Dernièrement, un soir de première à l'Opéra Garnier, Louis Craon, chef d'orchestre de renommée internationale, fait le salut nazi avant de commencer le concert... la stupeur est si grande que personne ne bouge dans la fosse, ni dans la salle. Personne, sauf un altiste, Sébastien Armant, qui le premier se lève et tourne le dos au chef d'orchestre. En quelques secondes, ce geste spontané et presque involontaire, immédiatement relayé par les médias, transforme Sébastien Armant en héros. Dès le lendemain, toutes les rédactions s'arrachent «l'homme qui a dit non». Le musicien jusqu'ici inconnu se laisse emporter dans un tourbillon de sollicitations incessantes, jusqu'au moment où un mystérieux groupe extrémiste revendiquant le geste de Craon le prend pour cible. Récit au jour le jour d'une existence qui bascule, L'effroi pose de manière originale la question de l'obéissance et de l'héroïsme ordinaires. Du même auteur aux Editions de la Loupe : Ce qu'il advint du sauvage blanc , 2012.
Lors d’une représentation retransmise à la télévision, le chef d’orchestre fait le salut Nazi. Un altiste se lève et lui tourne le dos dans un réflexe indigné.
De ces premiers instants télévisés, le livre suit la lente descente du musicien, enivré par sa soudaine renommée, apeuré par des menaces néo-nazies, déstabilisé par des pressions professionnelles, abandonné par le reste de l’orchestre et dépassé par les sur-interprétations de son geste, ne trouvant du réconfort qu’au sein de sa famille. A cet instant, sa vie avait basculé.
Un style magnifiquement maîtrisé dans une construction chronologique qui suit la chute et le désarroi d’un homme emporté dans l’élan de son effroi
Sebastien Armant est Alto dans l'orchestre de l'opera de Paris. Sa vie bascule le jour ou il est saisi d'effroi par le geste inqualifiable du chef d'orchestre Craon. De la gloire a l'oubli, ses journees transforment sa vie pour le meilleur et pour le pire. Lecon de vie et de morale, regard critique sur notre societe de parade ou les pions de l'echiquier se disputent la victoire. belle ecriture, suspense, personnages attachants, intrigue palpitante, un excellent roman!
Je découvre François Garde avec ce roman. Une écriture moderne qui garde en haleine, nourrie de culture (le contexte est la musique classique), mais qui utilise le registre du fait divers (un Heil Hitler! lancé par le chef d’orchestre en plein concert) pour illustrer l’impact collatéral des gestes politiques sur la vie d’une personne (un altiste de l’orchestre, le personnage principal). J’ai assez apprécié cette lecture pour mettre cet auteur à ma liste d’auteurs à lire.
Les 20 dernières pages du roman m’ont déçues et étaient trop fantaisistes à mon goût. Malgré tout, j’ai beaucoup aimé lire cet ouvrage et je pense qu’il plaira à tout étudiant ou professionnel de la communication !
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