recommended by a good friend of mine and has changed my perspective on pretty much everything... I started reading the book and I was enthralled by the style of the author. Then I started slowing down because if I finished, it would mean that the book would be over. At some point the hero gets stuck in Berlin, and this is the part that slowed me down becaue the style become so heavy and poisonous. Then I decided that I would turn the book into a work of art, I mean another kind of artistic endeavour. I decided to transform the book into something else, at least this part.