Prix Roger Nimier 2017 Au pied des Pyrénées, dans une vallée d'Aspe désertée, l'auteur revient passer quelques jours auprès de Pierre, vieux moine au coeur lumineux, dont la bonté semble faire vivre toute la vallée. Pierre accueille les cabossés de corps et d'âme?; il est celui qu'on réveille à trois heures du matin pour se rassurer, celui auprès de qui on trouve la paix. Infatigable, le sourire toujours aux lèvres malgré la fatigue parfois... Après le prix des Deux-Magots et le prix François Mauriac de l'Académie française pour son premier livre, La Piste Pasolini, en 2016, l'auteur de 26 ans en 2017 a remporté à l'unanimité le prix Roger Nimier, l'un des plus jolis prix littéraires pour son deuxième livre, Des âmes simples .
Quel texte magnifique découvert en ce début d’année.
C’est le second roman de l’auteur, qui a reçu le Prix Roger-Nimier, et dont le premier avait déjà reçu deux prix.
A mon habitude, je commence ma lecture sans lire la 4e de couverture, et sans savoir de quoi va parler ce livre depuis trop longtemps dans ma liseuse.
Quel choc ! Le suicide d’un père avec ses deux jeunes enfants. Puis nous suivons le narrateur dans cette région de Pyrénées entre Oloron-Sainte-Marie et Canfranc, en Espagne, à la suite de Pierre, un religieux qui l’héberge dans son monastère (ou est-ce une abbaye ?).
Au rythme des visites de Pierre dans les villages alentours, et des visites qu’il reçoit lui-même, nous découvrons un pays qui se meurt ; des habitants isolés et parfois désespérés.
Quel triste récit, me direz-vous, pour commencer l’année. Et pourtant : ce livre a été une lecture forte par la qualité de la plume de l’auteur qui jamais ne s’appesantit sur les vies de tout un chacun, qui, à la veille de Noël, nous décrit une nature rude qui rappelle l’homme à sa simple condition.
Un texte que j’ai goûté avec gourmandise, me délectant de chaque mot de l’auteur, de chacune de ses observations.
Merci, M. Adrian.
L’image que je retiendrai :
Celle de la nuit de Noël, celle des âmes seules et pauvres.
À mon avis, ce livre est raté. La langue utilisée trop apprêtée et artificielle n'arrive pas du tout à saisir ces âmes simples dont elle veut nous parler. J'ai eu le sentiment d'un grand manque d'authenticité ou d'une grande maladresse.